La Suisse

Normande en

Harley-Davidson

Attention ! Normande, pas Romande...
 

Le Caen Côte de Nacre Chapter avait proposé de guider les Ducs de Normandie, le temps d'une journée, en Suisse Normande, une balade garantie sans frontières et sans péages.


Le rendez-vous était donné au restaurant-hôtel de la Place, à Aunay-sur-Odon, un endroit à recommander pour se sustenter à prix amical.


L'heure du départ a sonné. Au programme, 84 km, mais avec deux heures de route, sans compter les arrêts, virages obligent !

C'est que la Suisse Normande, dont le point culminant, le Mont Pinçon, affiche fièrement son altitude, 365 m, est un véritable terrain de jeux avec:

 

Escalade, parapente, canoë-kayak, via ferrata, luge d'été, de très nombreux sentiers de randonnée pédestre et équestre, traversée par la Voie Verte, la Vélofrancette, qui permet de rejoindre Caen à La Rochelle, et surtout, un bonheur pour les motos...

 

Sauf si on aime seulement les lignes droites et le plat !

 

Pour les Ducs, c'était aussi une leçon d'histoire, l'illustre Normand, Guillaume le Bâtard (ou le Conquérant) y étant né et y ayant vécu avant de devenir Roi d'Angleterre.

Mais pourquoi la « Suisse » ?


Et bien, on trouve la réponse quand on est au bord du précipice de 118 m au dessus de la Rouvre, à La Roche d'Oëtre, ou au bord de la falaise qui sert de base d'envol de tous les ultra légers non motorisés, parapente ou deltaplanes, depuis de nombreuses années, à Clécy.
 

C'est vrai que, dans ce petit pays (grossièrement 35 km x 30 km), on cherche les chocolateries (bien qu'il y en a une réputée à Tinchebray, pas loin de la frontière Suisse Normande) , ainsi que les banques, mis à part quelques agences de Crédit Agricole ou de Crédit Mutuel...

L'accent des autochtones n'y est pas traînant, mêmes s'ils aiment à flâner au milieu de ces paysages verdoyants.

 

Mais c'est comme ça: cette petite région naturelle est appelée Suisse Normande et ses habitants le revendiquent.


D'ailleurs, demandez aux Ducs de Normandie (ceux du Chapter de Rouen, pas ceux qui ont conquis l'Angleterre, bien sûr), ce qu'ils ont pensé de la balade...

 

Epique !

Avec une quarantaine de Harley faisant résonner leurs V-twins à travers gorges profondes et vallées tortueuses, on aurait pu se croire en 1066, en route vers la conquête du royaume anglois...

 

Même si l'épopée s'est terminée au pied de l'imposant donjon du château de Guillaume, à l'endroit même où son père, Robert le Diable, a rencontré sa lavandière de mère, Arlette.


Un retour aux sources, en quelque sorte.

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article et photos Jean-Pierre

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