19ème Rally H.O.G.

d'Australie

Le diable est de retour.
Pour les inconditionnels du H.O.G. TALES, voici la suite du périple d’un Alsacien au pays du diable.

Etant le 1er français à avoir participé au rallye de Tasmanie en février 2008, (cf : HOGTALES de juillet 2008), j’avais rencontré des membres du « Tassie Chapter » qui sont devenus des amis et qui m’ont invité cette année à revenir en Tasmanie, pour participer au 19ème rallye HOG national d’Australie. Alors, depuis le mois de février 2009, j’avais fait mes réservations de vols pour Sydney, réservé une Ultra Classic auprès de « Fly & Ride » et préparé mon itinéraire pour prendre le ferry « Spirit of Tasmania », affrété spécialement par le HOG pour la traversée du détroit de Bass. Le 31 octobre 2009, le départ était donné et dès 05h, j’étais prêt pour cette aventure.

Vol sur Sydney via Hong Kong pour arriver le lendemain soir dans la ville où le voilier de l’art lyrique se dresse fièrement sur la baie.

 

Même déphasé par les dix heures de décalage horaire, je me suis offert une balade jusqu’à la baie que surplombe le pont en forme de cintre éclairé par les projecteurs lui donnant un relief doré dans cette nuit d’encre.


Pour me mettre dans l’ambiance marine, le lendemain, je suis allé en bateau observer le ballet des baleines qui éduquent leurs progénitures aux premières inspirations et à des jeux aquatiques divers.

 

Le retour s’était effectué avec une escorte de dauphins qui fendaient les flots devant notre étrave.

Le lundi était le jour « J », à la concession Fraser Motorcycles mon Electra était prête, il me suffisait d’apposer mon autographe sur le contrat et de charger la reine de la route, le GPS installé, me voilà sur la voie de gauche pour sortir de cette ville qui s’étend tel un pseudopode.

 

Sydney, derrière moi, j’ai filé sur la Hume Highway pour aller à Albury où un ami m’avait invité.

 

Soirée très sympa en famille avant que le lendemain, nous enfourchions nos montures pour rouler sur la « Great Alpine Road », route des crêtes des Alpes australiennes.

 

Le ciel était chargé et les gouttes de pluie nous accompagnèrent pour l’ascension du Mont Beauty.

Descente vers Oméo pour faire un arrêt, comme tous motards de la région, pour un déjeuner à l’ombre. Continuation vers Hotman Heights où la fraîcheur nous a enveloppé. Le vent s’était à nouveau déchaîné et il a fallu redoubler de prudence aux abords des à pics.

 

Nous avons poursuivi notre balade vers Myrtleford, avant de nous séparer, car Brendan devait continuer sur Melbourne ce soir là.

 

Pour ma part, j’ai encore roulé vers Oxley et Mansfield pour passer une bonne nuit après tous ces virages en traversant encore une forêt où les panneaux incitaient à la prudence avec les animaux tels que kangourous, koalas, wombats . . .

Le lendemain, direction Melbourne,  les coordonnées  programmées dans le GPS et en début d’après-midi, j’étais installé à l’hôtel avant d’aller me promener à la concession Harley- Heaven.

 

Soirée relaxe car le lendemain matin, réveil à 05h pour aller prendre le ferry. A l’heure dite, j’ai chargé la moto et dans la nuit noire, mes yeux ont superposé le tracer du GPS avec celui de la route pour arriver au port où le Spirit of Tasmania attendait pour engloutir plus de 300 HD et autres véhicules pour une traversée de près de 500 Km.

 

Après les formalités d’embarquement, les destriers ont été arrimés au pont avant d’être délaissés pendant la durée de cette croisière.

Départ à 09h pour une journée de mer où le HOG avait privatisé une partie du bar panoramique avec une animation musicale et une remise d’un pin’s spécialement édité pour cet événement.


A 18h30, nous avons accosté et telle une indigestion, la gueule du ferry a régurgité toutes ces structures métalliques roulantes qui se dirigent comme un cordon ombilical vers le site mère de ce rallye, la ville de Launceston à 100 Km de Devenport.

 

A l’arrivée, mes amis que j’avais connus l’an dernier, sont venus m’accueillir et nous avons partagé la soirée ensemble entourés de wallabies, kangourous et autres opossums qui se détendent la nuit dans le jardin.

Vendredi matin, direction l’Aurora Stadium pour l’enregistrement au rallye et là, j’ai retrouvé les amis du Tasmania Chapter qui m’ont accueilli à bras ouverts et m’ont remercié d’être revenu.

