HD Rally

Leopoldsburg

 

UN CUNLHAT

A LA FLAMANDE

Petit préambule:

Depuis la création de la Belgique en 1830, un contentieux a toujours existé entre ce pays et son voisin batave qu’il avait, à l’exemple de Jeanne d’Arc vis à vis des Anglois, bouté hors de son territoire national. Leopold 1er, premier Roi des belges avait décidé, suite aux intentions bellicistes de ce remuant voisin, de l’installation de son armée dans un endroit stratégique proche de la frontière, d’où elle pourrait intervenir contre toute tentative d’incursion des troupes du Prince Guillaume d’Orange Nassau. C’est donc un énorme camp militaire, toujours occupé par une Brigade d’infanterie blindée belge à l’heure actuelle, qui s’est construit au fil du temps dans cette région de la Campine limbourgeoise.

Une telle masse de troupes, étant toujours suivie de nombreuses cantinières et autres commerçants de tout genre, a vu ceux-ci s’installer en bordure du camp dans ce qui est devenu par la suite la ville de Leopoldsburg. Ville de garnison oblige, le nombre de bistrots, bars, restaurants et friteries bordant les rues tirées au cordeau est impressionnant.
C’est vers ce lieu idyllique s’il en est, qu’une petite colonne de Harleys chargées des indispensables bagages nécessaires à la survie des équipages démarrent d’Alsace aux premières lueurs de l’aube du vendredi 31 Juillet.

La répression en Flandre existe aussi, car chaque carrefour sans en oublier un seul est équipé d’un contrôle radar.

Arrivé à Leopoldsburg, nous sommes très cordialement accueillis par Viviane et Pierre « The Beast », deux anciens de l’Alsace Chapter qui à leur retraite se sont installés dans cette ville limbourgeoise.

 

Pierre est également ancien vice-président de l’Eurocorps Motorcycle Team Strasbourg.

Le Harley-Davidson Rally est organisé en deux lieux géographiques bien distincts, éloignés de 4 km l’un de l’autre.

Tout d’abord un « main event site » avec chapiteau, scène, restauration et buvettes, bordant le camping ainsi que les indispensables sanitaires, le tout installé dans les prairies bordant la ville.


Et ensuite la ville en elle-même, qui est, pour le temps du week-end, réservée exclusivement à la circulation deux roues.


Nous allons vite comprendre que la grosse ambiance a plutôt lieu en ville que sur le site, et c’est pourquoi nous n’irons sur celui-ci que pour affranchir les frais de participations (35 €/Pers), lui faire une rapide visite, y boire quelques bonnes bières belges bien fraîches, ainsi que pour y prendre les petits déjeuners compris dans le prix.

En ville, il y a de la vie ! Les bistrots sont bondés, les trottoirs sont tous aménagés en terrasses, et les bords de rues regorgent de bécanes stationnées en arêtes de poisson.


Pour nos yeux pourtant habitués à ce genre de rassemblement Harleys, la concentration de old school est vraiment impressionnante… de la vieille fonte à ne plus savoir où porter le regard.

 

L’ami Jean-Claude Passetemps et ses potes de Get a Rigid seraient aux anges ici !

Le « mastubienvu » est ici un jeu très couru, car sans arrêt, pendant la journée et la nuit, les Vtwin tournent, tournent et tournent encore dans les rues de Leopoldsburg pour le plus grand plaisir d’un public extrêmement nombreux.

 

Dans le lot, la plus ancienne, une silent grey fellow fonctionne comme un charme malgré son âge avancé.

Une partie de l’après-midi du samedi est consacrée à la « parade », un tour de 50 Km dans la campagne limbourgeoise, encadré de main de maître par les membres du HDC Leopoldsburg présent à tous les carrefours pour assurer la priorité à notre convoi de quelques centaines de bécanes.

La région est plate - bien sûr on est dans les Flandres - et superbe. Dans les villages traversés, les maisons assez petites toutes propres et les jardins super bien entretenus.

 

La population massée sur les trottoirs fait excellent accueil à notre colonne en ne nous adressant que des signes amicaux.

Retour à notre QG, la terrasse du « tunnel » où la fête va battre son plein, comme partout en ville, jusqu’à l’heure tardive du coucher.


Je ne pense pas me tromper en traduisant l’avis de tous : la bière belge, c’est la meilleure !

Manque de bol, le dimanche matin, c’est sous la pluie qu’il nous faut charger les bagages sur nos montures et après un solide petit déjeuner prendre la route du retour.


Cette satanée pluie, dont on avait oublié jusqu’à l’existence tant la météo du vendredi et samedi avait été splendide, ne nous a plus lâché pendant plus de 400 bornes jusqu’au passage du col de Saverne, presque arrivés chez nous.


Histoire d’affronter les éléments le cœur moins lourd, une halte culinaire avait été prévue à Bastogne dans les Ardennes belges. Menu typique belge – les connaisseurs apprécieront : Fondue parmesan, Filet Américain -frites - sauce andalouse, le tout arrosé d’une bonne Chimay brune. … ils savent vivre les belges, je vous le dis !

Je conseille aux aficionados du genre de se rendre à ce Cunlhat à la flamande l’année prochaine, et les invitent à goûter comme nous à l’accueil chaleureux proverbial du peuple belge.

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article Luc, photos Anne