Rallye de

Champagne

2007

 

 

Ah, la la. Si t’aurais su, t’aurais venu. J’en suis sûr!

Maintenant, il est un peu tard pour les regrets.  Mais attends, je vais te raconter comment le Reims Champagne Chapter a gâté ses amis cette année.

En fin de texte, tu trouveras peut-être un kleenex pour essuyer tes larmes de regrets.

Tout a commencé comme d’habitude par un accueil à la concession Trajectoire 51, un ch’ti repas vite fait au Bowling Color 51 juste à côté, les pleins d’essence, les bizzz, les « ah, salut, t’es là aussi ? Super », les « oh, que le ciel est bleu »,etc..


Pas moins de 28 anglais du Surrey Chapter, des amis des Chapters d’Annecy, de Tours, du Haut Rhin, d’Alsace, du Chapître de Chateauguay, tabernak, des Libres Motards de Charleroi, et peut-être en oublie-je ?

 

Qu’ils me pardonnent mais il y avait là près de 75 motos montées par une centaine de personnes plus un van avec remorque pour la moto d’assistance.

 

Areusement qu’il y avait une moto de réserve au cas où, parce qu’un anglais a eu tôt fait de se l’approprier biscotte que sa monture à lui a opté pour la séparation de corps et est restée au chaud à la concession. Damned !

Alors, les regrets, ça commence ? Ca fait déjà mal, hein ? Attends, je continue.

 

Colonne par deux pour aller visiter les Caves Taittinger, grandiose, comme toutes les grandes caves de champagne.

 

Accueil chaleureux par le PDG. Visite et p’tite flûte de péteux bien fraîche avant de repartir histoire de vérifier si les compagnons-vignerons ont bien fait leur travail. Encore réussi pour cette année.

Direction le centre-ville de Reims et stationnement « sauvage » sur les pavés tout neufs du parvis de la cathédrale.

 

Là, un zigoto, ami du maire, du Préfet et peut-être aussi du Président de la République et du pape nous admoneste car, dit-il, nous allons salir lesdits pavés neufs – ou les neuf ou dix pavés, je ne sais plus - .

 

Manquerait plus que les gens marchent sur les pavés maintenant ! Non mais des fois !

Séance photos et en route pour la soirée au CIS.

 

C’est peut-être pas un 3 étoiles (c’était pas pour le premier soir) mais l’ambiance y est chaleureuse, conviviale et animée. Comme nous, quoi.

 

Apéro tranquille en plein air. Petit show par les membres du Bureau (c’était pas terrible mais comme on est pas payé, hein, comme on dit, t’en aurais eu pour ton pognon ).

 

Dîner en musique et ambiance déjantée toute la soirée.

Incroyable mais vrai : nous sommes tombés en rupture de stock de champagne.

 

Heureusement, le plan B, toujours prêt, a fonctionné et nous avons pu continuer à irriguer les gorges asséchées des « congressistes » après une période de marée basse de 47 secondes et 3/100°.

 

Et puis dodo. Quand même !

Le lendemain – je sais pas si je dois continuer car pour toi qui n’est pas venu, ça doit commencer à faire très mal.

 

Tant pis, t’avais qu’à ! – le lendemain, donc, en route pour le célébrissime petit-déjeuner aux Champagnes Lassalle à Chigny-les-Roses.

 

Y avait tout : du traditionnel et du local : jus de raisin fermenté et pétillant, rouge du coin, sifflard, fromage, etc.. tout je te dis !


Modération était là aussi. Même qu’on a bu avec elle.

Au moment de repartir, chacun a été obligé d’accepter une bouteille de champagne en cadeau.

 

Curieusement, personne n’a rechigné à s’encombrer de ce supplément de bagage !

 

Il faut dire que nous avions pris soin d’embarquer les vrais bagages dans le van prévu à cet effet, afin qu’ils roulassent léger.

Et cap vers les Ardennes par la vallée de l’Aisne où vivent les axonais, peuplade rurale mais hospitalière, se nourrissant essentiellement de mélocos.

 

Arrivée à Rocroi / Rocroy ( je l’écris des deux manières parce qu’il y aura sûrement un érudit pour contester l’une ou l’autre orthographe. Celui-là, je le compisse et lui livre derechef les deux versions. S’il me sort un Rocrois, je le zappe. )

Le Lucullus du coin nous avait préparé un repas rocroyablement bon, riche à souhait.

 

La moitié de la place de la Ville avait été réquisitionnée par l’Autorité afin que nous la trouvassions libre à notre arrivée.

 

Merci Monsieur le Maire et Monsieur le Chef de la Police et Messieurs les Zélulocos.

Jusque là, c’était super bien mais c’est là que le encore plus beau a commencé : les routes sinueuses des vallées de la Meuse et de la Semoy ( Semois . ndlr pour le compissé ci-dessus mentionné : orthographe également admise ), du pur bonheur !

 

Des paysages magnifiques, beaucoup de points de vue et une halte à Rochehaut, ça valait vraiment le coup d’œil.

 

Séquence photos.

 

Soudain, un cri : on a perdu trois anglais ?

