5ème Graoully Meeting

de val en col avec le Lorraine Chapter

Bien que le lieu d’hébergement de ce Graoully, le cinquième, soit plus proche de notre domicile que de la concession Milwaukee Twin de Metz, cette dernière sera notre destination. Pourquoi faire 80 km lorsqu’on peut en faire 500 ?

 

Tout simplement pour passer par la Lorraine (avec nos gros boudins), puisque la quasi-totalité du run aura lieu en Alsace et dans les Vosges, aussi pour visiter la concession, et surtout parce qu’on aime rouler sur nos Harley.

 

Pendant ce Meeting nous sommes hébergés dans un village-vacances qui est plus habitué aux bikers sans moteur avec de gros mollets qu’aux bikers avec de gros bras, c’est le domaine de Mongade à Plainfaing.

Pour cette raison le barman avait été prévenu afin que de son bar le plein soit fait.

 

Bien qu’il fît une réserve qu’il estimait conséquente, en moins d’une heure il n’y eu plus que du coke en stock.

 

Le temps de faire un billard, un baby-foot ou pour d’autres quelques longueurs d’une piscine chauffée à 30° (ça me va), et le mal est réparé.


Après le repas, certains tenteront de réitérer l’exploit du début de soirée (de mettre le bar à sec). Ils y passeront la nuit sans succès.

 

Samedi matin, départ de la balade à 10h.

Malgré l’heure très honnête, on en voit quelques-uns qui se grattent le casque.

 

Le convoi est organisé en trois groupes avec un road-captain et un safety par groupe.

 

Curieusement, bien que les groupes soient sensés se suivre, l’ordre d’arrivée aux points de rendez-vous ne sera pas toujours celui du départ.

 

A ce jour, je n’ai pas encore trouvé l’explication à ce phénomène.


On se dirige vers Fraize, pour bifurquer vers Longemer.

La route sinueuse grimpe, à travers bois, le flanc des Vosges.

 

Elle est de plus en plus étroite quand on dépasse une bande de cyclistes qui s’avère en fait n’être que les lâchés d’une course de plusieurs centaines de coureurs.

 

Les dépassements sont sportifs sur cette montée où deux motos auraient déjà du mal à se croiser dans les virages.

 

Fort heureusement aucun véhicule ne viendra dans l’autre sens.


On arrive au col, ça sera plus cool, pas longtemps.

Une reconnaissance de tout l’itinéraire avait été faite par les road captains moins de 24 heures avant.

 

Ayant été repérés par la DDE, celle-ci s’est empressée, dès leur passage et avant notre venue, de recouvrir plusieurs kilomètres de la route des crêtes d’une couche de trois cms de gravillons.

 

Ils ont dû les mettre pour notre sécurité, comme les gilets fluo ou les grandes plaques d’immatriculations à l’allemande qui font partie des mesures gouvernementales en projet pour notre sécurité.

 

Ces deux épreuves ont été passées avec succès.

A partir de là on entre en Alsace, si on en verra encore de toutes les couleurs, il s’agit des lacs – lac vert, lac blanc, lac noir.

 

Le lac vert, visible de loin, est plutôt bleu. Le lac blanc n’est pas plus blanc que le lac noir n’est noir, sauf en hiver où les trois lacs sont blancs.

 

Mais aujourd’hui le temps est au beau, comme il fait toujours beau en Alsace quand les météorologues nous prédisent des averses.

 

D’ailleurs si ces lacs des Hautes-Vosges existent encore aujourd’hui, c’est qu’ils ont été domptés, afin qu’il y ait de l’eau sur ce flanc est des Vosges, une des régions les moins arrosées de France.

Sur les bords du lac noir, l’Auberge du lac noir (et pas blanc, fort heureusement), nous accueille pour le déjeuner.

 

C’est ici que nous rejoint un biker qui n’a plus qu’à mettre les pieds sous la table.

 

Bien qu’il soit venu en 125, ce n’est pas la raison de son retard. Il s’agit du grand Hanspeterg reporter-baroudeur bien connu.

