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George Sand

A l’annonce d’un week-end, les 6 et 7 juin 2015 chez George Sand, il m’est revenu de penser avec nostalgie et mélancolie à cette époque, où petite fille, unique,  je suivais mes parents dans leurs pérégrinations culturelles et musicales.


Comment ne pas associer Amantine Aurore Lucile Dupin, Baronne Dudevant, dit George Sand à Fréderic Chopin ?


La rencontre magique de deux êtres sensibles, doués d’une imagination fertile. L’une romancière féconde, l’autre musicien romantique.

C’est justement la raison qui nous a fait prendre la décision de suivre le Chapter dans le Berry profond, pour un retour en arrière au début du XX° Siècle.


Peu couverts pour rouler en ce samedi matin car la journée était annoncée chaude et ensoleillée.


Nous rejoignons le Berry via la Sologne, Mehun sur Yèvre, Quincy, Reuilly (et son petit blanc encore trop méconnu …), Ste Lizaigne, Issoudun, Vouillon puis Ardentes où nous déjeunons au restaurant de la Gare.


La température commence à grimper et nous nous dirigeons vers La Chatre avec un arrêt à la Mare au Diable, du roman éponyme de notre auteure.

Lieu sinistre, s’il en est, que cette mare perdue au bout d’un chemin, à l’eau noire et épaisse, au milieu de laquelle une croix de bois est plantée.

 

On dit que ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs et pour vaincre le sort, il faut y jeter de la main gauche 3 cailloux en faisant le signe de croix de la droite.


Continuation vers le moulin d’Angibault, où le meunier venait y moudre son blé après les travaux des champs.

 

Doux clapotis de l’eau sur la roue à aubes dans un environnement ombragé, très romantique et calme.

Il faut nous dépêcher car nous sommes attendus par Monsieur le Maire de La Chatre, Nicolas Forissier qui, entouré d’une partie du conseil Municipal, nous accueille à l’hôtel de Ville.

 

 

Je doute que les Castrais aient jamais vu autant de Harley-Davidson garées dans les jardin et entendu pareil bruit.


Excellent accueil de la part de tous, tour d’ensemble de nos machines et l’admiration et l’interrogation se lisent sur les visages.

On plaisante, on rit, on propose de monter dessus puis nous nous retrouvons dans la salle où un apéritif nous est offert.

 

L’ambiance est plus solennelle et Monsieur le Maire nous fait un discours d’accueil suivi de celui de Romain, le secrétaire du Chapter, qui, lui remettant le nouveau Patch, commence…

 

"A propos de Jeanne d’Arc, vous aurez bien sûr reconnu, sur le nouveau logo du Orléans Centre Chapter, Jeanne d’Arc chevauchant une Harley.

 

Il ne fait aucun doute que la Jeanne aurait chevauché une Harley-Davidson s’il y en avait eu à l’époque.

N’empêche que les liens de la Jeanne avec notre marque sont bels et bien réels, ainsi que l’ont montré de récentes recherches historiques.


En effet, le cheval qu’elle emprunta pour aller de sa Lorraine natale à Chinon, rencontrer le futur Charles VII s’appelait « Dyna ». Ce cheval lui avait été prêté par sa tante, qui habitait le petit village Lorrain d’Avisson.

 

C’est donc sur le cheval Dyna de sa tante Arlette, eh oui, Arlette d’Avisson que la Jeanne se rendit à Chinon, car c’est là que le Dauphin séjournait.

 

Comme vous le savez sans doute, le Dauphin et sa cour étaient toujours sur les routes, allant d’un château à l’autre, et c’est pourquoi les Anglais l’avaient surnommé le « Road King ». Donc quand Jeanne arriva à Chinon, elle alla voir le Dauphin et l’exhorta en ces termes, allez, le Road King, il est temps de réclamer ton Héritage!


Ensuite, il faut bien dire que les choses se sont gâtées.

 

Elle a dû changer de monture et son nouveau cheval s’appelait « Maha ». Ah, il fallait la voir monter au combat en criant « Yah ! Maha ! ».

 

Et, finalement, les Anglais l’ont prise et l’ont brûlée. Eh oui, triste fin, mais, après ce qu’elle leur avait fait, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’ils la portent en Triumph !.."
Et oui, c’est Romain mais il est à nous et on le garde !

S’ensuit un dîner typiquement Berrichon, copieux, aux déclinaisons goûteuses, accompagné d’un Menetou Salon très frais et fruité, qui se boit comme un bon jus de fruits…au « Lion d’Argent ».


La journée a été longue et le ventre bien plein…pourvu qu’on dorme cette nuit !

Nous nous retrouvons tous le lendemain au départ à 9h30 pour rejoindre Nohant, la maison de campagne de notre écrivaine.

 

L’endroit n’a pas changé et l’âme de la maîtresse des lieux est omniprésente dans cette grande demeure bourgeoise.

On peut aisément l’imaginer dans la pièce d’à côté, prête à se mettre à la table déjà dressée, prodiguant à son demi frère Hippolyte Chatiron qui s’occupait du domaine en son absence, des conseils avisés au jardin, qu’elle aimait à s’occuper, en plus de la botanique, des ses activités politiques et bien sûr de l’écriture.

 

Elle y a grandit et élevé ses enfants, dont Maurice, qui peint les décors du théâtre de marionnettes que sa mère a monté et sculpte les têtes que George Sand habille.

 

La vie y est douce, on y reçoit beaucoup. Ecrivains et musiciens de talent s’y succèdent; notamment Franz Liszt, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas fils, Gustave Flaubert et Alfred de Musset avec qui elle entretiendra une relation très forte et tumultueuse.

Déjeuner au restaurant « L’Escargot » à La Châtre.

Copieux, encore et excellents repas et accueil.
La journée avance et nous continuons notre découverte vers Sainte Sévère sur Indre, lieu de tournage de « Jour de fête » de Jacques Tati et visite du musée où nous plongeons dans l'univers loufoque du réalisateur...

 

C'est ici, dans ce paisible village niché au cœur du Berry, que Tati signe son premier long métrage "Jour de Fête", aujourd'hui mondialement connu !

 

L'ambiance d'après-guerre nous saisit dès l'entrée dans le bureau de poste qui sert de hall d'accueil, puis nous nous laissons porter par la voix d'un enfant du village pour un voyage sonore et en 3D sur les coulisses et l'atmosphère du tournage.

Ludique et intéressant, attendrissant même.

Dernière photo de groupe et nous rejoignons nos foyers par des routes de campagne bordées de champs de blés et de forêt au moment de retraverser la Sologne.


Ce week end nous a laissé un avant goût de grandes vacances, convivial, festif, de grandes journées longues et remplies, de belles balades, de rires et de bonne chère.


Le bémol: que ça n’ait pas duré plus longtemps !...


Merci à nos organisateurs, Juliette et Romain. Tout était carré, bordé, pour nous permettre de souffler un grand coup jusqu’aux grands congés d’été. On en redemande!

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article et photos Christine

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