Florida

Fun & Sun

ou comment vivre autre chose que la Bike Week

Nous avons déjà parcouru les routes Américaines en 4 roues, berline ou minibus, 4 X 4, Harley mais jamais en décapotable et la Floride est l’un des rares endroits où l’on peut profiter de la douceur de l’air et des paysages tout en bronzant au printemps quand il fait 5° à Paris.


Nous n’aurions pu imaginer que la Mustang cabriolet qui nous a été affectée en arrivant à l’aéroport serait jaune citron (et au comptoir du loueur, j’avais bien précisé «pas rouge» !) Comment ne pas se faire remarquer ?...même pas ! Autour de nous des cabriolets Camaro, Corvette, Mustang rouges, oranges, mandarines, jaunes…aux couleurs des Caraïbes. Le cabriolet coloré est à la Floride ce que la Clio grise est à la France !

La Floride à cette époque de l’année c’est pour nous Bikers, la Daytona Bike Week et ses 75 ans mais c’est aussi Coral Gables, Coconut Grove, Cocoa Beach, Sunny Isles, Hibiscus Island, Islamorada, Key Largo, Sanibel, Key West…des noms évocateurs de lieux ensoleillés, aux plages de sable blanc poudreux, à la végétation luxuriante, odorante et colorée…et c’est exactement cela.

 

On s’y laisse vivre et porter par une délicieuse brise marine en sirotant une Margarita XXL à l’ombre d’un Paletuvier… La Floride c’est ça. En tous cas, c’est la Floride que nous aimons et avons retrouvée avec grand plaisir cette année encore.

Il tombait des hallebardes quand nous avons quitté Roissy pour trouver un petit 28 degrés en arrivant à Orlando. Equipement de circonstance : t-shirt, short et tongs !

Depuis que nous voyageons aux Etats Unis, nous avons pu constater, juger et confirmer que c’est le pays de tous les excès, de la démesure. Tout y est grand, immense, surdimensionné.

 

De l’architecture à la pizza, du King size bed au gobelet de Coca-cola, des T-Shirt 4XXL, Pick Up surélevé, autoroutes à 7 voies de chaque côté… et des parcs d’attraction merveilleux qui dépassent l’imaginaire, où nous retrouvons instinctivement notre âme d’enfant.

Nous avons presque couru pour acheter nos tickets d’entrée vers le monde fantastique et délirant de Universal Studios.

 

Tout y est conçu pour plonger le visiteur dans l’ambiance des plateaux de tournage à travers des animations, spectacles drôles et captivants et attractions qui nous font revivre «en live» des scènes des films produits par la Universal.

 

On laisse à l’entrée du parc ses préjugés pour déambuler 10 heures durant dans les décors des fameux films Hollywoodiens.

Une bonne condition physique s’impose tant par les kilomètres parcourus à pied que par la folie des attractions.

 

Il faut avoir l’estomac bien accroché pour monter à bord du «Hollywood Rip, Ride, Rock it», un roller coaster vertigineux où, après une une montée verticale de 50m, on plonge pour mieux repartir en looping au son de la musique de son choix !

 

Ou «la revanche de la momie», un Roller coaster qui nous emmène dans une chevauchée intense de 3 minutes, aux effets saisissants dans le noir…pour ne nommer que celles-ci…

Avec le Pass Park-to-Park, accès illimité sur la journée entre Universal et Island of Adventure aux 6 zones thématiques évoquant le monde de l’édition et du dessin animé.

Big up au «Wizarding World of Harry Potter», présent sur les 2 parcs, sur deux thématiques différentes (pas fous les Américains !) où, dans un cadre magnifique, petits et grands retrouvent l’ambiance magique de la saga à travers ses 7 tomes.


C’est simple, on se croirait dans le film, à travers les décors, les hologrammes, animations renversantes au sens propre comme au figuré.

Enfin, vous l’aurez compris, ça a été notre coup de cœur.

 

Les animations se succèdent et c’est le cœur bien lourd que nous quittons ce monde imaginaire en laissant derrière nous notre âme d’enfant, sa légèreté et son insouciance.


Pour mieux redémarrer vers Daytona Beach où se tient la 75ème Bike Week.

 

Evènement suivi par tous les accros du Custom et sportives transformées !

Le ciel est bleu d’azur au-dessus d’une effervescence ininterrompue de V-Twins libérés, tous plus exceptionnels les uns que les autres.

 

C’est Sturgis en plusieurs sites et tout aussi démesuré dans le bruit, la cohue, le décalage vestimentaire mais au bord d’une immense plage de sable blanc où l’on peut rouler et se garer les pneus dans l’eau comme le veut la tradition.


Plus haut, au nord, Ormond Beach, où les constructeurs et préparateurs font le show autour de leurs plus belles créations, transformées à l’extrême, au milieu d’une heureuse agitation et des décibels déchargés par d’énormes amplis.

Tout s’articule autour de la très grande concession Bruce Rossmeyer’s, le temple local de la Harley.
Immense exposition de motos neuves et plus anciennes, rares pour certaines et point de vente sur deux étages, assez semblable à un grand magasin avec escalators.


Une affaire familiale d’au moins six importants points de vente, gérée d’une main de maître où les femmes ont leur place. Il a été élu le plus gros revendeur Harley Davidson au monde !

Puis promenade nonchalante sur Main Street Pier, ponton de 200m d’où l’on admire la longue plage de sable blanc en dégustant une énorme glace entre océan et buildings…

Retrouvailles avec nos Amis du Sud pour une sympathique soirée au Cruisin’Bar.

 

Dans une ambiance survoltée.

