BIKER DAY

BELGIAN MILITARY POLICE GROUP

17 ans déjà que les motards de la Police Militaire belge organisent chaque année une rencontre motos au départ de leur base à Bruxelles-Evere.

Il fallait du courage la veille du 1er Mai au départ d’Alsace pour affronter les quelques 450 Km de route pour rejoindre la région bruxelloise.


En effet, si la situation météorologique du jour était positive dans notre belle région des bords du Rhin, il en est allé tout autrement aux approches de la ville de Metz.
 

Rapidement le ciel s’est chargé de lourds nuages, et le passage frontière eu lieu sous des trombes d’eau …

Bienvenue en Belgique où il ne pleut qu’une seule fois par an, mais du 1er Janvier au 31 Décembre !

C’est donc revêtu de mon célèbre «scheisswetterausrüstung» qui commence à s’user à force, que j’ai continué ma route.


Arrêt à une non moins célèbre friterie côtée trois étoiles au guide du Leader pour ingurgiter la spécialité belge par excellence, avec de la sauce andalouse s.v.p., et reprise de la route toujours sous la pluie.


Trois arrêt plus tard… Oui, impossible de continuer à rouler sous la mitraille de tempêtes de grêle, me voilà enfin rendu sur place.

La chambre à coucher transformée en séchoir, car tout mes vêtements, sous-vêtements et chaussures sont trempés… En espérant que le tout soit sec le lendemain !


Une bonne nuit de repos, et le 1er Mai «early morning», en route vers Evere…

 

Toujours mouillé car rien n’a vraiment séché, mais ceci fait intégralement partie des joies du pur et dur Biker, n’est-il pas ?Et puis, on est Kabular’s ou on ne l’est pas !

En parlant de Kabular’s, c’est là que me rejoint Christian Vanwanzele, dit «Wannes», adoubé Kabular’s il y a deux ans à Faaker See…

Nous sommes donc deux membres de notre honorable confrérie à participer.

En fait, j’y rencontre aussi pas mal d’autres copains de longue date avec qui nous allons rester «groupiert» pendant toute la journée.

Nous sommes 370 équipages ( toutes marques de motos confondues) à nous retrouver au sein du quartier militaire où a lieu l’accueil et où j’essaie de réchauffer mon ossature avec le bon café chaud qui m’est offert.

 

Il y a du travail, j’ai encore beaucoup d’os perdus au milieu de nombreuses pièces métalliques chirurgicales parsemées dans mon corps.

Coup de bol, voilà subitement le soleil qui montre le bout de son nez…

 

Il ne va plus nous quitter de la journée et contribue agréablement à continuer à sécher ce que je porte sur moi.


Ma bécane, elle, ressemble à un deux-roues après le Paris-Dakar tellement elle est dégueulasse!

C’est ensuite une longue balade de plus de 200 Km escorté de main de maître par les motards de la Police Militaire qui ouvrent la route et bloquent tous les carrefours à notre bénéfice.

Même le «ring» de Bruxelles (équivalent au «périf» parisien) a été complètement bloqué lors du passage de notre longue, très longue colonne…

 

Faut le faire, surtout un matin du 1er Mai où une kyrielle de quidams caisseux tentent de partir pour un long weekend et que ce «ring» est particulièrement encombré…

 

Intensité du trafic au rouge dirait bison futé !


Bon, nous quittons vite ces axes encombrés pour nous enfoncer dans l’arrière pays wallon.

Petites routes touristiques très jolies qui nous amènent, après être passés en territoire flamand, pour une première halte sur la grand place du village de Hoegaarden (les amateurs de bonnes bières connaissent ce patelin).

Reprise de la route en direction de la ville de Saint Trond (Sint Truiden en flamand) pour la pause de midi à l’école de formation des cadres de l’armée belge ou une collation nous est offerte.


Il était temps, mon estomac commençait à émettre des «grummelgrummels» inquiétant.

Après cet intermède culinaire, nous reprenons la route dans la jolie campagne flamande… les routes sont dans un état parfait, un plaisir de rouler.


Mais nos petits MP facétieux ont aussi l’art de nous faire découvrir quelques routes restées en état depuis 1914 ou même avant, dont les gros pavés emboités, les bosses et les fosses me font réellement craindre de perdre quelques pièces de ma Harley à force de chocs et de vibrations !


Bon, il est réputé qu’une Harley vibre déjà d’origine, mais faut pas pousser bobonne dans les orties surtout lorsqu’elle est en short, quand même !

C’est quand même en un seul morceau que nous arrivons finalement à rejoindre notre point de départ de ce matin.


Après avoir stationné nos engins sur un immense parking, c’est un gigantesque barbecue qui nous attend pour clôturer cette journée.


«Frugal»…. Vous avez dit «frugal» ! Ce n’est bien entendu pas la réputation des belges qui sont pour la plupart de bonnes fourchettes.

 

Il y avait tellement à manger (et à boire aussi) que je ne suis pas parvenu à goûter à tout ! Si si, c’est vrai !

L’heure étant venue de nous séparer, je reprends la route vers l’Alsace le soir même…

 

Quelqu’un que j’ai eu au téléphone à ce moment me prévient qu’il a plu toute la journée en Alsace, que je vais me faire «saucer» et que je suis fou de prendre la route ainsi !


Qu’à cela ne tienne, oui je suis fou, je remets mon «scheisswetterausrüstung» et en route.


Ben… Il n’a servi à rien qu’à me tenir chaud, car la pluie avait complètement disparue du ciel.

Buvant une tasse de café lors d’une halte un peu avant le passage frontière, un autre client accoudé au même comptoir me demande d’ailleurs si je ne serais pas un scaphandrier perdu dans les Ardennes !

 

Quoi que quand même… Chaque motard sait que même s’il ne pleut pas mais que la route est mouillée on s’en prend quand même plein les mirettes…

 

C’est donc bien trempé que j’ai rejoins mon home alsacien vers les 02h15 du matin.

Allez, pour le 1er Mai 2016, si d’autres Kabular’s veulent se joindre à moi, il suffit de le dire. En route pour l’aventure.

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article et photos Luc

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