Rallye

du Picardou

 28 et 29 juin 2008

la ballade des gens heureux

Connaissez-vous la recette du Picardou , mythique breuvage ? (à consommer avec modération)


C’est un peu comme celle de la fricadelle des Ch’tis, ou encore du cake de la tante Léonie «dontlesfruitsconfitsnetombentpasaufond»: un des secrets les mieux gardés de la famille biker…

 

En usant de moyens de pression (sic) que la morale réprouve et que la pudeur interdit de détailler ici, nous avons cependant pu en arracher la composition à un membre du St Maximin Picardie Chapter : de l’acide à batterie, du jus de betterave, de la nitroglycérine, une émulsion d’huile de vidange, une rinçure d’aisselle de biker, de la gnôle, du poly-éthylène glycol (l’antigel du commerce fait très bien l’affaire) et du bleu de méthylène pour faire joli…

L’intérêt est qu’on peut aussi en abreuver sa monture, ça lui chauffe les orifices d’échappement, aussi bien que les vôtres un lendemain de fête…

 

Cambronne, qui heureusement pour lui ne mâchait pas ses mots (citation de T42), aurait eu tort sur ce coup là, le Picardou, c’est du super !!!

Si la recette du Picardou reste largement obscure, il n’en va pas de même pour le rallye du même nom édition 2008 qui s’est tenu les 28 et 29 juin, dont les ingrédients sont limpides, sens de l’accueil, goût immodéré de la fête, amour du ride bien fait, organisation irréprochable…

Jugez-en, tout commence par un buffet campagnard à la concession de St Maximin, que nous remercions pour son accueil, et se poursuit par un run d’anthologie !

 

Des routes incroyables, en lieu et place des champs de betteraves redoutés, faisant alterner futaies ombragées, châteaux, étangs, lacets sinueux au beau milieu de nulle part, villages de craie pittoresques, invraisemblable kaléidoscope de la campagne…

 

C’est du Technicolor à 360°, avec en prime la puissance des senteurs et la caresse du vent….

 

Ne me demandez pas par où nous sommes passés, j’ai vaguement souvenir que c’est du côté de Senlis, de Pierrefonds, de Compiègne…

Complètement paumés nous sommes, je crois bien que la majorité des locaux aussi !!!

 

Aux étapes, un quizz est remis à chaque équipage, testant autant son sens de l’observation que sa science de la planète Harley.

 

Genre des questions: combien y-a-t-il de trous dans la roue arrière d’un Fat Boy 2008 ? Et bien sûr, pas trace de l’animal dans le convoi…on aurait mieux fait de demander le nombre de trous dans une roue de Golf (18 trous)


La préparation de cette ballade a nécessité 2500 kms de repérage ! Du jamais vu !!


Chapeau bas à Philippe, road-captain pour l’occasion.

Le soir, trois HOG's tournent et grillent entiers sur leur broche, c’est tellement bon qu’on a l’impression de se dévorer soi-même !(pour les rares ceusses qui l’ignoreraient, "hog" signifie cochon)

 

La soirée se poursuit au rythme de la musique, avec participation exceptionnelle des HD en guest-stars !


Le lendemain matin la féérie du run se poursuit, à croire qu’ils ont goudronné des chemins uniquement pour nous…

 

Tout se termine comme il se doit, autour d’un buffet avec remise des prix.

Un seul regret pour les organisateurs, le faible nombre de chapters ayant répondu à l’appel…

 

Et puis, chemin faisant vers ce WE de fête, je me suis plu à imaginer le calcul narquois d’un biker de la côte se représentant à quoi ressemble un run dans ces contrées septentrionales :

 

"considérons un motard présentant à la route une surface de 0,8 m² et parcourant 200 kms d’un espace saturé de 20 gouttes de pluie de 0,5 ml par m3"

 

Combien prend-t-il de flotte sur la tronche ? (1600 litres)

 

Eh bien non, môssieur ! il faisait un temps comme on les aime, le soleil jouant à saute moutons avec les cumulo-nimbus, ce n’est pas une contre-pétrie.

Bravo et merci, les potes de Picardie, vous êtes de vrais amis et inversement.

Bertrand

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Article Bertrand, photos Mimi, Philippe, Alain