la tête dans les moules

avec le HOG Chapter de Strasbourg

En ce week-end pascal 2006, L’Alsace Chapter avait proposé une virée en Belgique, fief de notre ami Pascal Hammels (Safety Officer) et de notre «Director» en la personne de Marc (Roubaud, pour ceux qui ne lisent pas les news letters et autre Legend Motorbike)


A 9h30 tapante, briefing pour la sécurité sur une aire de station essence près de Strasbourg. Le convoi de 28 motos emprunta l’autoroute en direction de Metz, Thionville et le Luxembourg pour un arrêt déjeuner.

 

La fraîcheur et le ciel très menaçant font que le convoi de motards ressemblait plus à une cohorte de bourdons qu’à un défilé de Harleyistes.

Passage par Arlon avant d’arriver pour prendre un bouillon . . . euh pas encore, mais Godefroy , lui a dû en prendre plus d’un d’où le nom de ce duché coiffé par une citadelle des plus impressionnante.

 

Petite halte dans cette cité de Bouillon, avant de reprendre la route vers Celles (sans jeu de mot, c’est le nom de ce lieu historique où fut arrêtée l’offensive de Von Rundstedt).

 

Mais en tant qu’Alsacien, notre offensive se concentra sur le café et les chocolats chauds !

Guidés par les amis du Capital of Belgium, les rubans noirs nous emmènent à Grimbergen en passant par Namur et Nivelles.

 

Quand je parlais bouillon, là, c’était de circonstance car la pluie nous a martelés pendant près de 80 Km et l’arrivée dans la parc de l’abbaye de Grimbergen nous a soulagés.

 

Reçu très sympathiquement par le Supérieur, l’abbé De Sutter, les montures méconnaissables par les projections d’eau, alignées, une procession s’est formée pour entrer dans les ordres, euh !

Je voulais dire en ordre, non pour aller prier à l’église, mais pour se rendre au restaurant « Fenikshof » où une salle avait été réservée à notre intention.

 

Quelle joie de voir une flamme briller au fond de la salle !

 

Non malheureusement pas celle de la  foi, mais celle d’une cheminée qu’admireront sur-bottes, gants, pantalons et autres vestes de pluie dans l’espoir de s’assécher avant le terme de la journée à Bruxelles.

 

Non ce n’était pas un montage, mais les spectres des abbés nous ont servi un excellent dîner qui nous a requinqués.

Affublés en bibendum, nous nous rendons enfin à Bruxelles pour élire domicile le temps de 3 nuitées dans un bon hôtel avec parking en quadruple sous-sol majeur pour nos motos.


Encore un petit verre autour du bar et direction les chambres pour un repos bien mérité.


Driiiiiiing, quoi déjà le réveil ? ils sont fous ces alsaciens ! Quelles visites n’attendent pas ces pèlerins d’un week-end ?


Eh bien, c’est le rendez-vous avec l’Histoire qui n’est pas à l’avantage de la France, mais qui résonne dans toutes les mémoires d’écoliers.

 

Alors, après un petit déjeuner frugal, nous reprenons nos semblants de mécaniques rutilantes couvertes de saletés pour aller gravir une colline mémorable, édifiée grâce à des boulets.

 

Non, vous avez bien lu, des boulets, non pas de bagnards, les personnes impliquées auraient vécu plus longtemps peut-être, mais ceux qui ont été crachés par les bouches à canon et qui transforment les hommes en chair à canon !

 

Ce site si connu, mais tellement peu visité par les français n’est autre que le nom d’un tube qui a gagné le grand prix de l’Eurovision, sous le titre de « Waterloo ».

 

Pour les plus courageux, l’ascension de ce mémorial ne se conquiert qu’au bout de 232 marches et en récompense, l’immortalité sur une photo sous les fesses du lion !

 

Après cette visite, trois oubliés de l’époque se font un délire en s’exécutant grenadiers sous les ordres d’un sergent qui leur intime les ordres pour tirer.

 

J’en ai pris plein les oreilles et la poitrine.

 

Mais miracle, votre « Historian » est encore en vie ! Alors place à la suite des événements.


Les émotions creusent et c’est après 9 Km que l’Henry’s Tavern à Brain l’Alleud nous accueille pour déguster une spécialité locale servie sous la noble dénomination de « waterzooi ».