 

Quoi ? Comment ? Ah, ils savaient qu’on dormait dans un château-fort et ils y sont allés direct pour préparer le barbecue, des fois que Joan of Arc y soit encore ?

Bon, ben, on va y aller aussi mais on passe par Bouillon, pas celui du Kub, non, celui de la première croisade, Godefroy (Godefroi – voir plus haut -) y se prénommait, le gars.

Costard en métal riveté recouvert d’une casaque jaune et verte, et casque pas aux normes CE, épée(s) au côté et tout ce qui s’essuie.

 

Le bikeure de l’époque, quoi. Beau château quand même. Faut être zinzin pour quitter ça et aller se chicorer avec les palestiniens.

 

Heureusement, là-bas, y avait aussi le bon samaritain et surtout sa femme, La Samaritaine. Et chez elle, on trouvait tout.

 

Bon, c’est pas tout ça, mais faut qu’on y va. Petite route de contrebandier jusqu’à Sedan et là, tu te serais cru dans un Château Fort.

 

Explication : c’en était un ! Qui a été transformé en hôtel 3 zétoiles.

 

Une splendeur, ma bonne dame. Les bikeurs étaient ébahis et nous, contents que eux soient ébahis.

 

Côté décor, c’était luxe, côté insonorisation, c’était des murs d’ 1 mètre, au moins. Bien, je te dis.

Mais, vite, Mesdames et messieurs, le spectacle va commencer.

 

En effet, dans les douves, les Chevaliers du Val allaient livrer un combat sans merci (mercy) aux Chevaliers du Nord, dans un tournoi épique

( Gédéon a dit : comme le porc )

 

à la lance, à l’épée et au canif ( de Bagdad ) s’il le faut pour exterminer l’infâme méchant Chevalier Raymond.

 

Hou, qu’il est laid le pas beau !

 

Et le beau Chevalier Machin-Truc avec sa jupe à carreaux sur son costard zingué a triomphé du mal à l’état pur.

Et Manu, la fille de notre trésorière, qui festoyait la veille à l’occasion de ses 19 printemps, a été choisie par un bel écuyer fraîchement adoubé, qui l’a ensuite conduite sur sa monture pour faire le tour d’honneur de la lice.

Et l’inévitable se produisit : rien ne se passa et nous pûmes (des pieds ?, non ) remonter au château où un apéritif à base de boissons fermentées à bulles nous attendait dans la magnifique salle à manger.

La sécu fut chaleureusement remerciée par le Chevalier Director pour leurs bons et loyaux services, et deux safety officers, apprentis mais non encore galonnés, se sont vus adoubés en grandes pompes ( du 44 au moins ) avant que ne commence le traditionnel banquet du samedi soir.

A part le bruit des fourchettes cognant contre les dents en or de nos riches convives, aucun bruit ne vint troubler la quiétude du repas, sauf de nombreux mmmmhhh et aaahhhh et à la tienne mon frère.

Musique au bar pour finir la soirée, un bon cigare et une bière ou une (dernière) coupette sous le ciel étoilé et qu’est-ce que tu aurais voulu de plus, toi le mécréant qui n’est même pas venu et qui pleure maintenant à chaudes larmes dans ton coin ?

 

Tiens, le voilà, ton kleenex ! Prends-en qu’un, y en plein qui pleurent un peu partout et je sais pas si une boîte suffira.


Après un sommeil réparateur – pour ceux qui étaient à réparer – petit-déjeuner au château, ma très chère, avec toutes ces petites choses qu’on prend et reprend et c’est pas bon pour ma ligne mais, promis, le régime, je commence demain et tout et tout..

 

J’en étais où ? Ah oui, le petit-déj.
 

Bon, dépêchons, y a le château à visiter. Très intéressant.

 

Ca a bien plu à tous ceux qui ont fait la visite et choisi de brûler ainsi toutes les calories prises juste avant.

Et re-à cheval pour une nouvelle balade dans d’autres magnifiques paysages ardennais français et belges.

 

Nous arrivons ainsi à Charleville-Mézières et faisons une halte sur la Place Ducale pour en admirer l’architecture et la majesté.

 

Les ardennais disent que c’est la copie de la Place des Vosges à Paris.

 

Y en a qui rissoucapent en entendant ça, mais je dis : et pourquoi que la place des Ardennes elle serait pas aussi bien que la place des Vosges ? Hein ? Une montagne, c’est une montagne, non ?

Allez, encore un dernier coup de gaz et nous arrivons à la Guinguette de Boulzicourt près Charleville.

Nous n’étions plus au temps de la première croisade, non, mais au temps d’Attila et des Huns car le buffet de ch’tites conneries pour l’apéro a été littéralement pillé au passage de cette horde sauvage.

 

Si bien que quand le boire est venu, le manger-avec était parti.

 

Qu’à cela n’ Etienne, l’hôtesse a rapporté ce qu’il fallait puis a ouvert le buffet pantagruelique qui a clôturé ce 4° Rallye de Champagne.

Merci à tous de nous avoir encore un fois fait confiance et à l’année prochaine.

Et si j’étais toi, je réserverais dès maintenant……

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article Pierre, photos Remi