9. International

Harley-Davidson

Festival

Alsóörs, Európa Holiday Camp

Alsoors, petite ville tranquille de Hongrie en bordure du plus grand lac d'Europe, le lac Balaton reçoit tous les ans le festival Harley Davidson, cette année entre le 12 et le 15 juin .

 

Pour nous français, le trajet fait un peu peur vu la distance 1800 kms, et il faut revenir.

 

En partant du sud, le passage des 140 tunnels vers Gênes puis Venise, Udine ensuite plein nord vers l'Autriche Klagenfurt "àcôté de Faak" jusqu'à Graz, entrée en Hongrie et plein est vers le lac Balaton, une beauté hongroise de 90 kms de longueur à couper le souffle.


La question que l’on se pose à chaque virée " est ce que cela valait le coup de pédale " autant j'ai été un peu critique avec des pays comme l'Irlande et même le Danemark, hormis les rassemblements par eux mêmes, autant là, je suis prêt à repartir dés l’année prochaine.

 

Vous allez comprendre pourquoi en lisant ce reportage.

Le trajet s'est passé sous la pluie, quelquefois en trombes d’eau, quelquefois en petites accalmies savoureuses.

 

Ca commençait bien, d'autant plus que dès l'Autriche c'était carrément le déluge perpétuel.

 

Trajet en deux journées, Montpellier - Venise, puis Venise – Balaton.

 

Vous conviendrez qu’à l’arrivée une douche chaude, un pastaga et 10 heures de sommeil ont été nécessaires pour une remise en condition.

 

C'est donc sous la carapace des tenues de combat imperméables que ces centaines de kilomètres ont été effectués.

 

Je vous fais grâce des péripéties traditionnelles du trajet car c'est surtout le festival H.D. qui nous intéresse ici.

L'arrivée au lac Balaton se fait donc le jour de mon anniversaire le 12, sans gâteau, sans bougies, et l'hôtel est repéré facilement à quelques kilomètres seulement du festival.

 

Il s'agit pour nous du complexe hôtelier "Marina" réservation faite par booking.com.

 

Cet hôtel idéalement situé possède des jardins privés jouxtant le lac.

 

La formule tout inclus à un prix cassé, cent euros par jour, pour deux, tout inclus même repas et apéros, nous inquiétait un peu au niveau de la qualité.

 

Il n'en a rien été et notre appréhension du départ s'est transformée très vite en quiétude.

 

De plus, tous les  équipements de l'hôtel étaient à notre dispo y compris une piscine couverte.

C'est le lendemain qu'une tornade projette notre Cross Bones à terre, le personnel de l'hôtel courant après le pare brise qui se prenait pour un cerf-volant, heureusement plus de peur que de mal, quelques rafistolages d'Alain et après essai on peut repartir tranquillisé, avec quand même une moitié de poignée de frein en moins.

Dés le vendredi nous intégrons le site du festival, plus on s'approche d'Alsoors plus le grondement des twins se fait entendre.

 

Une parenthèse pour vous dire qu’en Hongrie toutes les motos se saluent.

 

Beaucoup de monde à l'entrée avec un bon fléchage et une langue parfaitement inconnue pour nous.

 

Une majorité d'allemands, d'autrichiens, d’italiens, quelques bécanes des pays de l'est, bien sûr des hongrois mais pas en majorité malgré que le festival se situe chez eux.

 

Ceci ne concernant que les possesseurs d'Harley car ce festival attire une foule de bécanes d'autres marques (plus d'un tiers) ou dans ce cas les hongrois sont majoritaires.

 

Le marché s'avère être juteux pour l'avenir quand on voit tous ces possesseurs de sushi et consorts, plus ou moins en bon état, loucher sur les monstres de Milwaukee.

Au niveau organisation la ressemblance avec les pays germaniques s'avère être fondée, de la perfection.

 

Cette manifestation installée a l'orée d'un gigantesque camping et au bord du lac attire une foule hétéroclite tous sexes et âges confondus, en fait, comme me dit Mimi, on dirait un petit Faak.

 

Ce qui tout de go marque, c'est le nombre impressionnant de jeux de toutes sortes organisés au fur et à mesure ainsi que la démesure des activités proposées .

 

Il y a de tout et surtout des animations inédites.

 

On mange dans les airs à 50 m du sol pendant qu’un écran géant vous passe le dernier match de l’euro et au même moment un pilote avec un biplan un tantinet loco vous fait des arabesques dans le ciel.

Ci dessus cet appareil étrange est tout simplement surnommé "Dinner in the sky". 

