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Chaque semaine, Dominique Dillenbourg, gérant de West Forever vous raconte la petite histoire qui fait la grande

et répond à une question d’un lecteur de votre Webzine préféré !

 

Bodie, ville fantôme.

Il y a quelques décades, on pouvait encore découvrir de vraies villes fantômes aux U.S.A. Il fallait faire la différence entre celles de l’époque de la ruée vers l’or et les autres, abandonnées plus récemment, qui ne présentaient pas encore d’intérêt historique.

 

Certaines ont été récupérées avec plus ou moins de réussite. Calico par exemple, ville fantôme située près de Barstow (et Bagdad Cafe) en Californie, est vraiment un piège à pigeons, un exemple parfait de tourisme raté.

 

Il en va tout autrement de la Ghostown de Bodie, elle aussi en Californie, située au piedmont Est de la Sierra Nevada, pas loin de Mono Lake.

 

Au départ, en 1876, il ne s’agissait que d’un camp de base pour chercheurs d’or, mais avec les quantités impressionnantes trouvées, elle s’est vite développée. Elle a compté jusqu’à 8000 habitants.

Il y avait des bars, des tripots, des bordels, mais aussi une école, un chemin de fer, deux églises et un cimetière. Bref, un village western comme vous les avez vus dans les films de votre enfance.

 

La vie du lieu fut très courte puisqu’en 1917, Bodie fut déjà mentionnée comme ville fantôme, mais une des mines a quand même continué à fonctionner jusqu’en 1942, tout comme le bureau de poste.

 

Situés à 2554 mètres et donc à l’abri de la vermine, les bâtiments en bois ont été bien conservés et, heureusement, avant que les pilleurs de reliques ne puissent s’en donner à cœur joie dans les ruines, Bodie est devenu, dès 1962, un « State Park » de Californie.

 

Pour s’y rendre, il y a plusieurs kilomètres de piste (en bon état) à parcourir. Une fois sur place, les photographes s’en donneront à cœur joie !

photos, Gérarld Garbez et Vincent Wischlen

 

Question à Dominique :


Salut Dominique. Ici Bernard C… , on se connaît de Grimaud, Morzine, etc. J’aurai bientôt les thunes et je rêve de faire la 66, mais tu m’avais dit un jour que ce n’était pas la première destination à choisir. Vu qu’on envisage de partir à plusieurs, tu peux me rappeler tes propos ?

La 66 est une route mythique, on est bien d’accord là-dessus, mais c’est son histoire qui l’a rendue mythique, pas ses paysages. Lis ou relis « Les raisins de la colère » de Steinbeck et tu comprendras pourquoi il en est de la sorte, quelle densité, quelle force cette route dégage. C’est une route historique, sociale, culturelle aussi, car elle permet de s’immerger dans l’Amérique profonde et de comprendre l’esprit des pionniers qui ont fait ce pays. Mais il n’y a que 2 parcs sur cette route : « La Forêt pétrifiée » et « Meteor Crater »… Tous les parcs dont tu rêves, le Grand Canyon, Monument Valley, le Yellowstone sont ailleurs, plus haut. Si c’est l’Amérique des westerns de ton enfance et des grands espaces que tu rêves de trouver, ce ne sera pas sur la 66, mais si tu places l’histoire et la culture en premier lieu, tu ne seras pas déçu de la Mother Road. A toi de voir ! En général, si c’est la première fois, je suggère toujours de préférer l’Ouest, le grand Ouest ! Et pourquoi pas d’emprunter la 66 sur des petits tronçons, juste pour pouvoir dire j’y étais ? Et puis c’est dans sa traversée de l’Ouest qu’elle est de toute façon la plus belle. Alors, oui, la 66 : bravo ! Mais pas pour un premier voyage en Amérique… C’est mon humble avis…

 

 

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