RAID

BULLES

7ème Rallye de Champagne du 27 au 29 août 2010

C’est pas pour nous vanter, mais cette année, nous avons dû refuser du monde car fidèles à notre habitude, nous ne voulions pas dépasser le nombre de 100 personnes, soit près de 70 motos.


Le thème 2010, était

 

« La Champagne et rien d’autre…. ou presque ».

 

Et c’est qu’est-ce qu’on a fait…. ou presque.

 

Je pourrais citer ici tous les Chapters présents, comme par exemple le Hogsback Chapter UK, notre jumeau, ou encore le Hannut Chapter ou le Paris West Chapter ou l’Alsace Chapter, voire même le Côte Basque Chapter, le Lille Europe Chapter, le Le Mans Chapter, le Trier Chapter, d’outre Moselle, le FIFC (First International Free Chapter), le Luxembourg Chapter et bien sûr le Reims Champagne Chapter.


Je pourrais, mais je ne le ferai pas. C’est de la modestie, c’est tout.

 

Rendez-vous était pris le vendredi dès midi, soit 6 heures après potron-minet (j’avais envie de le placer depuis un bon moment celui-là mais c’est pas facile, alors j’ai fait pour) pour un barbeuque au Bowling Colorbowl 51, juste à côté de la concession.

 

Le début d’après-midi s’annonçait beau alors que la météo avait promis pas beau.

Il nous a donc fallu attendre que « pas beau » arrive.

 

Et c’est un déluge digne de Noé (ou de moé ou encore de toé) qui s’est abattu sur nos motos juste sèches. (euh, non, ça me rappelle rien !)

 

Mais l’objectif était à la taille du défi : braver l’orage qui a fait tomber sur nous toute la pluie…du ciel pour aller visiter le Musée de l’Automobile Ancienne de Reims.

 

On dit « automobile ancienne » mais quel individu du genre individu mettrait son Cayenne Turbo 2010 dans un musée ?

 

Faudrait être complètement « reimsé » pour reprendre un néologisme belge asséné par Gabriel Baltès, du Hannut Chapter.

Musée très intéressant avec des voitures rares et belles, des essais de style, des voitures-jouets, des camions de pompier comme t’a rêvé de monter dedans quand t’étais petit.

 

Et aussi quelques voitures de la caravane du Tour de France, de quand qu’il partait de France, roulait en France et arrivait en France .

 

Le bon vieux temps, quoi !

En sortant, zut, fait beau.

 

Tant pis, on roule quand même, direction….. direction,….. eh ben non, pas direction le CIS comme les 6 fois précédentes, mais direction le complexe Ibis-Novotel de Tinqueux.

Une fois les motos remisées dans la remise du Novotel, apéro et miam de gala, sous les accords (j’aime bien celui-là, cherchez pourquoi ? ) de notre DJ du vendredi Mickaël et sa divine épouse Isabelle.

Après avoir dansé la gigue de Jean Petit qui dan-an-se, mangé épicé (en même temps), bu avec Modération - qui était avec nous comme toujours - l’excellent champagne Millésime 2002 Cuvée Coquelicot de notre ami Eric Lassalle, les bonnets rouges (oui, bon, c’est les commandants couche tôt, quoi ! ) sont allés dormir pendant qu’un escadron d’arrière garde s’assurait que les robinets à bière de l’Ibis étaient toujours en parfait état de fonctionnement, même entre le couvre feu et le fameux potron-minet. Yes ! Deux fois dans le même texte. Chouette !

Le samedi matin, comme tu sais, toi qui nous lis tous les ans, petit-déjeuner chez le susdit (en un seul mot) Eric Lassalle. Copieux et tout et tout. Et je dis pas tout car la concurrence veille et puis épie.

Ensuite, à nous le vignoble ! Rico, notre road-captain en mission, nous a fait découvrir des chemins vicinaux au milieu des vignes, quelquefois goudronnés même, le tout sous un soleil que je te raconte même pas. Ca te ferait trop mal.

Le point d’orgue de la matinée étant la descente – pas celle que tu crois, soiffard ! – de l’avenue de Champagne à Epernay, là où toutes les maisons portent des noms comme sur les bouteilles de vin pétillant de la région. Curieux, non ?

Un peu plus tard, le Caveau de Cumières nous attendait d’assiette ferme, bar installé dans la rue, parking géant à disposition, et que du bon dans les assiettes…et les verres. La vraie vie, quoi.

