VOYAGE EN CORSE du

REIMS

CHAMPAGNE CHAPTER

O Catalinetta bella, tchi, tchi, Ecoute l’amour t’appelle, tchi, tchi…….

 

Et c’est ainsi aguichés que dix sept aventuriers et aventurières sur onze montures lourdement harnachées, embarquèrent un samedi soir à Toulon à destination de Bastia, pour découvrir cette partie de la France appelée Ile de Beauté.


A peine débarqué sur l’île, votre serviteur a vu toutes ses certitudes bouleversées en un instant : un indigène de passage, sans doute excédé par la horde d’envahisseurs motorisés débarquant du ferry-boîte, nous a asséné brutalement et sans que nous l’ayons sollicité, que nous n’étions pas en France, là, et que selon lui, nous devions descendre de Gaulois pratiquant l’élevage de bovins, reconnaissables aux tas de paille usagée empilés devant chez eux.

Puis il nous a laissé là avec nos interrogations sur nos origines et nos doutes concernant nos connaissances en géographie, connaissances que nous pensions jusque là très étendues.


Presque déprimés par un tel accueil, nous avons toutefois pris sur nous et la route de Saint Florent, petite bourgade bucolique située quelque 185 virages plus loin vers l’ouest, en empruntant la route entre côtes..


Devant un paysage d’une telle beauté, nos cœurs se sont réchauffés et nous avons entrepris sereinement l’expédition vers le Cap Corse puis re-Bastia, incognito cette fois et re-Saint Florent.

Au bout de 300, j’ai arrêté de compter les virages en me disant que compter les petits morceaux de lignes droites allait être plus rapide et surtout plus facile.


Effectivement, ça l’était !


Pareil pour la route qui nous a conduit à Porto, puis Ajaccio.


Ensuite, pour vérifier si nous prenions suffisamment d’angle dans les petits virolos sournois, nous sommes descendus jusqu’à Propriano mais en faisant une longue incursion à l’intérieur des terres par Aullène.


Ca tournait bien, sans frotter, dents serrées et tout le reste aussi, comme disait ma tante Félicie.

Alors les deux jours suivants, Bonifacio et Pinarellu, je vous dis pas.

 

De la rigolade, enfin, euh, oui, si, quand même un peu.

 

En tout cas, nous on tirait plus droit. (je parle de la route)
A Pinarellu, halte de 2 nuits pour bien tout remettre en place et célébrer une fois de plus l’hymne à l’amitié que représente un tel voyage.


Au passage, je vous raconte pas la beauté des paysages et de certaines villes traversées, les vestiges de civilisations passées, des luttes barbares pour la possession de l’île, etc…

 

On sait presque tout, maintenant.

Le dernier jour, pour aller à Corte, plus de mer !

 

Nada !

 

De la montagne et, et, et….des virages.


Et de Corte à Bastia, on se cale bien contre la passagère et on somnole un peu sur la longue ligne droite finale.


En résumé, on a eu l’île, la beauté, (mais nous, prudents, on avait amené les nôtres, de beautés), les cochons et autres animaux dits de ferme au milieu de la route, la mer, le ciel bleu, les merveilleux paysages et le soleil (sauf à Ajaccio et là je voudrais dire à l’Office de Tourisme que la « pleut », c’était pas nécessaire),

Et finalement, embarquement à Bastia et après un plantureux repas à bord du ferry et une nuit réparatrice, l’horreur liquide nous attendait à Toulon : la pluie.

 

Pas une petite rincette, non, une vraie, une forte, une sournoise, qui mouille tout, qui s’insinue, qui dégouline à l’intérieur de la combine étanche avant que t’aies eu le temps de tout fermer.


Encore une belle invention, tiens, l’étanchéité : quand c’est mouillé dehors, en principe, ça peut pas rentrer dedans.

 

Mais quand c’est déjà mouillé dedans, eh ben, ça peut pas ressortir non plus. Cqfd.

Enfin, je dis ça, mais moi, j’avais l’auto et la remorque qui m’attendaient à Toulon vu qu’à mon âge faut prendre le bon et laisser le mauvais qu’il y a autour pour ceux qui ont encore des choses à prouver.


Moi, c’est fait et je vous dis : …………à la prochaine.

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article Pierre, photos Reims Chapter

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