Le Chapter de Toulouse

dans le GERS

Le Gers, ça ne se visite pas, ça se mérite !

 

Cette région où l’on voit encore ces bikers sauvages en liberté, crinière au vent.

 

Ils ont généralement l’esprit vif, le cœur bon, la tête chaude.

 

Malgré leur faible nombre, ils circulent en harde et prolifèrent plus particulièrement dans notre pays cathare, toujours avides de territoire nouveaux à explorer.

 

Mais où sont-ils et qui sont ces mystérieux bikers ?

Le « Road Captain » : Le plus connu d’entre eux, descendant des Améhachdés (branche éloignée des Amérindiens), ayant la capacité à mener sa harde au travers des départementales.

 

Il y a 110 ans, ils étaient des centaines à parcourir le monde.

 

Aujourd’hui, on n’en compte qu’un spécimen par harde.
 

Les « security officer » : reconnaissables par leur crinière jaune ou orange.

 

La sécurité est souvent assurée par ces mâles dominant qui s’imposent des « Rides » perpétuels sur ces départementales sauvages qui ne pardonnent pas.

 

Ce sont des bikers à la crinière hirsute, respectés mais craints à la fois. Aujourd’hui on en compte entre 5 et 10 spécimens par groupe.

Il y a les G1, les G2, les G3 dont la flamme rouge.

 

Parfois, par la sélection naturelle des meilleurs individus, certains G2 passent en G3 et inversement, quand les G1 se cherchent… Oui, une hiérarchie doit s'installer pour un bon fonctionnement à l'intérieur de la harde.

Les « Members » : aussi appelés « Urban Bikers », les plus nombreux, plus de mille répartis dans le territoire cathare.

 

La rudesse de nos régions leur a donné une constitution solide, ce qui fait d’eux des bikers à part entière. Ils circulent parfois seuls, parfois en couple.

 

Ils sont sociables et en général bien acceptés par les populations locales. Ils peuvent atteindre une centaine de spécimen par harde.

Leurs robes sont très variées et sont un moyen d'identification. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins. Il existe de nombreuses dénominations dont la plus courante est « 110TH ».

Nous menons donc notre investigation, ce dimanche 17 mars, dans le Gers. Renseignements pris auprès du CRBS (centre de recherche sur les bikers sauvages), une gasconnade serait en préparation. Mais qu’est-ce donc ? (Ndlr : indice : la gasconnade est au Gascon ce que la sardine est au port de Marseille...).

Pour certains, cela remonte au 19ème siècle ; en effet quelques descendants de bikers de Gascogne sont allés explorer le Missouri aux USA, pour y fonder le comté de Gasconade (Ndrl : et ce n’est pas une galéjade !).

Pour d’autres, il s’agit de rendre hommage à un certain Charles de Batz-Castelmore, un obscur homme de guerre, né dans le Gers, qui porterait aussi le nom de « d’Artagnan », à qui le roi de France aurait confié la délicate tâche d’arrêter un certain Nicolas Fouquet.

Notre enquête semble prometteuse. Les premières traces de pneus, nous les trouvons non loin de Toulouse aux abords d’un village.

Il semble, d’après les empreintes laissées, que nous ayons à faire à des Electra, Road King et autres HD.

 

Un Biker se serait « couché », une empreinte « 110TH » est visible (1er indice pour la Gasconnade ?).

Un peu plus loin, un nombre important de ces traces regroupées sont repérées à l’hôtel restaurant le Trèfle. Il semble, d’après Jany, la gérante qui les connait bien, qu’ils se soient abreuvés là puis repartis aussitôt.

D’après nos archives, un petit déjeuner pantagruélique les attendait après quelques heures de chevauchée. Mais de récentes fouilles ont montré que, rappelant les obélisques égyptiens, nos bikers font maintenant face à un gnomon, dont l’ombre leur indique le moment du départ ; heure plus proche de l’apéritif que du petit-déjeuner.

Mais cela n’entame pas leur volonté, on sait que la Gascogne est une pépinière de soldats ; ce qui fit déclarer à Napoléon : « Donnez-moi une armée de vrais Gascons et je traverserai cent lieus de flammes ! ».

Ainsi sont-ils passés dans ce village comme l’ombre du temps, dans un vrombissement de VTwin, des flammes sortant des mufflers, telle une armée de Ghost Riders !

« Une campagne belle où le temps perdu
Ne perd pas son temps à s’appauvrir.
Où même l’hirondelle en oublie de partir !
Les siècles ici en content des pavois
On passe de l’un à l’autre sous l’arche d’un patois
Pourtant une impression de manque me surprend
Un manque de temps lent, ce temps toujours latent
Un pays merveilleux, ici c’est Gers temps. »
 

Oui, un Gers de temps, un temps de pluie, le Gers est vert, très vert…


Une inscription sur une stèle découverte au fond d’une forêt porte l’inscription « … est une visite du Gers par un temps de chiotte ». La 1ère partie de cette inscription est malheureusement effacée (2ème indice pour la Gasconnade ?)

Nous retrouvons les traces de cette harde de bikers près de la ferme auberge de l’Aoueille, dans un petit village Gersois nommé Pouylebon.

 

Après une chevauchée estimée de quelques heures, pour une vitesse de ces bikers au galop estimée à 70 km/h, France et Christian, les propriétaires que nous avons questionnés, les ont nourris des produits de la ferme.

Nous avons retrouvé les traces du Biker Road Captain, c'est lui qui protège et dirige les autres membres vers les bons endroits pour boire, manger ou se reposer. Quand à la matriarche, la plus expérimentée qui impose la loi de la harde, pas de trace.

 

(3ème indice pour la Gasconnade ?)

D’après nos constats, environ 70 spécimens étaient présents.

 

Regroupés en cercle (4ème indice pour la Gasconnade ?), il semble qu’il s’agisse d’un moment de convivialité entre bikers, sans que l’on puisse en décuire un quelconque regroupement hiérarchique.

On suppose aussi que cette réunion gastronomique est le lieu d’intronisation, par l’étalon en chef Schuffi, des nouveaux poulains, heureux de faire partie de cette horde de bikers, sans compter la haie d’honneur à ces ladies qui ont elles aussi, avec courage, chevauchant leur VTwin, traversé ce temps de Gers.

Leur départ fut furtif et nous perdîmes leur trace. Ils se sont éparpillés dans ce pays cathare qui les a vus naître.

Nous avons donc assemblés tous ces indices trouvés :

1) Un Biker qui se couche.
2) Une inscription incomplète sur une stèle.
3) Pas de trace de la matriarche.
4) Regroupement en cercle.

Voilà, en ce début d’enquête, nous pensions que cette gasconnade était reliée à une commémoration historique aux origines incertaines.

Comme nous, vous constatez qu’il n’en n’est rien.

 

Cette Gasconnade reste encore mystérieuse.

Nous savons d’ores et déjà que d’autres hordes seront prochainement dans le Minervois, les Gorges de Galamus, la Montagne de la Clape, le Haut Cabardes, la Sierra de Guara et bien d’autres.

 

De grandes transhumances annuelles sont aussi prévues ; la Transpy, dont il se dit que c’est la 20ème et qu’elle sera exceptionnelle, le regroupement international inter hordes de Grimaud… Beaucoup de travail en perspective, nous ne manquerons pas de vous faire part de nos recherches que vous pouvez suivre sur l’agenda de notre site du Toulouse Chapter.

Morale de l’histoire « Baou meilhe un qui sap, Méléou que cen qui cercun » : il vaut mieux un qui sait, plutôt que cent qui cherchent !

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  article Georges, photos Françoise et Angel

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