 

Où les vapeurs d’alcool se mêlent à la musique assourdissante du Rock’n Roll, sur laquelle des filles, plus ou moins jeunes, très légèrement vêtues, de manière suggestive, se déhanchent, se rapprochant «dangereusement» de certains hommes, qui, peu farouches, glissent dans leur string, des dollars en remerciements de leur « prestation »…

Notre route nous mène à Miami, Ocean Drive, ses grands hôtels fantasques, restaurants, boîtes de nuit. Du néon à foison, du bruit, klaxons, musique assourdissante, gens qui crient, rient, verres qui s’entrechoquent, le champagne (ou son ersatz) coule à flots, les cocktails colorés sont servis dans d’énormes coupes qui suffirait à une famille de 4 personnes en France, les nanas se trémoussent, légèrement et court vêtues, perchées sur des talons telles des flamands et le « bling bling » se retrouve également sur les derniers modèles Audi ou BMW, aux carrosseries peintes en or ! oui ! oui !


Nouvelle balade sur l’infinie plage de sable blanc poudreux qui s’étire du nord au sud et un petit coup d’œil aux postes d’observation d’où les maîtres nageurs bodybuildés veillent sur les nageurs trop aventureux.

La vie y est douce…
 

Pour nous Focus sur le Art Deco District aux constructions géométriques et pastellisées. SoBe est le quartier à la mode et a le mérite d’avoir une histoire.


Dîner dans un restaurant Haïtien bariolé du sol au plafond, fresques murales reprenant des scènes de la vie quotidienne et surtout le bonheur d’échanger en Français avec le personnel Créole, autour d’une excellente cuisine faite maison, généreuse et goûteuse.

Notre destination tant attendue nous tend les bras…les Keys !

Ces récifs coralliens de près de 1 700 îles entre l’Atlantique et le Golfe du Mexique s’égrènent sur 110 miles au milieu de paysages paradisiaques, d’eaux turquoises où le ciel et la mer ne font qu’un, palmeraies, charmantes constructions colorées, bateaux de pêche amarrés aux «Catways»,…jusqu’au point le plus austral des Etats Unis: Key West !


On s’imprègne de la douceur de la brise marine dès Key Largo.

 

Déjeuner de poisson et du fameux Key Lime Pie.

 

Arrêt dans différentes îles qui jalonnent notre route…

Marathon, Big Pine, Summerland Key.

Nous sommes en plein Spring Break, moment très particulier où les étudiants s’amusent, se saoulent jusqu’à ne plus pouvoir avancer et ont pour mission de changer de lit chaque soir.

 

De fait, Key West nous apparaît différent des fois précédentes.

 

Nous n’y avons pas tout à fait retrouvé la douceur de vivre, l’élégance, la nonchalance et le calme d’il y a quelques années mais l’âme y est présente.


A savoir, Key West se visite à vélo.

Pratique, léger, économique, se gare partout puisque le cadenas est fourni et permet d’accéder aux différents quartiers où siègent d’imposantes demeures dans le style Caraïbe.

 

Toujours impeccablement peintes dans des tons allant du blanc au bleu le plus profond, vert d’eau, jaune ou rose layette, au milieu d’une végétation luxuriante, énormes Bougainvillées, nombreuses variété de palmiers, Ficus, orchidées, fleurs de gingembre, bananiers, Gumbo Limbo, arbre Kapok,…

 

Plus loin, de petites habitations, plus simples, moins cossues, jamais repeintes ou carrément abandonnées…mais toujours le drapeau Américain sur le fronton.

Margarita sirotée au bar du Sloopy Joe’s, bruyant à souhait, ambiance Country, symbolique puisque c’est ici que le très célèbre romancier Ernest Hemingway avait ses habitudes.

 

D’ailleurs, chaque année tous les Messieurs à barbe blanche sont invités à concourir pour être élu le parfait sosie d’Hemingway.

Un peu de route pour passer de l’autre côté dans le Golfe du Mexique et revoir Sanibel. Quelle déception !

Cette île où il y a plusieurs années nous marchions sur un tapis de beaux et gros coquillages est encore plus chic et réglementée mais les gros coquillages ont disparu.

Le ramassage n’est pas interdit; aussi, les touristes s’en sont ils donné à cœur joie mais l’érosion a fait son œuvre, les réduisant en minuscules grains de sable.

 

Les plages sont toujours aussi belles, sable fin, végétation tropicale luxuriante et eau tempérée…le soleil tape aussi !


On se laisse facilement glisser dans une délicieuse torpeur en regardant les vagues mourir sur le sable…
 

Ne pas quitter la Floride sans vivre LE coucher de soleil.

 

En l’occurrence, à Sarasota, Lido Key s’est avéré être l’endroit idéal.

Pieds nus à 18h dans une poudre de talc blanc, à attendre patiemment que l’astre se couche.

 

Le ciel, légèrement nuageux, s’est enflammé pour devenir une beauté parfaite à juste contempler.

 

Il n’y avait que nous ou presque sur cette plage de 17 kms…

La Floride, c’est ça aussi, voire essentiellement cela !

 

La détente, le lâcher prise, le repos et le calme , la légèreté de se poser dans des endroits surprenants, souvent magiques.

Laisser de côté l’urgence et le stress de notre quotidien pour mieux se retrouver, partager seulement à deux des instants fugaces mais ô combien précieux et romantiques.

 

Se ressourcer pour mieux re attaquer jusqu’au prochain séjour.

 

Le retour approche et nous quittons le lendemain Orlando sous une pluie fine, sans regret et reboostés.

« Florida, you never disappointed us and once again, it was a real success !... »

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article Christine, photos Alain

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