 

Le cadeau HOG était une petite clochette qui symbolise l’emprisonnement des mauvais esprits de la route dans la cloche quand elle sonne en roulant et protège ainsi le pilote.


Comme j’étais le seul représentant d’Europe venu pour ce rallye, j’ai eu les honneurs des télés nationales qui m’ont interviewé ainsi que des journalistes.

 

Juste le temps de faire un petit tour pour voir les exposants et me faire une idée du site et déjà, il fallait se rendre au point de départ d’une balade qui nous a conduit sur la côte nord de la Tasmanie à Brideport.

Un arrêt déjeuner avec BBQ avait été prévu et organisé par une association locale et après une petite promenade sur le sentier le long de la plage et il était déjà temps de repartir pour retourner à l’Aurora stadium en empruntant une route qui épouse les courbes de dame nature.


Arrivé au stade, un groupe rock interprétait des morceaux connus et leur musique emplissait cette arène de hits des années 80.

 

Rencontre avec des membres des Chapter de Nouvelle Zélande, d’Australie et comme nous étions plus de 2500 participants, les dialogues d’échanges d’histoires vécues fusent sous la tente des VIP.

 

Pendant ce temps, plusieurs groupes différents se sont succédés sur la scène pour animer musicalement cette fin d’après midi.

 

Simon le concessionnaire et Mark, son service manager,  ont enfourché une Harley pour nous gratifier d’un burn hors normes et ont laissé une image de bikers tentant de s’échapper des feux de l’enfer.
 

A 21h30, le concert du soir était annoncé et c’est un groupe mythique qui a envahit la scène. Le nom donné à cette formation reflète pleinement la stature du chanteur en la personne du Giant.

 

Trois heures plus tard, les spots du stade ont baissé d’intensité invitant les spectateurs au repos quotidien pour être d’aplomb pour une nouvelle journée.

Dimanche, levé à 06h pour être à 07h30 à côté de l’Aréna pour préparer le Thunder ride, encore appelé parade.
Les "I do my time" maxime sur les T-shirts des bénévoles, devaient accueillir les "I did my time", maxime écrite sur les T-shirts des participants, membres des Chapters présents et leur attribuer les places pour le défilé.


Etant le seul européen, je me suis retrouvé juste derrière le Chapter de Tasmanie et à côté de celui d’Alaska représenté par une femme.


A neuf heures trente précises départ pour les 114 kilomètres qui nous ont fait découvrir une autre région en allant vers Pipers river, Swan Point et retour sur Launceston.

Un dernier tour des stands et je suis ensuite allé regarder les jeux organisés et commentés par Tim : épreuve de lenteur, de dépose de balles sur les cônes de balisage, de ballons remplis d’eau… mais aujourd’hui la température a atteint les 31°C "record de température à cette époque de l’année en Tasmanie".


Alors, j’ai battu en retraite à l’ombre dans les tribunes pour écouter un jeune groupe jouer quelques morceaux blues rock.

 

Mais il était déjà l’heure pour moi de partir et après avoir chargé la HD de mes affaires et un dernier tour à la concession pour dire au revoir à Mark, j’ai salué mes amis et je les ai remercié pour leur accueil.

J’ai pris ensuite la direction de Devonport en passant par la petite route qui m’a fait traverser les petites villes de Westbury et Deloraine.

 

A 17 h, j’étais arrivé au port pour l’enregistrement et les formalités d’accès à bord du ferry « Spirit of Tasmania » pour une traversée de nuit.

 

De Melbourne, j’ai pris la direction de la Hume HWY vers Seymour. Pour midi et après avoir fait plusieurs pauses, je suis arrivé à Holbrook, ville où des sous-marins

 

Le premier motel était le bon et il était situé juste à côté du plus grand mérinos !

 

Mardi matin, petite grasse matinée et à 9 h j’étais sur la route vers Homebush .

Je suis arrivé la concession Frazer-motorcycles  en fin de matinée.

 

J’ai rendu les clefs de ma fidèle Electra avec laquelle j’ai parcouru 3250 Km en 9 jours.

 

Le compteur m’a alors rappelé tous les moments et les paysages de cette épopée où les rencontres avec les gens étaient l’épice d’un plat que seule la nature peut concocter avec ses ingrédients de flores, faunes et reliefs


Pour moi cette aventure restera à jamais gravée dans ma mémoire et avec la rencontre de nouveaux amis, je sais que je retournerai en Australie et en Tasmanie pour écrire un autre chapitre de ma saga Harley Davidson et du HOG à l’autre bout du monde !

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Article et photos Thierry