SHOW BIKE AQUITAINE
VENDAYS-MONTALIVET

Un soleil rouge qui se lève sur les chromes d'une "Springer Heritage".
Un cuir qu'on porte même dans ses rêves et tout ce qu'il faut dans ma tête,

j'ai pas besoin du reste pour rouler vers l'Ouest.

Rouler vers l'Ouest.

 

C’est en effet un long ruban de près de 1000 kilomètres d’asphalte dans cette direction qui nous attend au départ de notre région du grand Est pour nous rendre en Gironde à l’appel de nos potes les Templiers de Montpellier.

 

Ils nous font depuis bien longtemps déjà une pub d’enfer concernant le Show Bike de Montalivet, pour nous il s’agit donc d’une première.

Afin d’éviter une trop grande monotonie, notre road book réalisé sur deux jours ne nous fait emprunter aucune autoroute, le moins possible de routes nationales, mais un maximum de départementales à travers la France profonde aux paysages magnifiques.

Arrêt buffet à Auxonne, traversée de Beaune puis des célèbres vignobles bordelais, pause café à La Rochepot à l’ombre de son château séculaire, et arrivée en début de première soirée à Montluçon pour passer la nuit à l’Etap hôtel flambant neuf.


Affolement du GPS le lendemain… Faudra bien faire une mise à jour de la cartographie un de ces 4 !

 

En effet certaines routes pittoresques ont totalement disparu, remplacées par d’insipides tronçons à quatre voies, qui ont malgré tout le mérite de nous amener rapidement à Royan pour l’embarquement sur le bac et la traversée de l’estuaire de la Gironde.

Les cales sont pleines à craquer de motos surchargées de bagages dont les équipages portent des cuirs aux patches de MC inconnus de nous autres alsaciens.


Rapide déjeuner en terrasse d’un snack à la sortie du bateau avant de reprendre la route pour les derniers kilomètres jusqu’à Vendays-Montalivet où nous avons réservé des chambres dans un petit Motel.


Joyeuses retrouvailles avec Alain & Mimi arrivés en précurseurs des Templiers…

 

En effet, dans le groupe suiveur qui ne nous rejoindra qu’en cours de soirée, Joker roule sur un superbe chop tout juste terminé la veille qui connaît quelques petits problèmes d’alimentation, d’où le retard.

En route pour Montalivet-les-Bains dont la rue principale a tout de la Daytona Main Street. Bordée de restaurants et bars, une ligne ininterrompue de bikes plus délirants les uns que les autres sont stationnés en épis sur le côté gauche.

 

La foule sur les trottoirs est dense, et la portion de rue laissée libre à la circulation offre la possibilité aux aficionados des burns et autres montées rapides de régime moteur tout loisir d’exercer leur art.


Après un rapide repas au bien nommé « les copains d’abord », le groupe montpelliero-alsacien se rend à l’entrée du site de la concentration.

 

Sympathique accueil de la part des membres du Outcasts MC, on se sent directement à l’aise, comme si on se connaissait depuis longue date…

C’est ça l’esprit biker !


Pour la somme très honnête de 25 € chacun reçoit un programme bien rédigé, un t-shirt et un écusson ainsi que le droit de pénétrer sur le site durant les trois jours de la manifestation.


Dès le premier coup d’œil, il est clairement visible que l’organisation est sans faille.


Cela commence par la disposition impeccable des parkings, les sanitaires super clean, ça, ce sont nos femmes qui nous le font remarquer, aucun détritus ne jonche le sol, l’utilisation de l’espace entre scène, bar, stands divers et zone repas est étudiée et utilisée au mieux.

 

Que du positif donc, et cela va durer tout le week-end.

Très visible aussi, le remarquable travail réalisé par une multitude de bénévoles (160) qui travaillent ici.


L’ambiance générale est super cool, j’oserais même dire bon enfant, et l’animation menée de main de maître par Jef Libreville n’y était certainement pas étrangère.

 

Il faut dire que ce dernier a eu le privilège d’escorter les cinq superbes pin-up des sexy shows durant ces trois jours de fête, de quoi garder le moral au zénith.


Au point de vue programmation musicale, les amoureux du style hard rock et/ou heavy metal sont largement servis, avec Iron on Maïden le vendredi, et L.A. Guns le samedi.

Paroles recherchées, puisque le mot « fuck » est employé à toutes les sauces par les « artistes »…

 

Même à l’adresse du public (sic) ! Chacun ses goûts.


Très intéressant et amusant le lendemain, était le championnat d’unibike, dont une série de courses avait déjà été offerte au public au Free Wheels 2010.


L’unibike est une moto dont il ne reste que le moteur et la roue arrière, l’avant étant remplacé par une paire de ski en métal.

 

La compétition s’effectue sur une piste labourée d’une centaine de mètres où les machines se lancent à fond dans un grand bruit de mécanique en surrégime et dans un nuage opaque de terre et de poussière.

Le meilleur temps gagne, apparemment, pas évident du tout à tenir ce genre de machine en main !


De temps à autre, un tour du côté de la « main street » s’impose.

 

L’ambiance est tout aussi torride que les conditions météorologiques, ça transpire fort dans les t- shirts…

 

On a même côtoyé pendant le week-end une jeune bikeuse avenante qui se changeait régulièrement histoire de rester belle et fraîche !


Pour goûter à la fraîcheur, il fallait aller faire trempette dans la grande bleue, on n’allait pas faire autant de bornes sans goûter à l’océan atlantique, quand même !

Fin de nuit de samedi sous les explosions d’un fantastique feu d’artifice et show laser visible de très loin.


Dimanche matin, départ, un peu chaotique mais sans conséquences néfastes, pour la balade jusqu’à Soulac-sur-Mer où un apéro géant était offert.

 

Discours convivial de la part des édiles municipaux, c’est qu’ils aiment les bikers par ici !


L’après-midi le superbe shop « blade joke » entièrement fait maison de notre copain Joker des Templiers est primé au bike show …

 

Il mériterait même plus, car pour venir, il a fait un run de plus de 650 Km au guidon de son piège, un vrai, un pur, un dur l’ami Joker.

Les meilleures choses ayant une fin, il s’agit malheureusement de se quitter après ces trois jours délirants et de chacun rentrer dans nos pénates.


Pour nous, deux jours de route nous attendent, et ce coup ci la bonne vieille méthode.

 

Une étude sérieuse de la carte permet de ne pas se faire piéger par le GPS, et de pouvoir tout à l’aise s’offrir sous 40° à l’ombre une superbe traversée campagnarde.


Avant de rejoindre Moulins pour la nuit, notre chemin nous fait passer par le village martyr d’Oradour-sur-Glane pour un moment intense de recueillement.

Concernant le Show Bike Aquitaine, un seul mot à dire aux organisateurs, les Outcasts MC et aux nombreux bénévoles qui les ont aidé pour la bonne réalisation de la concentration : BRAVO


Et pour paraphraser un acteur célèbre, biker à ses heures : « We’ll be back » l’année prochaine

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article Luc, photos Anne, Marguerite et Moreno

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