Périple Ibère

pour le

Caen Côte de

Nacre Chapter

C'est passé dans les us, pas les U.S. mais les us comme les us et coutumes, les U.S., ce sera pour l'année prochaine.

 

Bref, pendant la période pascale, tous les ans, le Caen Côte de Nacre Chapter projette une balade hors de nos frontières.


As-tu déjà fait tes bagages pour huit jours, à deux sur une moto ?


Si « non », je te laisse imaginer...

 

Le sac, tout d'abord, pas trop gros, pas trop petit, mais de préférence étanche !

 

Ou alors, tu prévois les sacs-poubelles pas très esthétiques qui cassent le look.

Trois jours avant, tu sors tous les vêtements; ceux que tu vas mettre le jour du départ et les autres, huit slips, huit T-shirts, huit paires de chaussettes, deux ou trois sweats en cas de fraîcheur.

 

Tu rajoutes trois jeans, une autre paire de pompes, les bottes, tu les auras aux pieds en partant, la trousse de toilette, tu fais la leçon à Madame, «tu n'auras pas le temps de te maquiller !», prends léger...

 

L'appareil photo, le chargeur pour l'appareil et celui du téléphone, l'antivol, le bloque-disque, une bombe anti-crevaison, les papiers d'identité, d'assurance.

 

Tout est dans le sac, ça pèse une tonne...


« Chérie, c'est sûr que tu as besoin du sèche-cheveux ? »

Et, soudainement, un souvenir de passage à la douane.
« Vous pouvez détacher et ouvrir votre sac ? »

 

La galère quoi !


« Il va faire beau; tu crois qu'il faut en prendre autant ? Je rajoute les maillots de bain, le drap de plage ? Et s'il pleut, prévois la combi de pluie...»


Le jour même, quand le sac est enfin arrimé : « Tu peux rouvrir le sac, j'ai … NON !!! »


Après l'Angleterre, la Belgique et la Hollande, c'est plein Sud que les 30 bikers ont pris la route.


Direction l'Espagne avec une première halte à Toulouse, la ville rose... Enfin, une deuxième halte pour certains qui avaient choisi de faire Caen-Toulouse en deux fois.

Halte à Niort, Deux-Sèvres et dix huit bikes, on ne va pas en faire un fromage.


La radio annonçait « bordel sur les routes, pas d'avions, grève des trains, 24 h du Mans moto, nombreux contrôles. »

 

Tout s'est bien passé, un premier repas convivial autour d'un cassoulet toulousain, léger, pour la route !

 

Seul défaut : toute la nuit, tu roules au méthane...


Départ de Toulouse, on regarde une dernière fois la fusée du centre spatial, notre point de repère près de l'hôtel, les possesseurs de GPS rentrent les infos … A droite, à gauche, encore à droite, tiens, un sens interdit...

Sympas les faubourgs de Toulouse, quarante minutes plus tard, on repasse devant la fusée et l'hôtel, Gilles n'est plus là, il a suivi son GPS à lui !


Appels téléphoniques, on se retrouve finalement après à Pamiers...
GPS : Gestion Personnelle non Synchronisée.

GPS : Gare à ne pas Perdre son Sang-froid.

GPS : Guidage Problématique par Satellite.


Un satellite, ça tourne autour de la Terre, c'est donc tout à fait normal, on a tourné autour de Toulouse ! GPS à Toulouse : To loose the group.


Mais après le bonheur, des virages à n'en plus finir pendant toute la semaine, jusqu'à Perpignan, via Quillan, sur la Costa Brava.

Vers le Cap Creus, des paysages splendides et ensoleillés, des demoiselles posées comme des jalons le long des routes.

 

Soit ce sont de petites marchandes de fruits, mais sans fruits, elles ont sans doute déjà tout vendu, soit ce sont de jeunes touristes non motorisées qui attendent désespérément un improbable bus.

 

Ou soit ce sont des stagiaires des offices locaux de tourisme espagnol délocalisés chargées d'imposer des pauses reconstructives aux pauvres conducteurs épuisés par des trajets épuisants !


A Barcelone, chacun aura pu satisfaire son envie de découvrir les institutions locales, Sacrada Familia*, Desigual*, Custo*, Ramblas*, cerveza* ou chercher sa route au GPS* (encore !). * spécialités très diverses, mais pas toutes culturelles...

Un a parte quand même sur Lloret del Mar et ses hôtels monstrueux, incontournable quand on arrive avec un groupe important mais déprimant !


On se demande encore pourquoi on a construit des annexes à nos maisons de retraite sur cette côte espagnole pourtant si jolie !

 

C'est le défilé continuel des bus, stationnement 15 min maximum, des repas à heures fixes, pour finir avec un loto des anciens dès 20 h, juste avant la tisane et au lit !


Enfin, Lloret, prononcer « Yorette » : C'était bien, c'était chouette...

Heureusement, Olivier et Flo, les organisateurs du périple et Médine, notre dictionnaire franco-espagnol de poche, nous ont permis d'approcher au mieux la vie de nos voisins espagnols.


Mais la guardia civil, elle n'aime pas les sirènes ! « En Espana, NO... »

 

Mais elle devrait plutôt faire la chasse aux mauvais conducteurs , la conduite en Espagne : Tapas ou sacas !
 

Le jour du départ est trop rapidement arrivé, en plus, il pleut et on roulera sous la pluie jusqu'à Agen.

 

Moins drôle !

Un rendez-vous avant d'arriver à la concession de Bordeaux nous permettra « presque » de ne pas se perdre.

 

Heureusement car pour trouver l'hôtel à Bordeaux : le bordelais sur le périph'.


Après 3 650 km de bonheur ibérique et après cette halte sur le chemin du retour à Bordeaux.

 

Un accueil sympathique du Bordeaux Côte d'Argent Chapter, un excellent repas tous ensemble, chacun a retrouvé le calme de son chez-soi avant le prochain départ dans trois semaines, mais vers le Nord, cette fois-ci.

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Article et photos Jean-Pierre

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