 

Ce matin même il venait de récupérer sa moto avec laquelle il a exploré ce printemps la Tanzanie.

 

Quelques vérifications à faire sur sa machine préférée, des forces à reprendre (il videra subrepticement les assiettes de ses voisins et voisines de table) et dans deux jours il repartira vers le rallye Hog de Norvège, avec d’autres membres du Lorraine Chapter.

 

Après le kougelhopf glacé au kirch d’Alsace on redescend dans la plaine en traversant le parc naturel régional des Ballons des Vosges.

 

A Riquewihr, la plus charmante des bourgades médiévales, on fait une pause culturelle attablés à la terrasse d’une winstub devant une boisson régionale bien fraiche et moussante.

Nous quittons Riquewihr par un chemin de vigneron.

 

Vu du haut, avec ses murs colorés on dirait un village de conte dans un écrin de vignes.

 

Direction Sainte-Marie-aux-Mines en passant par Ribeauvillé, puis par de belles routes forestières nous rejoignons le col du Bonhomme avant de plonger vers Plainfaing.


A peine le temps de profiter un peu de la piscine, avant les jeux-apéritifs.

 

C’est simple, il y des questions concernant notre passion préférée, et des réponses.

Pour cinq bonnes réponses il y a un apéro, il y en a qui prétendent que l’alcool est nocif pour les neurones!

 

Ici chacun constate l’effet positif de la promesse d’un verre sur la vivacité de ces mêmes neurones.

 

Nos amis italiens en arrivent même à donner les bonnes réponses avant d’avoir entendu la traduction de la question dans leur langue.

 

Après la photo, en revenant dans la salle, celle-ci était dans une semi-obscurité et chacun était revenu à sa place.

 

Une chaise solitaire au milieu de la salle était occupée par une ladies.

Comme je regagnai ma place, je fus dépassé par un personnage en noir.

 

J’en déduisis que le Lorraine Chapter avait décidé de nous présenter une reconstitution de la victoire d’un certain évêque de Metz sur l’affreux dragon qu’était le Graoully.


L’évêque, plutôt fringué comme un policier américain,  se mit soudain à cracher du feu (d’habitude c’est Graoully-le-dragon qui crache), pour l’instant je n’ai rien compris à la pièce, ça doit être une version moderne..

 

Sylvie dont la chevelure rousse a faillit prendre feu, prend du recul,

La ladies sur sa chaise n’apprécie pas cette façon de lui déclarer sa flamme et tente de s’enfuir, elle est aussitôt rattrapée par un sbire du pseudo-policier qui était caché dans la salle...

 

L’évêque-policier n’a plus de feu, il fume de rage, arrache ses habits (les siens, pas ceux de la ladies),

quasi déplumé, de plus en plus furieux, il tente de terrasser la ladies, avec un lance-flamme.

 

Pas de chance, c’était une bombe de chantilly, il en bave de colère, attrape la ladies, la retourne dans tous les sens, la jette à terre, lui saute frénétiquement dessus.

J-P en tremble pour elle, c’est la fin. Soudain, en lui arrachant ses habits, miracle, le signe du dragon (qui est ce qu’est la croix pour un vampire) apparait sur les mollets de la ladies.

 

Le dragon est terrassé, cachant sa misérable honte sous un drapeau américain, il repart la queue entre les jambes. Applaudissement dans la salle !

 

J’ai bien aimé ce spectacle, et allez savoir pourquoi, je passerai une très bonne nuit.

 

Si cette nuit fut aussi courte que la précédente, l’air vosgien rend le sommeil réparateur et on se réveillera de bonne humeur.

En milieu de matinée nous quittons nos amis anciens et nouveaux avec un petit pincement au cœur.

 

S’il reste bisannuel, il faudra patienter deux ans jusqu’au Graoully VI.


Nous avons passé avec le Lorraine Chapter deux jours formidables.

 

Je ne vois qu’un seul point noir, notre appareil photo a fait la tête (mais là, personne n’y peut rien).

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article Jean-Paul, photos Marie-Louise, Françoise, Ludo

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