Director’R Run

Lorraine Chapter

Nous partîmes 500 … en réalité quelques 52 montures et 64 fidèles compagnons.

Notre point de rassemblement fut fait là où notre histoire commune a commencé, là où nos fidèles compagnons ont un jour et contre moult piécettes, pris possession de leur monture … celle qui fait la fierté de leurs propriétaires et qui jamais ne les abandonne.


Notre brave commerçant nous accueillit chaleureusement dans ses lieux pour nous faire partager, en compagnie de ses braves disciples, quelques litres de bon café bien chaud et des morceaux de pain en forme de lune qu’il nous confie avoir baptisé « croissant ».

Dame Michèle, venue du territoire de Forbach, une contrée lointaine jadis détenue par l’empire germanique, en profita pour nous faire goûter moult pâtisseries et sucreries à l’occasion de son vieillissement (nul doute qu’elle préfèrera le mot anniversaire).

Après quelques consignes à nos preux et vaillants pisteurs, reconnaissables à leurs atours couleur poussin, nous partîmes à travers monts et vallées sur les chemins tracés de nos terres, la Meuse, la Meurthe et Moselle et la Moselle.

 

Quelles merveilleuses sensations que de parcourir ces terres fertiles et pourtant tellement chargées par l’histoire douloureuse de nos ancêtres.

Nous traversâmes bourgs et hameaux dont les quelques habitants, réveillés par le fracas de nos montures, quittèrent prestement la chaleur de leurs paillasses et les bras de leurs bien-aimées pour venir, en bordure de chemin, nous saluer de quelques sourires et signes de la main.


Parfois, à l’annonce de notre venue, de jeunes mères apeurées se pressèrent d’emmener, loin de notre passage, leurs jeunes effarouchées de peur que nos fidèles compagnons ne les déshonorent en place publique.

 

Mais nul ne fit fait car telle n’est pas dans les valeurs de notre confrérie (Chapter dans le texte).

Jamais nous ne posâmes pied à terre (à part à Thiaucourt pour remplir quelques réservoirs et en vider d’autres).

Le soleil, haut dans le ciel, se reflétait sur nos montures et nous cuisait la peau à travers nos protections de cuirs et d’acier (oui !!! … certains d’entre nous ont des pin’s sur leurs blousons).


Ce n’est que quand le dieu soleil pointa au zénith que nous atteignîmes enfin notre destination, au milieu de nulle part, dans un lieu isolé de tout, sur les hauteurs d’un bourg nommé Dommartin-les-Toul … la taverne du bon maitre Bonaventure.

Un vaillant boucher le gaillard !.

 

Nous pûmes enfin parquer nos montures à l’abri d’éventuels voleurs de grands chemins et nous rejoignîmes prestement l’intérieur des lieux où le tavernier, accompagné de quelques jouvencelles et jouvenceaux, nous servit quelques rasades de bonnes bières pour désaltérer nos gorges desséchées.

Le repas fut frugal et festif.

 

Nous engloutîmes quelques sangliers, quelques oies blanches, des cuisseaux de chevreuil (à vérifier quand même avant d’y aller … ce n’est pas tous les jours à la carte !!!) et bûmes quelques litres de bon vin.

Dans la chaleur de la journée, certains se firent plaisir en entonnant quelques chants païens.

 

Nous en profitâmes pour pisser à foisons et roter à l’unisson.

Ce n’est que quand le soleil disparut derrière quelques nuages et que la fin de la journée s’annonçait, que nous remontâmes sur nos montures pour reprendre les chemins de Gaulle, en direction de nos chaumières où nous attendaient (pour certains) la chaleur de nos douces compagnes et les bras tendus de nos descendances.

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article et photos Stefano

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