Visite du Musée

des

ARTS FORAINS

Paris Bercy, le 18 mars 2012

Première grande sortie de l’année avec les motos.

 

Les autres avant, c’était avec les autos.


Aller de Reims à Paris par l’autoroute, c’est 90 minutes. Par les petites routes, c’est plus, forcément. Même quand on se trompe pas.


Comme c’était la sortie du Director, on s’est pas trompé, forcément.


Après avoir longé la Marne, on a traversé les contrées hospitalières de Seine et Marne par la Vallée du Petit Morin. On a vu son frère, le Grand Morin.

 

En traversant un village, on a même vu le petit qu’à le pain.

Après maints tours et détours, nous voici passant sournoisement sans payer derrière le péage de Coutevroult et reprenant l’A 4 jusqu’à Bercy, unique objet de notre déplacement.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Musée des Arts Forains est un endroit extraordinaire, généralement pas ouvert au public sauf pour les groupes.


Or nous étions plusieurs, une vingtaine, nombre largement suffisant pour constituer un groupe, d’après le Petit Larousse ainsi que tous les mathématiciens que j’ai consulté avant de proférer l’affirmation ci-dessus !


En plus, comme j’avais demandé poliment, on nous a autorisé à mettre les motos à l’intérieur du site. Nananère…

Dans les anciens entrepôts vinicoles de Bercy, le Musée regroupe des vieux manèges avec des chevals de bois qui montent et qui descendent, des vélos qu’on est tous dessus et que c’est même nous qui fait tourner le manège en pédalant, dans un bruit d’enfer.

 

Ailleurs, des manèges tellement lents que tu te sens revenir des idées que tu pensais même plus que ça existait, n’est-ce pas, chérie ?

On a joué à La Course des Garçons de café et on a vu plein d’autres vieilles attractions foraines, inconnues pour la plupart des participants tellement les manèges étaient vieux et les participants jeunes (je dis ça pour me faire bien voir, hé, hé, hé..)

 

Dans d’autres salles, il y avait un spectacle d’opéra avec chanteurs aux balcons, lumières et tout et tout, des personnages illustres, des décors magnifiques.

 

Plein les yeux, on en avait.

Faut y aller pour voir, tellement c’est extraordinaire et dépaysant (en un seul mot).

On était comme des adolescents un dimanche devant la vitrine d’un sex shop fermé : la bouche bée, la langue pendante, les yeux écarquillés, le souffle court, le cœur affolé.


L’émotion à l’état pur, quoi.

Et l’émotion, ça creuse, alors vite au restau.

A deux pas de là, pendant que les motos jouissaient encore de la paisibilité de la cour du Musée, nous avons succombé à la sustentation à l’Auberge Aveyronnaise où l’aligot et la saucisse se livrent une bataille sans merci..


Au début la saucisse avait perdu car l’aligot l’avait entièrement recouverte.

 

Entièrement ? Non, car un bout de saucisse dépassait encore de la purée et nous défiait effrontément.


Mais le combat de la saucisse essayant de s’extraire de sa gangue aligoteuse n’a finalement ému personne et nous avons tout dévoré en attendant l’énorme dessert et le kawa.

Après les miams de l’esprit, nous avions sacrifié aux miams du corps : Mens sana in corpore sano, disait le poète qui causait bien le latin, vu qu’il l’était, poète et latin.

Le retour s’est passé sans concombres et tout le monde a été satisfait de sa journée.

 

Certains m’ont même appelé de leur chambre à coucher pour me dire qu’ils étaient ravis au lit.

En vérité je vous le dis : quelle belle journée nous avons passé là !

 

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Article Pierre, photos Pierre et Remy

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