Hambourg

Harley Days

le reportage de Luc

A plus de 800 bornes au Nord de notre région alsacienne se trouve une des plus grandes villes portuaires d’Europe, qui ne fait pas partie des destinations habituelles de nos coreligionnaires Bikers.


Avec Barcelone , c’est dans cette ville qu’eut lieu en 2003 l’un des deux évènements officiels de célébration du centième anniversaire de notre marque fétiche.


Au vu du succès remporté à cette occasion, les Chapters locaux ont décidé d’organiser depuis, et chaque année le HAMBURG HARLEY DAYS.

 

C’est donc à cette septième édition que quatre membres de l’ALSACE CHAPTER ont décidé de participer.

Willie G. n’a t’il pas dit : « ce n‘est pas le but qui est important, mais la journée » (traduction libre).


Alors, vu la distance à parcourir, mais également parce que nous avions pris l’option de traverser l’Allemagne en empruntant un minimum d’Autobahn (autoroutes) et de privilégier les Bundestraße ( nationales) et même les Landstraße (départementales) le voyage s’est effectué en deux jours pour l’aller comme pour le retour.

 

C’est donc en cruisant calmement que notre chemin nous fait passer le Rhin à Wiesbaden, et que nous terminons cette première journée à Plettenberg, petit village du Sauerland, attendus et hébergés par des harleyistes teutons, vieilles connaissances d’éditions précédentes.

Ces amis avaient tout simplement préparé notre arrivée en transformant leur minuscule village en mini Sturgis… portique « welcome bikers », itinéraire fléché et parking motos.

 

Ambiance du tonnerre, où la bière qui coule à flot n’a rien à envier à la tonne de viande grillée, au point que je me demande s’il va être possible de redémarrer le lendemain l’esprit clair et l’estomac intact.


Pas de problème cependant, et nous reprenons la route vers neuf heures avec nos potes allemands… Nous sommes maintenant cinq Harleys et deux Japys sur l’itinéraire.

Le ciel souvent sombre et notre traversée de plusieurs zones pluvieuses nous ont obligés à revêtir nos « scheißwetterausrustung » (tenue pluie) !

 

C’est néanmoins sous le soleil que nous arrivons en fin de journée à Hamburg. Installation rapide dans un hôtel du centre, et que la fête commence… et quelle fête !


Des Harleys partout, pas une seule rue, pas un seul carrefour où ne retentit le fameux flap flap flap des V Twin.


La célèbre Reeperbahn connue pour ses Eros Center, Peep Show et autres maisons de plaisir est devenue le temps de ce week-end la Main Street de l’évènement.
L’intensité du trafic deux roues n’a d’égal que le nombre de bécanes stationnées sur les trottoirs et terre-pleins.

Un public nombreux et bruyant a envahi le secteur, et les buvettes et terrasses sont archi-pleines.

 

Tout ça sous l’œil débonnaire des pandores de la Polizei, dont l’uniforme et la casquette rappellent étrangement celui des Cops US.


Après une nuit de repos, en route pour la Mönckebergstraße où a lieu le bike show.

 

La qualité des machines présentées se passe de commentaire, il suffit d’admirer les photos.

 

A remarquer quand même la profusion de custom bike de style « Panzer Asch » (cul de panzer) chère à nos amis d’outre Rhin.

En route ensuite pour le site principal du Harley Days, installé cette année autour de l’Arena, le stade de foot de Hamburg.

 

Parking débordant, grand nombre d’étalages commerciaux, innombrables stands de boisson et nourritures …

 

Faut aimer les wurst (saucisses) sous toutes leurs formes pour survivre en Allemagne.


Au milieu de ce « marché aux coups de pieds » trône la scène principale où se succèdent des groupes musicaux plus au top les uns que les autres.

Retour en soirée sur la Reeperbahn où l’affluence et l’ambiance a encore monté d’un cran par rapport à la veille.

 

Le lendemain, c’est drapeaux national et Chapter Alsace claquants au vent que nous participons à la traditionnelle parade ( je pense bien que nous étions les seuls et uniques représentants d'un Chapter de l’hexagone à Hamburg ? )


Cette parade nous sert de dernier adieu à cette méga fête de la Harley avant de reprendre la route du retour.

 

L’accueil chaleureux de nos cousins germains a été au-dessus de nos espérances.

Bien sûr parler la langue de Goethe est un plus pour se débrouiller, mais on nous a quand même souvent adressé la parole en français… On ze reféras l’année brochaine nous ont' ils dit.


Bien sûr nous y retournerons.

Article Luc, photos Anne, Gonzo et Luc