.5000 bornes

.6 traversées

en Harley avec le Chapter de Troyes

LES TROYENS SONT MARINS !

Hé oui, la rançon de ce voyage de bikers, c’est 6 traversées  maritimes. La Harley mène à tout, alors avec les gilets n’oubliez pas les bouées (avec le petit canard devant). C’est vrai aussi que dans l’enthousiasme des préparatifs, itinéraires, la réalité des choses s’éloigne un peu, mais ce matin là, le lundi 11 à 8 heures au moment du départ le fait est là : nous partons traverser 4 îles, nous allons descendre au dessous du 35ème parallèle, nous allons parcourir près de 5000 kms. Allez, c’est parti pour Malte.

Lundi 10 août : 1ère traversée, Marseille / Bastia

 

Il n’y a pas de retardataires au rendez-vous des Aubois et des Icaunais à l’entrée d’Auxerre, certains avec les combi de pluie…

 

C’est le mois d’août au nord, de toutes façons, il en faut largement plus pour entamer le moral des Bikers Troyens ne serait-ce que par le repas du midi servi dans un petit bouchon lyonnais, qui salua le retour du soleil pour le reste du parcours.

 

Les blousons sautèrent sur les portes bagages avant l’embarquement pour Bastia, ils ne retrouveront nos épaules que 2 semaines plus tard au retour merci le soleil.

 

La soirée sur le bateau restera elle aussi dans les mémoires: il y avait ce soir là « baleine sous le gravier ».

Mardi 11 août :

 

Le réveil sur le  bateau nous offre la vue sur Bastia dès 7 heures du matin, et avec un bon petit déjeuner en terrasse pour nous mettre en selle.

 

Les choses sérieuses commencent.

 

Le vrai voyage débute par Corte, la montée par les cols pour rallier Porto puis notre gîte pour 2 nuits à Bisinao, un peu en altitude, doté d’une vue magnifique et de la clim naturelle.

 

Le casse-croûte du midi dans un col avec les cochons corses curieux et gourmands était un vrai bonheur.

 

Le fromage en solde découvert par Ninette couvrait toutes les autres saveurs et affichait sur nos trognes des couleurs inattendues

Mercredi 12 août :

 

Ce sera une journée de gala pour nos pneus.

 

Demandez le programme, D 55, les Aiguilles de Bavella, Sollenzara, golfe de Porto Vecchio et retour par la D 59 Impressionnant, technique mais impressionnant !

 

Voyage dans une carte postale malgré la triste vue du parc national dévasté par le feu durant le mois de juillet sur des hectares autour d’Aullène.

 

Un resto avec une plage privée suivi d’un bain de mer et de nos premiers coups de soleil en prime avant le retour au bercail, apéro-piscine, repas et notre hymne "Jean Petit", chant cacophonique Troyen, servi aux échos corses, qui n’en sont pas encore revenus !

Jeudi 13 août : 2ème traversée, Bonifacio / Santa Theresa


Les "grâces mat" sont plutôt rares sur ce run, comme ce matin où il nous faut partir de bonne heure pour survoler les paysages du sud extrême de la Corse.

 

Les charmes et particularités de Bonifacio sous le regard curieux d’une mouette tombée amoureuse de notre photographer, Phiphi.


Vers 16 heures, embarquement pour la Sardaigne que nous souhaitons aussi belle et accueillante que notre Corse.


T42 révise son Italien courant, on peut même dire son italien galopant !

Vendredi 14 et samedi 15 août :


Il nous semble au fil des kilomètres que cette Sardaigne n’a pas grand-chose à envier à la Corse que nous venons de quitter.

 

Les routes sont sinueuses à souhait, les paysages enchanteurs, le soleil brûlant et les premiers paysages arides même si nous devons donner un petit coup de main aux cantonniers locaux lorsque leurs poteaux indicateurs ont la délicatesse de s’effacer devant l’objectif de notre Phiphi fasciné par le paysage grandiose.


Tout cela ajouté aux ruelles pentues visitées contre notre gré à Tempo Posiano "merci le GPS" ça donne faim et soif, alors on sort l’italien galopant "T 42".

Dimanche 16 et lundi 17 août : 3ème traversée, Cagliari / Trapani.


On attaque avec gourmandise la deuxième semaine de ce fabuleux voyage, la mystérieuse et inquiétante Sicile nous attend.


Après avoir stressé par manque de carburant et que Poupon ait fait valoir ses droits à une pompe automatique via une paire de pinces, on se présente à l’embarquement sur un rafiot sympa mais pas de la première jeunesse.

 

Arrivée avec 2 heures de retard pour cause de vent de face, la fin du parcours sera pour le moins épique, il nous faudra escalader un raidillon d’une dizaine de kms composé exclusivement d’épingles à cheveux tellement serrées que l’une d’elles suscita une manœuvre.

L’hôtel particulièrement original aménagé dans un ancien couvent réaménagé, mais malheureusement dépourvu de restaurant obligeât nos deux célibataires Poupon et Phiphi à partir en éclaireurs au village voisin et nous ramener quelques sandwiches à manger en terrasse au dessus du port.

 

Merveilleuses images, même si le vin corse débouché en renfort résista à notre enthousiasme et fini dans les géraniums.


Le réveil restera un souvenir, cet hôtel ex couvent se dresse au milieu du cimetière de la ville et voit défiler les familles indigènes qui empruntent des escabeaux pour fleurir les tombes les plus hautes.

Départ pour l’étape du soir à Catane, au pied de l’Etna via Agrigente : la Vallée des Temples, somptueux.

