6ème Rallye

de Champagne

CAP au Nord !

Pour aller à Jurmala, il ne fallait pas obligatoirement passer par la Belgique. Trop facile, Messeigneurs ! Nous, nous sommes allés en Belgique quand même, mais sans aller à Jurmala.

 

Que je vous raconte depuis le début… En 2007, nous étions allés dans les Ardennes françaises et une partie de la belge. C’était si beau ( les Ardennes et notre Rallye ) que nous avons décidé d’y retourner cette année.


Notre cohorte se composait de 65 motos montées par une centaine de preux chevaliers et chevalières en armure moderne : heaume en kevlar ou en plastique ordinaire et armure en cuir de vache. Seuls les chevaliers avaient la pique, enfin, je crois.


La première soirée, comme à l’accoutumé, se déroulait au CIS, résidence hôtelière bien connue de ceux qui la connaissent bien, et de bien d’autres encore.

 

Mickaël et Isabelle nous ont fait perdre les mauvaises graisses que nous n’allions pas manquer de prendre pendant ce Rallye et nous avons honoré comme il se doit le divin breuvage que nous devons, paraît-il, à ce bon moine Dom Pérignon, dont nous avons vidé quelques coupes à la mémoire de Jean Petit.

 

Quel Jean Petit ? Mais si, vous savez, Jean Petit qui dan-anse et qui secoue la main, main, main et le pied, pied, pied….enfin quoi, on a tous eu 4 ans un jour, non ?

Quand nous eûmes fini de secouer de Jean Petit tout ce que d’autres avaient plumé à l’alouette, un somme réparateur et à travers nous a conduit, les premières lueurs étant épuisées, jusqu’aux secondes lueurs de l’aube du samedi.

 

Petit ( pas le Jean ) déjeuner aux Champagnes Lassalle, comme d’habitude, copieux, varié et tout et tout ( si, si, y en avait aussi…) puis cap au nord, vers les arides plaines du septentrion ( cherche pas, mon gars, c’est le Nord :

 

Mourmelon, Vouziers, et pire encore ) puis, nos montures et leurs monteurs étant encore frais, nous atteignîmes les premiers contreforts collineux des Ardennes, les rives de Meuse puis Sedan, forteresse imprenable mais dont on a vite fait de faire le tour ( comme disait mon kamarad Siegfried ).

Déjeuner de gala au Château de Bazeilles qui s’était mis en beauté rien que pour nos yeux ébahis.
Fût-ce l’abondance de nourriture, l’agréable boisson issue de la fermentation ou le soleil éclatant ?

 

Toujours est-il qu’il fallut sonner le tocsin pour que la troupe ré-enfourche ses féaux destriers ( tant pis, moi j’aime bien ) car d’autres Ardennes nous attendaient dans le voisin royaume de Belgique.

Et voici nos valeureux chevaliers et chevalières, tout caparaçonnés de cuir ( et parfois aussi de plastique ordinaire ) sur le dur chemin devant les mener au repas du soir.

Comme la Belgique est plus petite que la France, leurs Ardennes sont plus ramassées sur elles-mêmes et donc plus montagnues ( je le sais que ce mot n’existe pas, et alors ? ) et tortueuses.

 

Un vrai régal pour les motos, pour les motards…et un peu moins pour les passagers (ères). Mais comme nous n’avions pas encore fait 4 heures, impossible de le rendre.


Le bon et brave et chaud soleil qui accompagne généralement nos Rallyes nous a montré le chemin de la vallée de l’Ourthe, vallée au fond de  laquelle se niche notre hâvre pour le soir : le châââteau Le Floréal à La Roche en Ardenne.

A ce stade et pour une meilleure compréhension grammaticale de ma prose, je dois préciser qu’en France on dit couramment « les Ardennes » alors qu’en Belgique, on dit tout aussi couramment « Ardenne » au singulier.

 

Cet usage du singulier belge et du pluriel français se retrouve dans l’expression : « je vais aux toilettes » utilisée en France alors que de l’autre côté, on dit « je vais à la toilette ».

 

L’explication fournie par Godverdom Van Peremersch, célèbre grammaturge belge, est que si en France on écrit toilettes au pluriel, c’est parce qu’il faut en faire plusieurs pour en trouver une qui soit propre.

Donc, nous nous trouvons à présent à La Roche et préparons nos esprits et nos ventres affamés au festin qui nous attend pour le souper ( en français : dîner ).


Et après le traditionnel champagne importé de France, le repas fût un vrai régal, allant de pair avec l’animation.


Nous avions en effet fait venir tout exprès de France un vrai magicien qui fait de la vraie magie, sans trucage, en live.

 

Alexis Hazard, accompagné de Bérangère Mignot, fort mignotte au demeurant ( Les moustaches de certains en frétillent encore ). Superbe spectacle.

A un mètre du maître, on ne voyait rien. Même qu’il m’a coupé la tête en même temps qu’une innocente pomme de terre, ce qui permit de faire une potée pour le lendemain avec le chou et la patate.


Dance, dodo, et visite du Musée local de la Bataille des Ardennes. Intéressant ce que la guerre peut faire inventer comme c….. aux gens. Celle-là, ce sera sans doute la dernière. Enfin, j’espère.


Le retour vers notre base arrière s’est déroulé dans un cadre magnifique, rien que des Ardennes à gauche et à droite. Des lacets, des gorges (chaudes ), super agréable.

Et toujours sous le soleil, mon gars !

 

Comme il faut une fin, même aux plus belles histoires, celle-ci fût tournée à la Ferme de Monthimont, près Charleville-Mézières où un dernier repas, bon et copieux, fût servi à la troupe avant la dislocation et le retour chacun vers son foyer où devait l’attendre son maigre brouet du soir.


Ah, vivement l’année prochaine !

 

A ce propos, comme les agendas nouveaux sont arrivés, il y a deux dates importantes ( surtout pour nous ) qu’il vous faut absolument noter :

Le 13 février 2010, notre Chapter donnera une soirée de Gala près de Reims pour fêter ses 15 années d’existence.

Une soirée de rêve attend les heureux participants.


Le week-end du 27 au 29 août, toujours de l’an de grâce 2010, ce sera la 7° Edition du rallye de Champagne.

 

Cette fois, nous resterons en Champagne et rien de ce qui concerne ce merveilleux breuvage ne vous sera caché.

 

Nul doute que vous serez nombreux à nous rejoindre .
 

A bientôt, alors ???

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Article Pierre, photos Rémi