Philou,

de Norton à Harley,

en passant par..

Harley !

Philou, Philippe Evard pour être précis, est le concessionnaire Harley-Davidson du Sud-Est.

Avec les prestigieuses concessions de Fréjus et Nice, il galope en tête des ventes H-D en France.

Il nous parle de ses débuts, de sa passion, de son entreprise, de ses projets.

JR

JR : Bonjour Philou, avec Marie, nous sommes très touchés que vous acceptiez de nous parler de votre vie de Biker et de vos projets. Pour entrer dans le vif du sujet, quelle a été votre première moto ?

Philou : Si l'on passe sur la toute première, une 125, mon premier gros cube, une Norton 750 Commando.

JR : Sur la photo, je vois qu'elle affiche Dunstall, elle avait le Kit 900 ?

Philou : Oui, à l'époque, cette moto était imbattable. Les motos en général me passionnaient, je vivais avec, je vivais pour, c'était une époque formidable.

JR : La moto et déjà la barbe ?

Philou : Oui, plus ou moins longue, mais à 17 ans la barbe.

JR : Question inévitable, la première Harley ?

Philou : Un 1000 fonte, je l'avais achetée d'occasion, en réalité c'était un tas de pièces détachées et je l'ai remontée.

JR : Avant 80, les Harley's  ça ne courait pas les routes en France, alors comment trouver des occases ?

Philou : C'est grâce à Yves Battistini, il en vendait et il nous a fait découvrir ces belles Américaines.

JR : Je suppose que vous avez eu beaucoup de bécanes ?

Philou : Oui, en principe je les restaurais et j'aimais rouler en Anglaises, éventuellement avec des Françaises et bien sûr en H-D. Chez ma mère, j'utilisais mon ancienne chambre pour stocker des pièces.. elle était pleine.

JR : Déjà les concentrations et les runs ?

Philou : Oui, et aujourd'hui tout cela n'a guère changé, à l'époque c'était le concours à la plus belle bécane, la plus originale, la plus.. bref comme aujourd'hui. Il y avait aussi les runs et nous avons été jusqu'à Hambourg.

JR : Je suppose qu'il y a eu une deuxième Harley ?

Philou : Oui, un Wildglide en 80, c'est Yves qui me l'a vendu et je l'ai toujours.

JR : La mécanique, c'est venu comment ?

Philou : J'ai fait mon apprentissage dans l'aéronautique, pour être mécano sur les avions et ensuite j'ai travaillé en mécanique générale pour l'aviation comme ajusteur-fraiseur.

JR : Les techniques de l'aluminium et des traitements de surfaces n'avaient donc plus de secret pour vous.

Philou : Cela me permettait de faire des pièces pour les copains, soit parce qu'ils ne pouvaient pas se les payer, soit parce qu'elles n'existaient pas.

JR : C'est comme ça qu'est venu l'idée de la concession H-D ?

Philou : Non, pas tout de suite, il y a eu l'armée, l'aéronavale, embarqué sur un porte hélicoptère et après, le Canada pendant trois ans.

JR : Le Canada, au Québec ?

Philou : Oui, Montréal, avec Jacques un ami, lui il est resté là bas, nous communiquons régulièrement.

JR : Toujours dans l'aéronautique ?

Philou : Oui chez Pratt & Whitney et chez Rolls Royce, mais j'avais des difficultés pour exercer mon métier avec les mesures en pouce et en fractions, c'était un mal de tête.

JR : Alors retour en France ?

Philou : Oui, et là je suis rentré chez AMC, véritable Mecque de la mécanique à Cannes, cette entreprise savait tout faire, j'ai recommencé à faire des pièces pour les copains, rien n'était impossible.. j'y suis resté jusqu'en 1988.

JR : Ca y est, le pas est franchi, vous vous installez ?

Philou : Oui à Fréjus, une boutique et un petit atelier, il n'était pas question de concession, je réparais les Harley et surtout je les transformais, avec des neuves je faisais des fausses vieilles et inversement. Ceci jusqu'en 1990.

JR : La mode Harley se dessinait ?

Philou : Le Softail Custom était en vogue et Gunther Jacobi en charge du développement Harley m'a proposé de devenir officiel avec un contrat de concessionnaire B (agent), ce qui a duré jusqu'en 1991.

JR : Et Laurence ?

