Harley’s Bidons d’Orléans aux

Nuits de Sologne

première scène face à 15 000 personnes !

L’histoire de la troupe des Bidons débute en 2010 pour ce qui devait être une fantaisie, un concert unique lors de la soirée VIP des 10 ans du Chapter d’Orléans.

D’œuvres caritatives, en animations puis, des Harley’s Days de Morzine 2011 au Festival Arts Récup’ 2011, la troupe se renouvelle, trouve son rythme, s’étoffe et percute les oreilles du président Pascal ANDRE et de Gérard MONCHAUX alors à la recherche d’une idée originale pour les 10 ans des Nuits de Sologne.


L’idée d’une Battle opposant le genre très classique de l’Harmonie de Sully sur Loire aux résonnances industrielles de nos Bidons, prend forme.

Le tout rehaussé d’un spectacle pyrotechnique à grands renforts de flammes, de rampes et d’artifices face à un public de 15 000 personnes.
Harleylluia ! Nom d’un Bidon, quel défi !
 

Pour chacun de nos groupes il s’agit d’un challenge impressionnant. Un événement exceptionnel. Et pour se hisser à la hauteur de l’espérance, nos répétitions s’intensifient jusqu’à la douleur qui s’inscrit dans nos muscles.


Puisqu’il s’agit d’une Battle ce sera les « Anges blancs » de l’Harmonie de Sully, contre les « méchants Bikers » des Bidons ; le blanc contre le noir ; la classique dualité du Bien contre le Mal.

Nous arrachons à l’été deux répétitions communes avec l’Harmonie, la troisième étant la générale, le jour J.
 

Samedi 7 septembre 2013 est le D Day.
Le spectacle est prévu à partir de 21h00.


Dès midi nous sommes au taquet, sur le site du Domaine de Chalès dont les 35 hectares sont amoureusement entretenus par les bénévoles annuels.


Pour l’heure, ce sont 207 bénévoles en Teeshirt bleus qui achèvent les derniers préparatifs, assurent les repas - 800 kg de frites seront vendues ! - et accueillent avec chaleur et bienveillance le flot continu de la foule arrivée très en avance.

Les 13 membres de l’équipe dirigeante « campent » sur le site depuis une semaine… Ils sont la force tranquille, l’équilibre sur lequel il fait bon compter.

 

Ils misent sur le succès des années passées, mais cette année, l’année de leurs 10 ans d’existence revêt un caractère particulier puisque les places se sont vendues à guichet fermé !


15 000 places !! En juin, tout était complet: du carré VIP, aux pelouses et aux 8 500 chaises (installées et fixées entre elles – le tout en 4 jours !).

Et si d’aventure, cela ne nous mettait pas un tout petit peu de pression, voici d’autres chiffres: 40 gendarmes pour assurer la sécurité sur les routes, autant sur le site, 4 tonnes d’artifices autour de 10 artificiers patentés occupants le terrain depuis 8 jours, 1500 lignes de feux, 120 000 Watts de sonorisation, 4 énormes groupes électrogènes pour alimenter tout le site, 38 jeux de lumières robotisés, des flammes, … du rêve à l’état brut quoi !


Un coup d’œil du haut de la scène en direction du public dont les tribunes sont encore vides et, là, cette fois, ça commence à monter.

Un repas rapidement expédié et la « Générale » commence.

Il s’agit de régler les balances sons, de vérifier le minutage de nos morceaux respectifs, de répéter notre entrée …

 

Et pour la circonstance, elle doit être percutante cette entrée !!

 

La surprise doit être totale pour le public: pendant que les « Anges de l’Harmonie » jouent, nous, dissimulés derrière un espace boisé et barricadé, devons faire irruption et perturber leur morceau.

 

Toutes sirènes hurlantes de nos motos, flashers crépitant, habillés de noirs, visages hostiles et peints, nous devons forcer le trait pour engager la Battle…

17h00, ouverture officielle au public.

Nous nous imprégnons et prenons nos marques. L’après-midi ensoleillé est idéal pour tromper l’attente jusqu’à 21h00.


Nous en profitons pour circuler entre les stands et parler avec les spectateurs. Mais … chut ! La consigne de surprise est gardée secrète.
 

Nous profitons également de cet espace-temps pour nous grimer, gommer nos sourires, entrer dans notre personnage de méchant.

 

Rôle entièrement de composition, bien entendu ! Pas de ça chez nous !!

Puis tout à coup, le compte à rebours est lancé par J-P, notre coach des Bidons.


La horde hurlante de nos motos est lancée, la barrière s’ouvre avec fracas et nous fendons la foule contenue derrière le cordon de sécurité.

Waouh ! ça le fait !! Frissons garantis.

 

Le bruit est surréaliste, les sirènes hurlent, les flashers trouent l’obscurité et des visages médusés apparaissent.

 

Des applaudissements ou des pouces levés attestent de la complicité qui se noue avec le public… (ou pas !).
La foule hésite en effet sur la contenance à adopter.

Le but est atteint: faisons-nous partie du spectacle ? Est-ce un show, un attentat, un incendie, une horde sauvage ?
Nous cahotons prudemment sur l’allée poussiéreuse. Notre avancée est particulièrement instable, la concentration au maximum.

