Dirty Harry

BUELL Bikes Customizing

Yes ! J’ai découvert . . . Heu découvert quoi ? Ben une marée de V-Twin et pas n’importe lesquels.


Tiens verdam !!!! J’me rappelle plus ce que je veux dire.

 

Ach, yo, hopla, voui ! Donc j’étais en virée hivernale hier avec mon pote Patrick. Où ? Ben juste derrière chez moi, entre deux petites montagnes (Kaiserstuhl et Tuniberg) aux contreforts de la ville de Fribourg en Germany et au pied de la Forêt Noire.


En sortant du village de March j’ai vu au passage un panneau où figurait l’inscription Buell. Etonnant ! Me suis-je dis. Tiens ça existe encore ?

Et en plus pour être honnête, je l’avais déjà vu plusieurs fois cette pancarte.

 

Me suis dis, peut être un atelier à l’abandon. Mais, mais, de la lumière. Ouai de la lumière, a-t’on oublié de l’éteindre.

 

Il me semble que depuis le 12 novembre 2009 la production s’est arrêtée, et le dernier modèle je crois que c’était une Ligthning XB12Sc .


Hopla, demi-tour, on revient sur nos pas. Arrivés devant la vitrine nous vîmes ben des Buell, mais des Buell à donf !!!!!! Tout plein !

Je rentre dans le magasin, tourne à gauche, et vois une quoi ? Ben ce que je disais plus haut.


Je n’en reviens pas. Me suis dis que c’est Buell qui s’est expatrié dans ce patelin. Des V-TWIN tout plein, et dans tous les coins. Que du bonheur !


Et puis en face de moi, dans l’atelier je vois un monsieur les bras croisés qui me dit "Suchen sie was ? ".

 

En François « vous cherchez quelque chose ? ». Oups! pas vu le monsieur en entrant.


Moi ? Nous ? Eux ? « Nein », Oui, non, oui, ben oui oui. Heu, c’est à vous tout ça ? « Ja ».

Et puis comme il avait vu que nos yeux brillaient comme des poules qui ont trouvé un couteau hahha : « Guten tag » (in french « bonjour »).

- Salut les mecs, moi c’est Dirty Harry, c’est comme cela qu’on m’appelle et ce que vous voyez c’est ma marque et mes machines préférées, elles sont à moi et les ai payées une par une.

 

Ouai, alors vous voulez savoir ce que je fais ?
- Heu oui ben oui tant qu’a faire. Ca nous intéresse, voui et puis si vous voulez je vais en parler à mon pote de Legend Motorbike.
- Ach Ja. C’est quoi ?

Je lui explique que je suis correspondant à Legend Motorbike.

 

Lui très content me dit que c’était un honneur pour lui que de figurer en scoop dans le Legend et en français en plus.

 

Bon, il me dit qu’il va rien pomper, mais me fait hihi confiance.


Et, et, Zorro est arrivé. . . Non, lui, plein d'enthousiasme, sans aucune hésitation va sortir ses meilleurs brélons de l’atelier, va les tourner et retourner suivant les désirs du Patrick qui est pour l’occasion mon photographe et qui propose les meilleures poses pour les belles.

Et en plus, lui, sait se servir d’un appareil photo. Haha
Et, et, ben, durant plus de 2 heures mon avons droit à, je dirais, un one man show.

 

Moi j’écoute la bouche ouverte, le Patrick tire dans tous les sens et hop c’est parti.
« Tout ça c’est mon gagne choucroute. J’en achète, j’en vends, je vais les chercher dans toute l’Europe, particulièrement en Angleterre, Hollande, Allemagne, Espagne, moins en France.

 

Et je pense être le plus grand concessionnaire de cette marque. Ja, je suis aussi connu aux US. Ja, je ne déconne pas. T’as qu’à leur demander ?

Dans le magasin, plus de quatre-vingt machines. Il en part environ une cinquantaine par an, et autant qui rentre.


Pour moi c’est comme un sacerdoce. Je les aime comme toi les V-twin, le Tintin.


Mais néanmoins, il faut les remettre en état. Certains clients la veulent comme d’origine, et d’autres, personnalisée suivant leurs désideratas et pas ceux du catalogue, parce que il n’y a pas de catalogue.


Je leur explique et montre ce que je sais faire. Il n’y qu’à voir mes bébés.

Là, ils peuvent voir et toucher. Mais pas trop toucher quand même, achtung.

 

Bon, avant j’en ai fait d’autres, avant les V-twin.

 

Des prix et récompenses aussi j’en ai eu avec d’autres bécanes et suis sollicité souvent par des revues spécialisées dans ce domaine.


En étant modeste, ils me connaissent dans le monde du custom. »

Tiens regarde ces deux bécanes Streetfier.

Oui oui je les ai vues chez Polos à Freiburg, avec cette selle spéciale anti-hémorroïdes. Hahha, allez je déconne.


Et quand on lui demande quelque chose de particulier à lui, ben son citron se met à bouillir.


Eh Hopla, caisse à outils. Il désosse, regarde, contemple, rêve, se met en transe, une vision apparait dans sa tête.

 

Et hop c’est parti. Il ne travaille jamais sur ordinateur, et pas tout seul non plus, il a des potes mordus comme lui.
 

Il sait et connait le cercle de capacité, de créativité de ceux-ci et met ce relationnel en marche.

Ils sont de toutes spécialités: design, décalcomanie, hydraulique, électronique.

 

Des qui font des fourches, d’autre des réservoirs, de la sellerie, des freins, de l’airbrush.


C’est un perfectionniste, avec des pièces qu’il fait lui-même: carrosseries, bouchons de réservoir, garde-boue personnalisé, jantes polies, peinture spéciale.


Le vice va jusqu'à l’intérieur des compteurs et compte-tours, avec des vis chromées, y compris celles que l’on ne voit pas, pignons de transmission, courroies ou qui sont en acier brut qui rouillent et qui imprègnent la couleur de la rouille sur la courroie.

Pour éviter ce phénomène, le pignon est démonté poli et chromé, les vis ont droit à la même sauce y compris celles que l’on ne voit pas.


Les freins ont droit aussi à des extras, sans oublier les plaques d’immatriculation.


Un projet dure des fois 12 mois mais en règle générale 4 à 6 mois de boulot.


Et le clou, comme parfois chez tout créateur, il ne veut plus vendre ses bébés.

 

Et attendez, pour chaque bébé, il a le casque adapté.

Les Buell, cela fait 8 ans qu’il s’en ait fait une spécialité, et 7 ans qu’il est à son compte. 

Tiens, j’ai mis le lien de sa home-page si ça peux intéresser quelqu’un:

http://www.dirtyharry-bikes.de/
 

Vous trouverez aussi ses coordonnées sur sa page d’accueil, bon, c’est écrit en Teuton. Il parle et comprend l’Alsacien, ainsi que l’Anglais au cas où.


Donc, dans les modèles de la marque Buell qu’on trouve chez lui, il y a des bécanes extraordinaires.

 

Tout est disponible.

Et moi ben, je dis chapeau devant ce monsieur, pour qui le business passe en deuxième ligne, et malgré tout du business il en fait.

 

Il s’est offert une bagnole Hot rod.

En conclusion, je vous garantie que si vous passez dans son coin vous trouverez un personnage bien sympathique, attachant, plein de bonne humeur et qui mérite que l’on prête attention à son travail.

 

A ses œuvres.

un clic ici pour voir l'album 40 photos

article Tintin, photos Patrick

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