Ma toute, toute première fois

à Grimaud

Dans la vie, il y a a toujours une toute première fois à chaque expérience…

S’il y a bientôt 6 ans je passais mon permis moto pour piloter seulement une Harley, je n’aurais pas imaginé à l’époque les conséquences que ce caprice engendrerait.
 

Rouler souvent, seule ou en groupe, organiser des sorties, des week-ends, des semaines, suivre un groupe une journée, un week-end, une semaine.

 

Fréquenter divers festivals, concentrations,…se faire des potes, puis des amis et recommencer avec eux, changer de modèle deux ans après, le personnaliser et compléter par les accessoires vestimentaires qui vont bien, changer encore de modèle deux ans après…

Et …découvrir Grimaud et son Euro Festival !


On dit que plus on avance en âge plus on a besoin de sérénité et de calme. En vérité, à peine l’entrée franchie, c’est tout l’inverse qui se produit !

 

La musique et le ronronnement des moteurs nous envahissent, nous aspirent, nous grisent, nous attirent…

 

Nous sommes attirés par une foule colorée, bruyante, disparate, où il n’est plus question ni d’âge ni de condition sociale, où les repères sont perdus.

 

C’est un autre monde, une autre dimension, une fois les barrages de sécurité passés.

Le choc est brutal mais tous genres confondus, ces gens viennent ici pour une seule et même passion : Harley-Davidson en majorité (des Indian, Victory circulent également…) En résumé, c’est la fête du matin au soir.

 

Le Showbike, les machines transformées que chacun admire, le rêve inaccessible ou le modèle du futur joujou.

On y glane des idées, une nouvelle selle, des baggers, une peinture surprenante, une structure modifiée, un Fender travaillé…

 

La gamme complète des moteurs Harley: Flathead, Knucklehead, Panhead, Shovelhead, Evolution, Twin, Cam 88-120, Revolution,…

On y fait son shopping dans les stands spécialisés, où les derniers modèles de guidons, d’échappements ou de sirènes sont exposés.

 

Les dames leur préférant la nouvelle collection de vêtements de la gamme, se créent un look ou améliorent elles aussi l’existant, très personnalisé parfois, à la limite du politiquement correct mais toujours dans l’esprit de la célèbre marque Américaine.

 

Il y a les clous et cuir, les franges et cuir, les hipsters et les Old School, les bad boys (et les bad girls !), tatoués jusqu’à la racine de cheveux et au delà… les MC, HDC, H.O.G. Chapters… Un monde à l’intérieur du notre.

A la vie des ouvriers, commerçants, notaires, médecins, employés et retraités et là, des passionnés qui vibrent au bruit des carbus, des pots libérés ou des injections et du Rock’n roll.


Les Chapters, amis de longues dates, se sont organisés en « villages » et s’approprient plusieurs bungalows sur le site afin de vivre pleinement l’instant.


Tous les soirs des concerts, « on the beach », en plein air où l’on s’égosille jusqu’au bout de la nuit.


Du très talentueux groupe Français « The Freelers » et ses reprises de standards, au déjanté groupe Anglais « The Darkness ».

Ma préférence va une nouvelle fois à Johnny Gallagher, étonnant guitariste Irlandais qui joue le blues ou le rock avec tout autant de talent.

 

Il en impose par sa présence, sa stature, son look sans en faire des tonnes.

 

Puis ça a été le tour des « Stranglers » le samedi soir…Comment dire ? des pros, sans aucun doute, mais qui ont vieilli, comme nous… même si tous en cœur nous avons repris « Always the sun » comme il y a presque 30 ans…

 

Bref, c’est un aller-retour perpétuel entre les genres et les époques, hier et aujourd’hui…

Et puis, et puis, que de belles rencontres faites.

 

Le bonheur des connaissances et amis retrouvés, des amitiés naissantes, moments de partages et de rires autour d’un bon repas avec des membres de notre Chapter, un échange amical avec Denis, le Franc Comtois.

 

« LES » dédicaces très personnalisées que m’ont faites Philippe Gürel, Mickson, Franck Margerin, sur le Portfolio édité pour l’occasion et commercialisé exclusivement par S-One.


Le bémol: la parade du samedi. « On la fait…tu la fais ?...parce que si tu la fais, je la fais,…je te suis… !!!! ».

Effectivement, y participer au moins une fois pour clôturer ce festival.

 

Donc, on y est tous allés sous une chaleur écrasante, des moteurs qui chauffent et surchauffent.

 

On roule au pas, ou pas…on freine, on se perd, on accélère, on cherche en vain la position « neutral » et on se fait expliquer plus tard que c’est normal !... L’huile est tellement chaude !


Pourtant, c’est une expérience des plus grisantes à vivre… BB disait : « il me vient comme des désirs dans le creux de mes reins… »…

Que celui qui n’a jamais éprouvé de la fierté au guidon de sa machine me jette la première pierre !... ».

 

Harley est une légende, un mythe et quel plaisir indescriptible d’être acclamé par les passants, les spectateurs qui attendent cette parade depuis des heures, de Grimaud à Saint-Tropez dans un grondement d’enfer et sur 39 kms dans l’arrière pays !


L’Euro Festival ce n’est pas que Les Prairies de la mer.

C’est aussi la visite d’un certain nombre de jolis villages autour et des animations qui y sont organisées. Tout le monde y trouve son compte et quand le dimanche midi arrive, les bungalows se vident, les allées sont désertes.

Il n’y a plus que le bruit des techniciens qui démontent les énormes structures.

 

On s’embrasse, on se quitte le cœur serré en se disant à l’an prochain peut être ou avant, si nos sorties et les kilomètres le permettent.

 

Il y a de la tristesse dans les yeux et dans le cœur mais des souvenirs inoubliables d’une immense fête.


Je n’en resterai pas là. J’ai aimé cette première fois et je signe déjà pour l’an prochain.


Hâte de vous retrouver tous et faire la fête ensemble !

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article et photos Christine

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