 

Merci Patricia pour cette suggestion, c’est sur plusieurs hectares les vestiges de six temples d’inspiration grecque et le plaisir de les approcher et visiter sans contraintes.

 

Le seul besoin, aller de points d’eau en points d’eau, le soleil tape fort depuis plusieurs jours et la température ne descends plus en dessous de 40 degrés en journée.

 

Encore une bonne excuse pour "una botello de acqua minérale con gaz, una sensa gaz, sété bierra … " (extrait en direct live de la bouche de T42.. histoire de mourir de soif)


L’étape du soir à Catania sera un bonheur de paix et de fraîcheur.

Mardi 18 et mercredi 19 août : 4ème traversée, Catania / la Valette.


Une fois encore ce sera debout à 7 heures pour cause d’embarquement à 9 heures sur un bateau dit "fast" qui effectue la traversée en 4 heures.

 

Nous débarquons en début d’après midi sous un soleil très en forme et nous aurons un peu de mal à trouver notre hôtel.

 

Dans le centre de Malte, la plupart des rues se terminent par des escaliers, et sur cette île on roule à gauche.


Et une fois installés, plus ou moins confortablement et avec ou sans clim, nous effectuons nos premiers pas dans cette cité mythique.

Tout est très anachronique, décalé, un melting-pot de féodal, de colonial, d’oriental.

 

Sans oublier la sempiternelle et lamentable touche américaine avec l’abominable fast-food.


Ces deux jours maltais ont été un ravissement pour les yeux, un enchantement culturel dans cette cité lourdement chargée d’histoire.

 

Des surprises gustatives intéressantes, le tout servi par des autochtones charmants, souriants et serviables (Are you married ? I married you !! Yé, sure !)

Jeudi 20 et vendredi 21 août : 5ème traversée, La Valette / Pozzalo.


Embarquement à 6 heures 30, et oui, les nuits sont courtes, et 3 heures plus tard nous reposons les roues en Sicile.

 

Nous retrouvons notre hôtel de l’avant-veille à Catania via Cyracuse et ses vestiges romains, quel cirque !

 

Suivi d’un diner assez classe au bord de la piscine, (Per favor capo, una botello de acqua con gaz, una sesa gaz, uno litro de vino blanco et uno littro de vino rosso della casa, Gracié mille !)


Demain sera un autre jour, le jour de l’Etna.

Vendredi 21 août : 6ème traversée, Messines / Villa San Giovanni.

 
Voila cinq jours que nous avons fait la connaissance de loin de ce monsieur parfois bougon : l’Etna, et ce matin nous allons lui rendre visite.

 

La route qui nous y conduit est assez surprenante, en nous faisant traverser des coulées de lave anciennes où les maisons qui ont été touchées sont restées dans leur jus.

 

Certes, sur place, la visite complète à 51 € par personne est chère, mais cela nous a paru justifié.


 

Le détail:

 

- Une première montée en télécabine,

- Une deuxième ascension en minibus 4x4

- Et au final à pied avec un guide

 

On a quand même du manger des nouilles pendant une semaine en rentrant.

A la suite de cette fabuleuse rencontre avec ce monde oh combien impressionnant, nous regagnons la côte pour notre ultime traversée et notre débarquement sur le continent à Villa San Giovanni.

 

Sniff, ça sent le retour !

Samedi 22 au mardi 25 août :


Et oui, c’est le trajet retour et les longues étapes de liaison, de Villa San Giovanni à Naples avec un petit coucou au Vésuve à qui nous avons caché notre émerveillement pour son cousin sicilien.

 

Nous débarquons dans les quartiers les plus populaires de Naples en enfermant rapidement les motos au parking privé gardé devant les regards avides et envieux qui soupesaient sans vergogne les possibilités de revente de ces matériels rares en ces rues.


Superbe surprise de nous retrouver ce samedi soir sur un boulevard populaire, au milieu d’une foule bigarrée dont c’est le jour de sortie et de goûter leur repas traditionnel des pêcheurs.

 

L’étape prochaine est Florence, excusez du peu, c’est inénarrable, seules les photos peuvent donner un vague aperçu de cette ville mythique.

 

Et notre dernière commande, (Per favor capo, una botello de acqua con gaz, una sesa gaz, uno litro de vino blanco et uno littro de vino rosso della casa, Gracié mille)
 

Lundi c’est reparti, ce soir nous serons en France, en passant par le Mont Cenis et pour halte de ce soir dans les Alpes ce sera, raclette, (une bouteille d’eau plate, une bouteille d’eau gazeuse, un litre de vin blanc et un litre de vin rouge de la maison,  Merci beaucoup !)

Au départ de ce mardi, les troupes sont un peu moins joyeuses, ce soir on sera à la maison, alors soyons philosophes, c’est tellement bon de partir avec une bande de potes la truffe au vent que pour pouvoir recommencer, il faut bien rentrer.

Merci à toutes et tous pour ce voyage fabuleux, le meilleur depuis les USA d’après Poupon et Phiphi qui connaissent, merci à la bonne humeur, merci au soleil, et surtout merci aux marins qui ont eu la gentillesse de ne pas démonter la mer pendant que nous naviguions.

Amis Bikers et amies Bikettes, si vous êtes tentés, je tiens ce" road bouc" à votre disposition.

Bisous de nous, T 42.

Un clic ici pour voir l'album 250 photo de Ninette, Patricia, Philippe

article T42, photos Ninette, Patricia, Philippe

 

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