 

Vous vous asseyez, on vous sangle et vous allez dans les airs prendre votre repas, le cuistot est au centre, original non ?

 

Sur la grande scène une revue théâtrale superbe avec une vingtaine de figurants jouant une pièce que je n’ai pas bien compris vu mon allergie chronique à la langue hongroise.

 

Des boutiques traditionnelles bien entendu avec pour une fois un grand nombre de produits à consommer, bars, resto, grillades, glaces, sandwichs, etc...

 

Ce qui vous évitait toutes attentes quelque soit le moment de votre fringale.

 

Ils avaient aussi leur Graig Jones qui s'amusait à faire la sauterelle sur voiture et camion, excellent !

Beaucoup de jeux pour enfants étaient disséminés un peu partout

 

Il y avait aussi des jeux pour adultes comme le siège catapulteur ou à 20 mètres des poupées hongroises, des vraies, attirent le client en twistant sur le toit d’un bar. 

 

la tente du coyote MC où l'on pouvait siroter une "lager" à 500 forints en regardant des hongroises splendides se trémousser sur les tables avec chacune une barre de maintien à la "Crazy Horse Saloon".

 

Le réchauffement de la planète était déjà en cours...

 

Les concerts dans l’après midi et la nuit avec des pointures du rock hongrois, que je ne connaissais pas, malgré la pluie ont attiré une foule compacte et bigarrée armée de parapluies, imper, parasols, sacs poubelles absolument pas découragée par ce temps maudit qui heureusement se calmait de temps en temps.

De très belles bécanes sillonnaient les allées, d'autres étaient exposées comme celle ci sur le stand de Wild Magazine, qui à priori n'avait rien a voir avec notre revue française favorite?

 

Un bike show, vous vous en doutez, très relevé où apparaissait même un Cross Bones déjà transformé, immatriculé en Italie.

 

C'est à ce moment qu'avec Mimi on se rend compte que les Hongrois n'ont pas encore la monnaie unique et pour picoler il nous faut des forints, on se précipite au change, 4 euros environ 1000 forints.

 

Sur le coup on a l'impression d'être super riche avec un max de zéros.

 

Samedi le vent s'est calmé et un magnifique soleil inonde le lac mais on se méfie vu à la vitesse que tourne la météo.

 

On intègre la parade, beaucoup de monde venu en spectateur au bord des routes.

La parade compte sensiblement un millier de bécanes mais bien 40% ne sont pas des Harley, il y a de tout et de toutes marques.

 

Le H.O.G. de Budapest n'est pas sectaire.

 

Les stands réparent leurs bâches arrachées hier par le vent, tout se remet en place tranquillement.

 

En fin d'après midi sur la scène principale une pièce de théâtre avec une vingtaine d'artistes imitent une sorte d'attaque romaine en tenue d'époque épée au vent.

 

Mais je n'ai strictement rien compris. C'est au moment où les groupes de rock montent sur scène que rebelote la pluie se remet à tomber.

 

On tient le coup la première partie, mais c'est trop dur et on se réfugie dans la tente des coyotes MC...

Oui là où il y a les sexy girls. Au moins, on est a l’abri et on se réchauffe plus vite, il est 2 h du mat quand on décide d'intégrer l'hôtel.

 

Sans combinaison de pluie, ce qui nous a valut un trajet essoreuse où le pantalon d'Alain ressemblait à une serpillière, par contre à chaque fois la bécane se lavait seule, ça console un peu.

 

A part notre étonnement des sautes d'humeur si rapide de la météo, 30° à midi, 10° le soir et entre les deux coups de soleil et tornade, ce festival est grandiose et mérite très largement le voyage.

 

Pour avoir écumé presque tous les rassemblements européens, je peux vous assurer que dans celui là vous y trouverez votre compte.

 

Ses plus étant indéniablement le nombre très important de stands et de jeux inédits et originaux et la grande convivialité qui entoure tout cela.

De plus les prix sont vraiment tout petits y compris dans les restaurant de qualité où on mange quasiment comme chez nous.

 

Donc mes amis, l'année prochaine prenez une semaine de congés et partez vers cette splendide contrée de la Hongrie qu'est le lac Balaton.

 

On y mange très bien, on y dort très bien on s'y baigne on s'y amuse on s'y repose.

 

Ce n'est pas cher et si en plus vous avez le beau temps ce sera des vacances inoubliables.

 

Et enfin en rentrant chez vous par le Croatie et Venise alors là, ce sera l'apogée.

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reportage Alain, photos Mimi