2017 FLORIDA

DAYTONA BEACH

76th BIKE WEEK

Tous les ans, au mois de Mars se déroule en Floride, à Daytona, la Bike Week. Pour tous les motards des États-Unis et Européens, c'est l'occasion de vivre une semaine de fêtes, de rencontres et d'émerveillement.

 

La Floride est idéale en mars pour son climat printanier: Soleil, palmiers et couleurs « caraïbe » ravissent les touristes qui sortent à peine de leur hiver.

 

76ème édition: Edition limitée par le climat rigoureux, à ceux qui ne sont pas venus, n'ayez pas de regrets !


Cette année, les saisons sont déplacées et nous arrivons à Miami lors d'une perturbation qui amène de la neige sur le nord du pays.

Ce qui se ressent pour nous par un vent glacial qui limite les balades en t-shirt et sans casque.

 

La Floride est le dernier état qui n'impose pas le port de casque en moto mais on peut constater que de plus en plus de motards en portent un.


Nous profitons d'une nuit à Miami pour flâner sur les boulevards de Ocean Drive à South Beach qui accueillent les étudiants américains qui viennent faire la fête au printemps:

 

Spring Break... Dérive hallucinante des mœurs pour une jeune population en quête de sensations !

Les Harley sont visibles, sonores et on se dirige tous vers le nord de la région pour communier à Daytona.

 

Nous subissons des orages intenses qui nous ralentissent.

 

Notre trajet immuable nous balade à travers les bayous, les canaux où se cachent les alligators et autres habitants des Everglades. Nous roulons à 50 miles/h (env. 80km/h) en souhaitant que cette faune reste dans l'eau !


Miami-Daytona: 262 miles soit 419 km. Nous longeons l'océan et l'Indian River, succession de ponts qui enjambent des étendues d'eau.

Nous distinguons au loin le pas de tir de Cap Canaveral, mythique pour une génération qui rêvait de conquêtes spatiales.

 

Le bruit de la circulation s'intensifie à l'approche de Daytona.


Nous coupons la monotonie de la route en faisant des visites aux concessions H.D. qui jalonnent le trajet.

 

On connaissait la « route de la soie », nous parcourons «La route des Concessions H.D.».

 

Au minimum, deux stops par jour, pour faire le plein de poker chips, magnets, pins et t-shirts.

Tous les 40 km, une concession avec un thème différent: Art Déco chez Peterson à Miami, Pirates des Caraïbes à Orlando, Indiens Séminoles à Sanford à mi-distance entre Orlando et Daytona.

 

Elles rivalisent par le stock de motos sur place: celles de Palm Bay et Space Coast Center se targuent même d’avoir plus de 500 motos sur le site ! Impressionnant !!!
 

Nous prenons possession de notre hôtel en bordure de l'océan.

 

Les hôtels sont pris d'assaut par les étudiants et les motards.

Beaucoup d'américains privilégient la remorque pour tracter sur les grandes distances leurs motos.

 

Ils roulent avec des pick-ups magnifiques par leurs envergures monstrueuses, par leurs moteurs et leurs roues façon 4X4.

 

J'ai fait quelques photos pour étayer un catalogue de réalisations magnifiques car nous n'avons pas l'équivalent en Europe.

 

Le boulevard résonne des échappements américains, la moindre moto est tonitruante.


Première étape: Main Street, Daytona South Beach.

Toujours en bordure de mer, séparée par un bras de rivière, des ponts enjambant majestueusement les bras d'eau, la ville s'étend sur des kilomètres, englobant les communes voisines dans la folie "moto".


Sur 100 km alentours, les bars, les commerces pavoisent avec des bannières "Welcome Bikers".

 

On roule au pas, tout est ciblé H-D. Musique, bruit des motos, tout est assourdissant.

 

Les piétons mitraillent les équipages originaux, excentriques ou rigolos.

 

Faire Main Street est un graal pour tout motard... On fait la queue, la police nous canalise.

La police de Daytona, essentiellement motorisée, est sur le pied de guerre.

 

Tout est prévu pour accueillir plus de 500 000 personnes en toute sécurité. Ils roulent en Victory et en japonaises, étonnant !

 

Ils sont les as du maniement, des demi-tours dans un carrefour exigu en un éclair. On les craint: mais ils nous protègent ! Ils sont comme Zorro, ils surgissent et seuls leurs gyrophares les signalent…

Nous passons le premier jour autour de la concession Rossmeyer.

Il y a de quoi faire entre la concession, le stock de vêtements outlet, les marchands d'accessoires, les vendeurs de t-shirts et les stands avec les beer-girls (demoiselles très peu habillées qui vendent des boissons fraîches et se laissent photographier avec tous les mâles aux mains baladeuses).

 

Une halle d'exposition attenant à la concession sera le lieu d'exposition pour les concours de customs, vendredi.

