Reims en Belgique

visite des GROTTES de HAN

Et ils voulurent marcher dans la grotte……..
C’était en avril 2015. Le 18 pour être précis. En début d’après-midi même.


Juchés sur leurs 16 motos, une vingt-sixaine de biqueurs assoiffés d’aventures se sont dirigés avec une froide détermination dans le regard vers les contrées arides mais hospitalières des Ardennes françaises, lesquelles, une fois franchie la ligne blanche imaginaire et frontalière figurant sur nos manuels de géographie, se transforment bientôt en Ardennes belges.


Avez-vous déjà essayé de retrouver sur le terrain cette fameuse ligne blanche imaginaire ? Non ? Même pas juste une toute petite ligne ??? Ben, moi non plus.

Ni Vauban ni les fortifications de Rocroi ne les ont arrêtés car Chimay était leur premier objectif. A l’Auberge de Poteaupré pour être précis.


Le soleil était là mais il était sur «économie». La petite laine n’était pas superflue. Soleil mais aglagla !


Bof, même pas froid ! Alors on continue sur Han en se demandant s’il fallait y aller mais quelqu’un a crié «Givet» . Alors ils y sont été au printemps.


Petit rappel pour les ceusses qui se sont perdus à un feu rouge: quand le chef dit «Givet», alors on y va et on ne s’occupe pas du feu qui, comme les hommes politiques, change de couleur trop souvent.

Je voulais écrire: arrivée triumphale à l’hôtel, mais comme tout le monde – ou presque – était en Harley, je dirais arrivé en triomphe. Tout simplement.


L’hôtel s’appelle: Le Grenier des Grottes. Il paraît que c’est une contrepèterie belge. Vous comprenez, vous ?


Certains dont la douche fonctionnait mal sont allés s’ablutionner qui dans le hammam, qui dans le spa (pas celui de Francorchamps, hein)


Après, ben, fallait bien apéroter puis manger. En guise de Francorchamps, on Imola un agneau déguisé en navarin pour réjouir papilles et papys.

Selon une source sûre, le petit déjeuner du lendemain fut copieux et, pour certains aventuriers toujours prêts à faire de nouvelles expériences, un excellent cava fut admis à partager ces agapes matinales et rupestres.


Après ça, fallait pas trop abuser de la moto et c’est «tout en camion» que ces héros du dimanche visitèrent le parc animalier sous la conduite d’une chauffeuse en meilleure forme que l’embrayage de son véhicule.


Pour mettre les visiteurs en bonne condition et les préparer à des choses exceptionnelles, une musique «chantalgoyesque» les accueillit à l’entrée du parc.

 

Après ça, le meilleur pouvait arriver, le pire étant passé.

Les animaux n’ayant pas le droit de monter dans le camion, ils nous regardaient passer d’un air humble et soumis en pensant qu’il n’y avait qu’un lointain rapport entre une boîte de conserve et un camion en fer rempli de touristes.


C’est un peu comme quand t’as une boîte de cassoulet et pas d’ouvre-boîte. T’as pas l’air con !


Après un déjeuner roboratif, hop, tout le monde dans le petit train-train pour visiter les grottes.


17 km de galeries selon les organisateurs et un escalier de 500 marches. C’est dur après manger !

Heureusement qu’un guide indigène et compréhensif a tenté de dilater la rate de cette joyeuse troupe en les assurant que le prochain éboulement n’était prévu que pour dans quelques jours. Toujours selon les organisateurs.


Et vas-y qu’il nous explique la différence entre les stalagmites et les stalactites.


Pour ça, y a un moyen simple de se rappeler: souviens-toi des gougouttes à madame le jour du mariage et ce matin.

 

C’est pareil mais en plus mou.

Bon, comme je ne veux pas me fâcher avec les dames, un autre exemple: toi, monsieur, le fameux jour du mariage et aujourd’hui, hein ? On fait moins le fier maintenant ?


Et d’ailleurs, le même organisateur dans sa grande sagesse, avait prévu une panne d’électricité pour que dans le noir, chacun puisse vérifier ce que je viens d’écrire. M’en fous, moi, j’étais pas là.


Après les jeux de mains, jeux de lumière, musique, le grand jeu sous la grande coupole, rivière souterraine qui coule dans la grotte, condition essentielle pour conserver son statut de rivière souterraine, n’est-il pas ?

A l’heure du thé, ce fut Bouillon pour tout le monde puis Charleville puis dislocation du groupe puis retour maison.


On sait maintenant que marcher dans la grotte, même du pied gauche, c’est beau, c’est grand, c’est généreux……

 

C’est le Chapter, quoi.

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article Pierre, photos Pascal

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