Les Harley n'effraient pas

les oiseaux

 

L'ornithologie est une des passions de Philippe et son invitation à rouler dans les marais de Carentan pour découvrir les lieux propices à l'observation de cigognes blanches, d'aigrettes garzettes, de vanneaux huppés, mouettes rieuses et autres foulques macroules a ravi la trentaine de bikers présents.

 

Membre du GON, le Groupe Ornithologique Normand, Philippe connaît les meilleurs points d'observation de la faune avicole et chacun aura apprécié son savoir.

 

Différencier les foulques macroules des poules d'eau, les aigrettes garzettes des hérons cendrés, les mouettes rieuses des goëlands cendrés, c'est autre chose que de comparer le potato-potato du shovelhead à celui du panhead ou l'evolution au twin cam 88 ! Quand on connaît, c'est facile...

Ce week-end là, la météo était couleur d'été.

« Le printemps n'est pas propice aux observations, la période la plus favorable, c'est l'hiver avec une vague de froid ! »

 

D'accord, mais pour rouler, c'est quand même plus agréable quand le thermomètre est à 20°; la preuve, la grande migration des Parisiens en week-end avait commencé en vol dispersé mais toujours regroupé, notamment aux péages.

 

En bord de plage, on le retrouve en chemisette et sandalette, paré de ses atours estivaux, posé en terrasse des cafés et des restaurants, picorant cacahuètes, olives et autres biscuits secs en attendant ses bigorneaux et ses étrilles ou son clos-poing pansu.

Hors des lieux touristiques, il est beaucoup plus rare, mais en fin de week-end, il retrouvera de toute façon les pigeons de la capitale.

 

Ici et là, on rencontre un camping-cariste égaré, stationné en bordure de marais, goûtant la tranquillité du paysage mais cependant surpris de voir arriver un vol compact de Harley Davidson.

 

A l'affût du moindre brin d'herbe venant souiller son nid, Madame passe la balayette sans lever le nez : nos V-twins n'effraient pas la faune des marais.

 

Lors de cette sortie, nous n'aurons pas vu de naturistes : encore trop froid, sans doute !

Cette espèce non-protégée n'est pourtant pas en voie de disparition mais on la retrouve désormais dans des parcs naturels spécifiques moins accessibles et plutôt en bord de mer, dans le Sud du pays.

 

Son plumage pour ainsi dire inexistant le rend fragile aux températures un peu fraîches d'où sa migration vers la Méditerranée.

 

Les cigognes, elles, nous auront gratifié de claquements de becs sonores, certainement pour saluer notre visite courtoise.

 

Quelques bipèdes plus exotiques ont pu être aussi observés du côté de la forêt de Balleroy, qui se laissent caresser moyennant rémunération.

On en trouve aussi, beaucoup plus regroupés, sur les bords de l'Orne, en ville et généralement près d'une camionnette aménagée.

 

Enfin, en bord de mer, la grue stagiaire, encore jeune et naïve, attirée sans doute par la vue des Harley rutilantes stationnées aura tenté un « quelqu'un peut m'aider à changer ma chaîne ? », une tentative d'approche repoussée d'un « non, pas vraiment » qui la fera s'envoler un peu plus loin.

 

Encore des progrès à faire pour les tentatives d'approche!

La journée a passé trop vite et chacun a dû quitter le groupe pour retrouver son nid mais, de Noron-la-Poterie à Utah Beach, la superbe balade de 200 km par les petites routes tranquilles aura séduit tout le monde et la pause restaurant, au Père Alta, à Carentan, aura aussi été une superbe découverte pour nos papilles !

 

Tous nos sens auront été en éveil pour cette belle sortie ornithotorhinolaryngologique.

 

Merci Philippe.

article et photos Jean-Pierre

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