Encore des sourires, des visages stupéfaits, des mains contre les oreilles… des pouces levés, des applaudissements avant que notre convoi ne finisse par stopper en une rangée irréprochable le long de la scène.

Les Anges, achèvent l’Astoria, le présentateur descend précipitamment de scène et interpelle les Bikers à l’allure résignée qui campe devant les phares des motos, bras croisés. Oh, les vilains-pas-beaux-méchants !!

- Mesdames et Messieurs veuillez nous excuser pour cette irruption…Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Que voulez-vous ? Vous rendez-vous compte que vous interrompez un morceau magnifique ? En plein spectacle !? ça ne vous dérange pas ?


- Oui et alors ? Tu appelles ça de ma musique, toi ? Eh, bien pas nous !! Nous allons vous montrer ce que c’est de la musique, de la vraie, du rock, quoi ! rugit JP.
 

Nous avons déjà grimpé sur scène et en un éclair la bâche est arrachée, les bidons sont sous les projecteurs.

 

Un-deux- / Un-deux-trois-quatre… !!

Et boum, tac… un premier rythme métallique trouble la quiétude de la faune Solognote.

Les Anges répondent par des pancartes hostiles. « Remboursez ! » « Stop ! » « Hou ! » « C’est du bidon ! »
 

David fait intervenir le public pour garder les Bidons.
Oui ? Non ?
Le public nous garde – Ouf ! C’est heureux !!
La Battle est lancée !

 

L’alternance se poursuit jusqu’au final où David - provocateur - s’adresse au public :
- Ok, on a vu ce que vous croyez savoir faire, avec vos baguettes et vos gamelles, mais croyez-vous pouvoir jouer avec l’Harmonie ?

Le public est éloigné de la scène, mais l’agitation monte jusqu’à nous.


- Oui, M’sieur et on relève le défi, même ! Hurle JP.
 

Avec ses ailes d’Ange et son auréole, c’est à présent Stéphane qui dirige nos formations hétéroclites, disparates et antinomiques. Le tableau doit valoir le coup d’œil !

Nous avions opté pour la musique de Backdraft – ce film de Ron Howard en 1991 à la gloire des Sapeurs-Pompiers Américains, où le sujet du feu est traité comme un véritable être humain.

Et ça commence comme un coup de tonnerre : un seul coup frappé à pleine puissance sur nos bidons, avec un ensemble parfait.

 

Puis comme un cœur qui bat, le solo de JP pendant que l’Harmonie scande des accents puissants que nous reprenons à tour de rôle pour atteindre un rythme obsédant.


C’est émouvant et magique. Certains diront avoir frissonné d’émotion.


Impossible d’avoir froid pourtant avec les rampes de flammes derrière nous…

Alors… romantique le Biker ? Ça se saurait… !

Le morceau s’achève comme il a commencé : par trois grands coups vibrants. On l’a eu ! On a tenu notre pari !!
 

Nous saluons nos adversaires ; Stéphane et JP s’embrassent. Sensibles les garçons !


Le tumulte couvre les paroles de David qui relance la Battle mêlant cette fois la participation du public.

 

We Will Rock you du groupe Queen - s’y prête parfaitement. Le public scande. Chacun donne le meilleur. L’assemblage prend.

 

Du grand bonheur !

Un dernier salut commun en direction de notre public : nos fans de la première heure sont en délire, la voix brisée ; l’envolée de nos motos dans la même ordonnance soignée que notre entrée et … la nuit nous enveloppe.
 

Quelques temps après, allongés sur les pelouses, la tension retombe enfin.


Le nez dans les étoiles nous allons pouvoir suivre le plus beau et le plus majestueux des feux d’artifices jamais contemplé.

 

Une heure trente de féérie, de grâce, de légèreté et d’explosions magistrales.

A maintes reprises, nous ne savons plus où donner de la tête et des yeux. Il n’est plus questions d’exclamations, le public est tout simplement muet d’admiration.

 

Bien plus tard - fort tard dans la nuit - après la tentative hasardeuse de traversée d’un sanglier (en quête d’un autographe ?) devant notre moto, nous retombons dans l’anonymat… assommés par ce que nous venons de traverser.

 

L’avons-nous vécu d’ailleurs ou l’avons-nous tout simplement imaginé l’espace d’un temps suspendu ?
Le Temps est-il la roue qui tourne ou bien la trace qu'elle laisse ?

Une chose est certaine, la troupe des Harley’s Bidons tient à exprimer sa profonde reconnaissance envers les organisateurs Pascal ANDRE, son frère Frédéric, ainsi qu’à Gérard MONCHAUX et Dominique son épouse, cette poignée de passionnés sans qui l’idée de cette rencontre n’aurait pas eu lieu.


Une nouvelle aventure humaine a laissé son empreinte pour les 10 ans de ce fabuleux spectacle. Nous sommes particulièrement fiers d’avoir pu la partager comme une expérience inoubliable.

 

La rencontre avec l’Harmonie de Sully a été également un challenge fantastique et original. Nous avons beaucoup rit et pu partager des instants magiques.

 Il n’est pas exclu de nous revoir, d’ailleurs… ! Ce sera avec grand plaisir. Nous leur souhaitons en tout cas bonne continuation dans leurs projets futurs. Et de très longues histoires à écrire encore pour les Nuits de Sologne ! Leur réputation n’était pas usurpée. Un immense MERCI à tous !

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article et photos Catherine

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