MILWAUKEE

9 au 11 avril 2010 - le POT est mort, vive le HOT !

Intro:

Si vous attendez un compte-rendu détaillé de la formation dispensée au HOT.. le mieux est de vous y inscrire l'année prochaine.

Bertrand dans son article a voulu refléter ses sensations, une Amérique travailleuse et respectueuse de son acquit, une Amérique pragmatique, qui jour après jour crée son histoire et ses valeurs, une ambiance inimitable faite de diversités dans l'union.

J.R. "Jean-René"

Il faudra vous y faire !

 

Le POT, puis le HEAT, cèdent la place au HOT (Hog Officer Training).

 

La suite logique de ce vertige de sigles devrait être le PEAT (Perfectly Elaborated and Absolute Training) !!

Mais plantons d’abord le décor: Milwaukee est une grosse cité industrielle du Northern Midwest, lui-même sorte d’immense plat pays à la sauce US.

 

Downtown concentre une poignée de gratte-ciel alternant avec des buildings en briques à escalier de secours apparent façon Tintin en Amérique, des highways fichés au cœur de la ville, des parkings aériens.

Nous sommes les figurants consentants d’un moovie hors série.

 

L’hôtel est luxueux, et un peu kitch, moulures dorées, fenêtres trompe l’œil de sept mètres, lustres scintillants larges comme une salle à manger, musique baroque dans l’ascenseur…

Les banlieues interminables et souvent cosy sont le royaume du style Nouvelle-Angleterre sans aucune clôture entre les maisons, et écartelées entre des routes à la destination improbable, des bosquets, des entrepôts, des centre commerciaux d’inspiration néo-grecque en béton injecté…

L’environnement sonore est fascinant.

 

Mugissement profond et lointain, la sirène d’un train de marchandises (je veux la même !).

 

Hululement strident des véhicules de secours, flap-flap des voitures au passage d’un joint sur les chaussées de béton, POT-POT-POT d’un gros V-Twin très HOT…

 

Ce qui me fournit une transition paresseuse pour enfin entrer dans le vif du sujet !

Le HOT c’est TOP (non, ce n’est pas un nouveau sigle) . Nos instructeurs sont rompus aux différents aspects de la gestion d’un Chapter et partagent leur expérience.

Sans entrer dans le détail, l’art de promouvoir un événement, expliqué avec brio par Marc Roubaud, mérite un clin d’œil :

 

Il convient en premier lieu de susciter l’adhésion de bikers submergés de sollicitations plus ou moins habiles, par un message très synthétique et accrocheur, puis de distiller par vagues successives et récurrentes une information plus complète, et les clés pour la récupérer .

Par exemple, le "Rallye de Champagne" pourrait être rebaptisé "Raid Bulles" par nos amis rémois, référence à du champagne à la taurine ou à la non moins célèbre boisson ?

L’originalité et la réussite de cette édition 2010, c’est aussi sa dimension internationale, et les sessions communes et soirées offrent un invraisemblable patchwork de gilets de l’ancien et du nouveau monde.

Les nôtres sont photographiés par les ricains comme nous le ferions d’un Chapter de Mongolie Inférieure…
 

Et quelle grand-messe !

Marines en grand uniforme, menton en avant, lors de l’opening session… "God Bless America" entonné main sur le cœur, et l’œil rivé sur le "Stars and Stipes" accroché au plafond.

Il ne manque qu’un demi-réservoir rempli d’huile moteur bénite, pour se signer à l’entrée !

Les autres nations tentent une percée et ont l’honneur de l’estrade pendant quelques minutes sous des applaudissements bon-enfant.

Nous autres frenchies chantons une Marseillaise, le drapeau tricolore brandi façon "la Liberté guidant le Peuple".

Ce n’est pas très artistique, mais ça a de la gueule…

Et divine surprise, nous avons à l’évidence une sacrée cote auprès des brothers d’outre-Atlantique.

Un authentique policeman m’a par exemple offert un patch du "Milwaukee Police Department", qui va tout à fait le faire sur le gilet de Poupon, safety officer du Chapter qui vient d’étrenner un Road-King Police tout neuf…

On ne saurait terminer sans évoquer la visite de l’usine, de la concession "House of Harley" et du Harley-Davidson Museum, qui sont autant de lieux de pèlerinage pour tout Biker normalement constitué.

En particulier, le musée est une sorte de caverne d’Ali Baba du Milwaukéen (ça sonne comme une époque géologique), où auraient sédimenté toutes les strates connues de LA légende…

Et ce n’est pas fini !

Un grand merci à nos instructeurs, à Stéphane Sahakian et à tout le groupe pour ces excellents moments passés ensemble.

Et pourquoi pas une alternance des futures éditions du HOT de part et d’autre de l’Atlantique ?

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Article Bertrand, photos T42

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