Philou : Laurence, qui s'occupait de la comptabilité de Façonnable, est venue nous rejoindre à cette époque. Devenus concessionnaires, nous nous sommes agrandis pour passer à 420 m².  Nous vendions environs 50 machines neuves par an.

JR : Vous étiez nombreux ?

Philou : A l'atelier, il y avait Manu, Christophe et moi, et Laurence pour l'administratif et la boutique.

JR : C'est le vrai démarrage ?

Philou : Le Fat Boy en 91 avec Schwarzenegger dans Terminator a été une véritable bombe, il y avait un an d'attente !

Ensuite ,en 1993, nous avons créé le Chapter de Fréjus, en 1994 Ben "Benjamin" est venu nous rejoindre et en 1998 nous avons vendu plus de 100 motos neuves.

JR : 1998, ceci nous rapproche de Nice ?

Philou : C'est dans un bus ,dans une convention Harley, que M. Cizain m'a proposé de créer une concession à Nice.

JR : Il n'y en avait pas déjà une ?

Philou : Il y en avait même eu deux et la dernière était fermée depuis plus d'un an. Il s'agissait d'une véritable création, un local de 800 m², l'embauche de 6 salariés, et surtout un blason à redorer après les soucis du prédécesseur.

JR : Il y avait une base de clientèle.

Philou : La première année nous avons vendu 70 motos neuves et l'activité s'est développée régulièrement.

JR : A Nice, il y avait un Chapter orphelin ?

Philou : Oui, et naturellement  le club a rejoint la concession. Aujourd'hui, comme Fréjus, il grandit et organise des opérations importantes, locales ou nationales comme le run vers Fuengirola en juin dernier.

JR : Aujourd'hui, les deux points de ventes ont atteint un rythme de croisière.

Philou : Rien n'est jamais gagné, mais effectivement chacune des concessions, dans sa spécificité, obtient une activité de bon niveau avec une vente annuelle de motos neuves qui se situe à 180 pour Fréjus et 200 pour Nice.

JR : Bravo, pratiquement 400 bécanes c'est un score !

Philou : Nous sommes quelques uns en France à ce niveau, mais c'est vrai que les résultats sont plutôt bons.

JR : Avant de présenter les concessions, quels sont vos projets et comment vous vivez votre vie de Biker actuellement.

Philou : Pour le business, actuellement nous négocions un terrain pour construire un grande concession aux abords de Fréjus, nous espérons ouvrir dans un an.

JR : Et pour le fun ?

Philou : Avec Laurence nous continuons à rouler, avec nos enfants, et pour le sport.. J'ai engagé un Destroyer dans les courses de dragster, Ben le pilote.

JR : Le dragster en France ?

Philou : Oui, il y a 5 courses par an, quand nous avons commencé il y a deux ans, il y avait 3 Harley qui participaient, aujourd'hui il y en a 30.

JR : Pour conclure, quelle est votre devise.

Philou : J'ai 47 ans, et il y a une devise qui s'est vérifiée exacte pour toute chose :

 

"mesurez et vous saurez ce dont vous parlez"

 

Une anecdote, c'est mon père qui m'a donné le goût de la moto.. et je me souviens entendre ma grand-mère lui dire :

 

"La moto ! Ce n'est pas un bon exemple pour ton fils"

 

JR : Merci Philou, de nous avoir accueillis, nous vous souhaitons toute la réussite possible, une nouvelle concession au top, des customs toujours plus customs, et des courses de dragster qui décoiffent .

 

La concession de Fréjus La concession de Nice

Prestige Motorcycles

rue des Moulins, 83600 Fréjus

Tél 04 94 44 21 31

Harley-Davidson Factory

8 rue Boyer, 06300 Nice

Tél 04 92 00 08 41

Fréjus, la boutique:

Ben (Benjamin), Ludo et Armand  vous accueillent

Nice, la boutique:

Fred, Tila et Laurent  vous accueillent

Fréjus, l'atelier :

Max le chef d'atelier, Papy le réceptionniste, et Jean-Luc, Yannick, Marco, les mécanos et toujours Armand, vous accueillent.

Nice, l'atelier :

Steeve le chef d'atelier, Laurent le réceptionniste, et Guillaume, Olivier, Thomas, Nataniel, les mécanos vous accueillent.

Un clic ici pour voir les photos personnelles de Philou et les photos des concessions.

Article JR photos Marie