Il a fallu s’arracher à tant de bonheur pour aller rouler, surtout que Mr Météo nous avait promis une « reimsée » pour l’après-midi, que nous n’aurions pas voulu manquer. Elle nous atteignit sur les casques, sur les épaules, sur les vêtements de pluie et sur les hauteurs de Bourseault.

Et comme d’habitude, une fois enfilées les housses anti-pleut, le soleil luit, lui ! Nous nous efforçons donc de continuer car les paysages étaient si beaux qu’ils nous en auraient voulu si nous ne les avions pas regardé avec une extrême attention.

La si belle route  (et surtout notre road-captain) nous ont amenés dans les parages de Château-Thierry pour y visiter une cave où, chose curieuse, on élabore du champagne. Incroyable non ? Y en a partout ! C’est comme les….enfin, vous voyez quoi, hein ?

A notre arrivée à l’hôtel Ibis local, nous avons été accueillis en triomphe dans la bonne ville de Château Th. Mais ô surprise, une noce était en train de s’y abreuver et le marié nous a demandé s’il était possible de faire monter son aimée sur l’une de nos féales montures.

La mariée étant en blanc, c’est tout naturellement une moto blanche qu’elle a choisi, au hasard celle de Gédéon.

Je pensais que le contraste formé par sa robe blanche et une jolie moto noire, la mienne par exemple, une moto de Chef de surcroît, aurait été plus seyant, mais non !

Certains aiment le blanc. C’est comme ça ! Sans doute cherchait elle à s’habituer à son futur environnement : finalement, cuisinière, machine à laver, frigo, ne sont-ils pas blancs aussi.

Une fois la foule dispersée, nous pûmes (mais pas des pieds !) nous installer, apéritiver, toujours la fameuse Cuvée Coquelicot 2002, et nous esbaudir devant une groupe de line-dancers (tant pis pour ceux qui pensaient que ce n’était qu’un groupe de danse country) jusqu’au moment où un repas plantureux mais fin nous fut servi.

Les yeux de tous brillaient d’une joie et d’une reconnaissance profondes pour ces instants de pur bonheur que ces rencontres permettent de vivre.
Oh, merci le HOG ! ( et n’oubliez pas ma prime de lèche-majesté)

Le dimanche matin, nous avons parcouru la partie « ….ou presque », c’est à dire quelques petites routes sinueuses à souhait et belles à t’en faire envie, dans la Vallée du Petit Morin, en Seine et Marne, puis retour vers les coteaux envignés eud cheu nous.

On ne peut pas rouler par ici sans faire une halte au Monument de la Côte 204, érigé en hommage aux soldats américains tombés sur notre sol pendant la Grande Guerre – World War I – comme il est dit dans les livres de là-bas, de l’autre côté de l’eau.

Comme nous craignions que nos amis ne défaillassent devant tant de beauté(s) et ce point de vue sublime, il nous a semblé judicieux de faire venir une ambulance – de la même époque – juste au cas où.

Les médicaments de l’époque ayant tous largement dépassé la date limite de consommation, nous les avions remplacé par une potion moderne, les liquides étant plus faciles à assimiler que les poudres, dit-on.

Et c’est ainsi que nous retrouvions cette satanée Cuvée Coquelicot Millésime 2002 dont il fallait bien venir à bout, nom d’un petit bonhomme !

Allez, encore un petit effort, les amis et on se retrouve au bord d’un lagon pour le déjeuner de clôture.

 

Quoi ? Déjà ? Mais ça vient à peine de commencer !
Je sais, l’ami. C’est dur.

 

Mais tu reviendras l’année prochaine, hein ?

Sur le sable immaculé du restaurant Le Lagon Bleu (voir photo) deux cochons finissaient de bronzer sur leur broche, un grand et un petit. La mère et la fille sans doute… Je dis ça, parce que normalement les broches c’est pour les dames.
C’est « laie », ce que je viens d’écrire. Mais bon, dans le cochon, tout est bon !

Au moment de la séparation, nous nous sommes séparés. Ce qui est dans l’ordre des choses. Bien à regret, je vous l’assure. Car ces moments d’amitié, c’est rien que du bonheur. Vivement l’année prochaine.

Alors, gros bisous à tous et on se revoit dans un an, si vous le voulez bien ?

Joyeux Noël en attendant.

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Article Pierre, photos Reims H.O.G. Chapter

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