le H.O.G Chapter de Troyes

 

aux 48 heures Européennes

 

d'Automobiles Anciennes

 

Le POTCF aux 48 Heures Européennes d’Automobiles Anciennes de Troyes: concurrence amicale de pétarades et de (good)vibrations…

7, 8 et 9 septembre 2012…48 heures…Eh oui, si vous comptez bien, ces deux jours-là sont tellement occupés et facétieux qu’ils ont besoin d’être Troyes…euh…trois !

Depuis 1986, tous les deux ans, la cité des Tricasses (vous savez, cette tribu d’olibrius casqués qui auraient certainement été bikers s’ils n’étaient gaulois) se décarcasse et oublie ses tracasseries à l’occasion d’une extraordinaire fête de la voiture ancienne: les 48 Heures Européennes d’Automobiles Anciennes de Troyes (www.48heures.com si vous souhaitez en savoir plus)

Le Pays d’Othe Troyes Chapter est partenaire officiel de cette manifestation pour la quatrième fois.

 

En charge de la circulation, du guidage et de la sécurité des six rallyes (3 le vendredi et 3 le samedi) qui émaillent le week-end.

 

Sans compter un rôle de bon pasteur pour les brebis égarées néerlandophones ou « polonophones » qui ne manquent pas de chercher désespérément leur hôtel dans un grand nuage d’huile et de postillons…

Imaginez…400 véhicules anciens venus de toute l’Europe, en particulier de l’Est, où l’on sait ce que passion longtemps réfrénée veut dire.

Par exemple, Tatra, de Tchécoslovaquie, vous connaissez ?

 

Imaginez un long huit cylindres blanc en Aluminium, un V8 refroidi par air, suspendu à l’arrière du châssis.

 

Trois phares jumeaux sur une proue dépourvue de calandre, de grandes ouïes terminant l’habitacle pour refroidir la bête.

 

Et l’inévitable épine dorsale de saurien mécanique…

 

La conception en 1935 de ce qu’aurait pu être le futur…ébouriffant…

Ou encore la sidérante Stanley à vapeur, totalement silencieuse à part le bruit feutré des jets de vapeur blanche qui enrubannent mystérieusement sa carrosserie, elle-même typique du début du siècle dernier.

 

N’attendez-pas le panache de fumée noire, les escarbilles, le rougeoiement d’un foyer à charbon maculant son propriétaire…

 

Non, l’eau est chauffée par de l’essence, il faut simplement penser à trouver quelques dizaines de litres de pure flotte tous les 100 kilomètres, ou se faire accompagner par une citerne…

Ca me rappelle un gag de Francis Blanche, qui avait truqué sa voiture avec deux réservoirs, arrivait en poussant sa caisse, demandait le plein d’eau au pompiste, et démarrait le plus naturellement qui soit…

Enfin, car je ne vous infligerai pas la description de centaines d’ancêtres, une fascinante Panhard et Levassor, l’ «Antoinette» de 1891, sixième voiture jamais vendue sur cette planète (au maire de Troyes)

 

Pour la description, c’est simple : look hippomobile sans chevaux, même pas de timon de secours en cas de panne…

Admettez tout de même qu’il y a une communauté d’émotions (j’allais dire de « valeurs », mais ça le fait trop) entre ces grand-tantes à quatre roues, rutilantes et pétaradantes, et nos montures favorites.

 

Les spectateurs du reste ne s’y trompent pas. Nous partageons, passionnés comme leurs pilotes, les bonheurs et hasards de l’asphalte, et dans une certaine mesure, les caprices des météores, vu le manque d’efficacité prévisible de certaines capotes et autres artifices prévus à l’évidence pour abuser la confiance des voyageurs.

De météo, justement, parlons-en…Elle fut radieuse pour le bonheur de tous.

Quant-à l’aspect pratique de notre participation, vous l’imaginerez sans peine en transposant à un convoi de voitures anciennes les techniques d’encadrement qu’utilise la sécurité d’un HOG chapter.

 

Avec en plus le privilège d’admirer toutes ces merveilles mécaniques en mouvement lorsque nous en remontions les files, pouvant aller jusqu’à 70 véhicules .

 

Nous avons reçu de nombreux témoignages de satisfaction des participants, soulagés des embûches de la route et des contraintes d’un road-book pour se consacrer exclusivement aux joies de la balade et au plaisir un peu enfantin de la représentation.

Bien entendu les estomacs ne furent pas oubliés, répondant « repu ! », du barbe-cul au dîner de gala.

 

Nous n’avons pas manqué non plus, le dimanche, plus statique, de faire plusieurs tours d’honneur du circuit dessiné en centre-ville, histoire de brièvement concurrencer les concours d’élégance des autos anciennes par l’effet massif et sonore de notre essaim fluo, circulant en « V », enfin presque, pour le bonheur d’époumoner nos sirènes…

Voilà…Se rendre utile en y prenant un rare plaisir, c’est le luxe du bénévolat, autant que l’idéal des grands enfants ! A dans deux ans !

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article Bertrand, photos Philippe

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