 

Pas de chance, ce premier jour est le plus froid, le soleil est là mais une bise glaciale fait que les beer-girls portent des cols roulés.

Nous faisons les stands des avocats spécialisés dans les dommages des motards et repartons avec des patches publicitaires, des sticks à lèvres et des stylos, le tout portant leurs numéros de téléphone.

 

En rentrant vers Daytona, on s'arrête « à l'Iron Horse », étape incontournable où laveuses de moto, stands de bières et parkings sauvages hors de prix cohabitent le long de la route, la police n'étant jamais très loin.

 

Animation en puissance, groupes de rock qui font monter la pression...

 

On va sur la côte près du phare au bout de la lagune, au restaurant North-Turn.

Dernier endroit témoin des courses de voitures et de motos qui se déroulaient sur le sable de l'immense plage de Daytona. Petit musée et boutique méritent le détour comme Marie nous l'avait conseillé.

Le jeudi se déroule au Speedway et ses parkings qui sont transformés en stands d'exposition pour les marques de motos...H-D., Polaris, Boss Hoss et autres mécaniques…


Sur le site H-D., les nouveaux modèles sont accessibles et des animations comme les tatouages temporaires au pochoir et le cirage des bottes de moto attirent du monde.

Willie.G.Davidson est annoncé sur le stand pour signer des autographes et il est prévu que je sois là pour faire des portraits des Bikers français présents à Daytona.

 

Je me présente à son garde du corps qui me permet d'approcher et de serrer la main du "Boss".

 

Je reste sur le site une bonne partie de la journée, guettant le moindre mot en français mais il n'y a pas eu foule.

 

Nous repartons en nous arrêtant à la boutique du Speedway et de ses courses Nascars bien connues.

Pendant la Bike week, se déroulent aussi des compétitions de motos sportives japonaises sur cet anneau de vitesse mythique !

 

Nous retournons à l'Iron Horse, ranch en bois envahis de Bikers et de danseuses sur le bar, ce qui donne une ambiance plus que chaude.

 

Puis, descente de Main Street au pas en tenant compte des badauds et des motos en expo, c'est du délire bien que le vent oblige à sortir plus que couvert.

 

Passe-montagne obligatoire pour rouler ? ? ?

Soirée incontournable au restaurant "Red Lobster", crevettes, homard du Maine sous toutes ses formes, on ne s'en lasse pas.

 

Nous ne sommes pas les seuls à communier dans cette tradition…


Vendredi, retour chez Rossmeyer et la halle qui s'est remplie de plus de 200 motos toutes les plus rutilantes, originales, bruyantes et leurs propriétaires ou leurs concepteurs; ça, c’est une compétition de customs !

 

C'est du pur style, du jamais vu... au Faaker See, c'est à la taille de l'Europe mais ici c'est colossal.

Des Baggers, tout en longueur avec suspension et béquilles hydrauliques et dont les sacoches latérales et les tour-packs sont remplis de systèmes audio dernier cri.

 

Je ne sais plus où donner de la photo. C'est magique,

les tailles des roues-avant sont hors normes et les jantes de couleur attirent l'œil et la convoitise.

 

La plupart des motos roulent et quittent la halle d'exposition avec les passagers devant les spectateurs subjugués.

 

Le clou du spectacle, en fin d'après-midi, c'est la célébration de mariages de Bikers avec chacun leurs motos, c'est ça l'Amérique !

J'ai oublié de vous parler des boutiques Trump, tout pour la maison, le bain et la pub pour «America first ou Make America great again»!

 

Nous avons vu une moto entièrement peinte avec la bannière étoilée et un drapeau Trump large comme un drap de lit flottant.

 

Ça décomplexe l'américain moyen qui ne s'est pas reconnu dans l'universitaire Black pendant 8 ans. Dans chaque quartier de la Bike Week, il y avait ce corner Trump…


Voilà le samedi, il faut se résoudre à quitter Daytona, le soleil est là et la douceur est de retour.

Nous roulons sur la plage pour emmagasiner des sensations qui nous permettront de repartir plein de souvenirs inoubliables.


Le samedi soir, South- Beach à Miami, nous arpentons le bord de mer pour regarder la jeunesse américaine se dévergonder sous les yeux des touristes et des policiers jamais loin. « Booty-shakes » et narguilés sont tendance! !

 

Douceur tropicale et musique cubaine pour siroter des cocktails locaux bien connus sont les recettes du succès de cette ville qui était il y a quelques années, une maison de retraite pour américaines aux cheveux violets.


 

 

Tout change et on aime le changement.

Vous nous avez manqués cette année....

 

Ne regrettez rien, il faisait frais.

 

Mettez vos rêves en projet pour la 77ème édition en

2018 !

 

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article et photos Baptiste

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