Excellent repas avant de reprendre la route pour aller voir la maquette d’un atome, mais agrandi des millions de fois et qui reste l’emblème d’une exposition internationale.

 

Chance ! Ce jour là est l’inauguration de cet atomium après deux ans de fermeture pour réfection. Deux possibilités s’offrent aux visiteurs : la première et la deuxième . . . les initiés de l’ACF comprendront.


Alors, soit visiter le Brupark ou les molécules qui composent cet atome.

Bon, d’abord la traditionnelle photo souvenir avec en toile de fond la molécule de fer. Puis les bikers tout de noir vêtus ont rempli les allées du Brupark pour admirer les édifices qui font la gloire de notre vieille Europe.

 

Seuls trois énergumènes ont eu la patience de faire la queue pour voir les assemblages de molécules diverses et variées qui composent notre monde d’en haut !

 

Petit panorama sur le parc et ses environs, les jardins et le centre ville de Bruxelles en fond.

 

Mais déjà la retraite s’annonce pour retourner à l’hôtel, y déposer nos motos et s’apprêter à rejoindre à pied le centre de la capitale Belge.

 

Succès dans les rues où notre service de sécurité nous assure les passages protégés avec toute la signalisation adéquate.

 

Petit arrêt pour se faire une idée de la taille du « mannekenpis » et se faire arroser, mais non pas par le susnommé, mais par la pluie pour la photo souvenir.
 

Continuation vers la Grand Place pour trinquer avec le Capital of Belgium avec une bonne blonde ou brune dans une brasserie avec pignon sur place.


 

Enchaînement par un autre restaurant pour y déguster le titre du voyage, mettre la tête sur une gamelle de moules et les agrémenter avec les frites.
 

Petits discours de courtoisie et d’amitié avant de se séparer et de s’égailler dans les ruelles adjacentes pour y dénicher un petit débit de cervoise locale.

 

Le temps passe et déjà, après une autre nuit, nous attaquons le troisième volet de ce périple motocycliste.

 

Il est vrai que c’est Pâques, mais St Pierre s’est oublié en ouvrant tout ce qui peut débiter en eau. L’hésitation est à son comble au petit déjeuner et il est décidé de reporter le départ, non à une date ultérieure, mais une heure plus tard.

 

Heureusement, vers 10 heures, les vannes se fermèrent et nos motos enfourchées, nous allons à Bruges. Dès l’approche de la première porte de la ville, le ciel se déchira et l’astre du jour nous salua de ses rayons réconfortants, ainsi que les cloches revenues de Rome.

 

Nos sculptures d’acier et de chrome alignées sous l’œil amusé des touristes, nous partons pour un bon déjeuner sur une terrasse.

En début d’après-midi, c’est en groupe que nous cherchons nos billets pour le tour de la ville en bateau.

 

Spectacle garanti avec cette grande barque à moteur surchargée de scarabées noirs (tiens des coléoptères à deux paires de pattes ?) qui animent les canaux enserrant les maisons traditionnelles aux toitures crénelées.

 

L’ambiance est bon enfant en croisant les autres bateaux et tous en cœur reprennent le mot du jour : «Y a pas photo !», ce qui amuse les groupes de japonais.


Petite visite à pied des ruelles avec les églises, les musées et autres places, avant de repartir pour le dîner au restaurant niché dans un parc près de Bruxelles.

Soirée conviviale avec surprise offerte à la fin qui se traduit en liquide pétillant et feux de bengale.


Allez, encore un petit effort et c’est le repos à l’hôtel pour la dernière nuitée à l’Holiday Inn.


Le lundi, retour vers la France après un arrêt devant le palais royal pour une photo.


Direction Angleur pour un déjeuner avec nos amis de Liège.

 

Apéritif offert dans le garage de Jacky avant de s’attabler pour se vitaminer et se préparer aux 380 Km qui nous séparent de nos domiciles.

Alors, après ce week-end dans un autre pays de brasseurs, il ne reste qu’à remercier les organisateurs pour leur professionnalisme et la variété des visites proposées. Super ! les Harleyistes s’unissent sur des voyages thématiques qui proposent art, culture, histoire et coutumes . . . . à méditer . . . .

 

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Article et photos Thierry