SALON DU

2 ROUES

LYON

C'était ce week end du 17 mars que les 2 roues ont envahi le parc Eurexpo à Lyon/Chassieu pour sa 26 eme édition.

Sans aller jusqu'à croire qu'ils allaient détrôner le Mondial du 2 roues de Versailles ils ont quand même fait très fort, 300 exposants installés sur 90 000 m2 et mine de rien plus de 60 000 visiteurs, qui ont chacun déboursé 16 euros, de tout âge, de tout sexe et souvent même en famille nombreuse.

J'arrête de vous abrutir de chiffres mais c'est un mal nécessaire pour piger la suite du week end, passons donc au fascinant qui pour une fois ne sera pas les sublimes hôtesses d'accueil sexy des stands,

mais où sont elles passées?

Toutes les marques mondiales étaient représentées, pas d'absents notoires. Faisant toujours un favoritisme excessif pour Harley Davidson

je me faufile dans une marée humaine comme un demi de mêlé au rugby et me voilà projeté sur l'immense stand de ma marque chérie représentée

par le dealer "Grand Lyon" et le patron du HOG France Stéphane Sahakian.

Ne vous inquiétez pas je vous narrerai aussi les autres marques. Bienvenue donc dans la ruche des bikers pas purs et durs.

 

Les modèles 2019 étaient bien présents et rutilants comme le Road Glide café au lait impérial sur son socle, mais aussi la FXDR 114 qui si elle ne plait pas aux plus jeunes serait à désespérer de tout. Une star aurait dù être mise en avant sur le stand la LiveWire électrique.

Cette dernière très attendue était malheureusement absente. Déception générale, mais nous avons capté une indiscrétion elle serait commercialisée uniquement sur Paris (Borie?)... Pour finir avec Harley pour une fois la part belle était donnée aux customs comme la splendide Black Pearl. N'oubliez pas d'essayer le Triglide Ultra conduisible avec le permis auto (sous petites conditions).

Comme promis, je quitte le stand H.D.pour un aperçu général. Une trentaine de marques connues et reconnues se sont installées ici avec plus de 300 exposants dont Benoit notre partenaire "Poivre Noir Performances"ce qui laisse présager de belles embellies sur nos deux roues dans l'année.

De BMW à Yamaha en passant par Indian, Triumph, Duca, Royal Enfield, Honda, Suzuki, Kawa, KTM et que les oubliés m'excusent, on ne peut pas être partout. Dans le peloton de tête des plus visités, on donne la palme à BMW et la vice palme à YAM.

 Il fallait vraiment être à la hauteur pour se partager cette foule.

Avec l'enthousiasme d'un collégien qui va a un contrôle de math je chevauche la Black Royal Enfield, et manque me foutre en l'air sous le regard effaré de Mimi. C'est vrai que je n'ai pas l'habitude des motos qui ne sont pas des chars "Patton".

Je rebelote chez BMW avec le Grand America, la 1600 je crois, sous le regard réprobateur de Mimi. Pas mal du tout le bestiau!

Ya t-il une vie après le chopper avait dit bébé Little Kevin? (clin d'oeil au regretté Coyote). On s'en doute au vu des beautés présentes partout. Bobbers, Choppers, Café Racer et disons le carrément des engins aussi étranges qu'excentriques et qui frisent le délire, certains pour changer la roue il te faut bac+5.

 

Bien entendu si tu possèdes un de ces engins t'as de fortes chances d'être recalé au prochain contrôle technique. Mais quel plaisir. On se rend vite compte que Mac Gyver a fait énormément d'émules. L'ancien engin de Zed (ancien rédac de Freeway mort prématurément) nous a rappelé de très bons moments.

Revenons sur un aspect essentiel du salon, les animations. Elles étaient quasi incontournables entre l'avalanche de célébrités pour les signatures de leurs derniers bouquins ( Auriol, Agostini...) et les courses indoor de stunt ou encore de drift (la glisse) nous avons préféré le mur de la mort des Niglos, cascadeurs qui nous foutaient les chocottes, ou encore les vignerons du Beaujolais qui mettaient en vente un Morgon dans un casque moto en argile du plus bel effet.

 

On rappelle que le Morgon fait partie des plus grands crus du Beaujolpif, le vin d'ici.

A noter l'étonnement au vue d'un stand de fromage ? But why not.

 Il est a noté l'espace dédié au Paris Dakar absolument splendide où les anciens engins trônaient dans leur jus et sur du véritable sable. Un bon point pour la sono tranquille qui ne nous a pas rendue épileptiques.

 

Dans toute cette fourmilière revenait régulièrement des espaces pour nos gamins, appelés ici les gones . A quatre ans déjà un mini racer pour fille et garçon au départ et sans mettre les pieds par terre s'il vous plait!

 Mais aussi des mini vélos plus qu’imaginatifs, des legos pour construire un ovale de Nascar et je ne vous parle pas des gonflables car ils ne nous acceptent plus depuis longtemps au vu des kilos superflus emmagasinés depuis.

On ne peut passer sous silence la zone dédiée à l'électrique.  C'est la mode, il y a quelques années l'électrique vous classait parmi les gaspilleurs d'énergie.

Tout a changé, de nos jours, tu es le sauveur de l'humanité. même Ducati et Buell envisagent la sortie d'une électrobike. Loin de cela Peugeot fait un carton avec son VTT Power tube à batterie intégrée avec une autonomie de 125 kms mais au prix départ de 4600 euros quand même (SLX11). Un espace entier réservé a l'électrique y compris nos chers scoots, à vous de voir.

L'attraction phare du salon était indéniablement la qualité et le nombre de bécanes d'époque qui siègent ici. Des scoots side attelés de remorques qu'on se demande comment ils peuvent rouler avec ce chargement, des engins avec des marques oubliées comme Gnome Rhône, des premiers pas de Peugeot avec un "monstre" de 1901 ( ça rappelle la number one) etc etc.

Dans la catégorie nostalgia ils avaient mis la dose, des dragsters à base de Mobymatic (sic), des Malaguti de nos époques ados, des flashs, des Gileras etc... Tout cela sous l'oeil acerbé des responsables qui auraient dû consulter pour maniaquerie aigue.

 

Mon regret l'absence de l'Ital jet 50 cm3 de ma jeunesse avec laquelle on frimait comme des malades en essayant de frotter les genoux dans les virages.

Le pire de l'étonnement a été un proto solex qui nous a laissé babas. Chapeau à celui qui a imaginé et construit ce machin.

On conclut avec les voyagistes dont l'incontournable agence alsacienne de West Forever et on sait de quoi on parle pour s'en être servis plusieurs fois, un véritable must avec un catalogue impressionnant de destinations dans le monde.

C'est eux qui nous ont filé la parano des voyages. Le stand animé par Loîse et Eva était assiégé de futurs clients.

C'est attablés devant une montagne de quenelles et d'un pot de beaujolais qu'on écrit ces quelques lignes pour le Legend Motorbike.

Une tuerie gastro, sauf le café machine qui avait des notes rafraichissantes de goudron de toiture. MDR! 

 

 
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 article Alain   photos Mimi, Alain, Laurent                   

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